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Editôt ou éditard… (94)

Editôt ou éditard... (94)

Tous les gouvernements ont eu leur vocabulaire, les uns étaient pour le frémissement, d’autres pour le renversement, et les derniers dont on profite des largesses ces jours sont plutôt pour le mot « maintenant ». Alors nous avons eu le changement, c’est maintenant, l’inversion de la courbe du chômage, c’était pour décembre 2013, le redémarrage de l’activité c’est maintenant encore. Il faut voir là l’anxiété provoquée par le temps chez nos édiles et autres élus corrompus qui nous gouvernent et qui nous ont gouvernés. Le temps est cette matière première qui est uniformément répartie pour tous les habitants de notre planète… Seule justice avec la mort qui touche chacun de façon égalitaire.

Tout est dans le temps et de son usage, nous voyons d’ailleurs les effets néfastes du « tout, tout de suite » chaque jour à la télévision ou sur nos antennes de radio. Aucune décision n’est murement réfléchie, aucune vision d’un futur à court, moyen et long terme, pas de projet… si ce n’est gagner de l’argent, avoir toujours plus de croissance et détruire quotidiennement un monde qui ne nous appartient pas. C’est par cette course effrénée contre le temps que jouent nos hommes et femmes politiques. Ils ne mesurent les choses, comme les étapes de leurs vies, qu’au travers du prisme de la quantité et non pas de la qualité des actes qu’ils commettent ou des idées qu’ils échangent. C’est encore une fois notre société basée sur le matériel, sur la monétisation délirante de toute chose, qui nous pousse à toujours faire plus à défaut de pouvoir et vouloir faire mieux. Une des composantes du capitalisme exacerbé sous lequel nous vivons est bien la culture du résultat. Il faut être efficace, mieux efficient, et produire immédiatement ce que nous pourrions avoir mieux demain. Le culte du « ce qui est pris n’est plus à prendre » est l’ex-voto de nos dirigeants et de nos chefs d’entreprise multinationales, qui ne font qu’un seul et même agrégat, qu’ils mettent sur la tombe de notre terre nourricière. Mais malheureusement pour eux, comme pour nous, cela ne donne en rien une quelconque satisfaction à ceux qui participent à cette course à l’échalote comme à ceux qui la regardent. Alors que Culbuto 1er nous assure que maintenant on va voir ce qu’on va voir, c’est bien, mais c’est de la communication. Nous, on attend et on ne voit rien venir alors que tout était livrable maintenant… et que la livraison a du retard. Quelle crédibilité peut avoir Pierre lorsqu’il appelle le loup dix fois sans que celui-ci ne soit là alors que la onzième fois le loup est bien près de lui mais personne ne le croit. Pierre se fera donc manger comme nos menteurs du pouvoir sont en train de l’être. Que ce soit pour la promesse de plus de transparence en annonçant la communication des patrimoines des ministres dès leur admission au gouvernement, comme la courbe du chômage ou le retour de la divine croissance, on a attendu, attendu, rien n’est jamais venu… Bien sûr, les excuses sont prêtes, les ministres ont cinq mois pour donner la liste de leur patrimoine, ce qui fait que nous attendrons après les européennes, future nouvelle gifle sur les joues rebondies de notre président des énarques, pour les avoir. Pour la courbe du chômage, le gros Sapin nous a expliqué que nous étions stupide et que n’avions pas compris que la courbe du chômage avait ralenti sa progression et que donc le pari était gagné, et puis toutes les autres fadaises qu’ils nous racontent sans perdre haleine, qu’ils ont fétide par ailleurs vu l’état de leur pourrissement.

Notre chef d’état, notre gouvernement n’ont aucune crédibilité, Sarkozy avait mis aussi deux ans pour se faire haïr, il faut croire que c’est une règle de la république bananière de France que de jouer à ce jeu-là, bibendum en fait autant. Le temps est l’unité de compte de leurs mandats électifs, leur but sacré est de faire durer ce temps-là le plus longtemps possible pour pouvoir profiter au maximum des avantages procurés par les postes en question. On ne court pas après les bonnes décisions, on se rue sur celles qui font la part belle à une réélection, à un renouvellement de mandat ; c’est cela qui a généré le communautarisme. Les taxis se plaignent, on les satisfait. Les patrons se plaignent, on leur donne encore plus que ce qu’ils espéraient. Les banlieues se plaignent, on y investit à fonds perdus sans savoir ce qui s’y passe réellement ou en faisant mine de ne pas le savoir plus exactement. Il suffit de réclamer pour avoir au dépit de toute égalité de traitement, de toute égalité devant la Constitution, de toute égalité humaine. On bafoue tous les jours la devise de notre nation en minant lentement mais sûrement les piliers de soutènement de l’édifice de notre République. Le temps serait moins important si nos élus le prenaient pour nous expliquer vraiment les tenants et les aboutissants de notre situation. S’ils arrêtaient de faire tout et n’importe quoi avec l’argent de nos sueurs que nous leur donnons à gaspiller allègrement. A force de nous prendre pour des abrutis, nous sommes en train de le devenir et nous sommes déjà allés très loin sur cette route vers l’enfer et la manipulation.

Alors, mon petit Hollande que ce soit maintenant ou pas, tes promesses ne valent pas un pet de lapin, quoique les lapins soient utiles contrairement à toi. Nous avons élu un guignol décérébré après un décérébré hypernerveux, alors voilà où nous en sommes… Nulle part… Ce ne sont que des gens de sac et de corde…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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