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« La » Chronique du week-end… (97)

"La" Chronique du week-end... (97)

Aujourd'hui, jour d'élection ! Allez à la pêche, il en est encore temps. Aujourd'hui, jour de ma chronique hebdomadaire qui va se changer en un compte-rendu de lecture, façon collège, histoire de me rajeunir d'au moins 45 ans. J'ai lu hier soir, d'une traite, un petit opuscule de 134 pages exactement. Il vous faudra entre une et deux heures pour le lire car il est en Français, je veux dire qu'il est écrit par quelqu'un qui veut se faire comprendre, pas comme les BHL, BHV et Galeries Lafayette de la philosophie d'intellectuels qui n'en sont pas… Vive la banqueroute !

Eh oui ! C'est le titre du livre en question, tout un programme. Il n'y a rien de plus agréable que de satisfaire son égo en ayant la preuve que nous ne sommes pas seuls à penser comme nous le faisons et c'est cette joie intense que j'ai eue dans mon lit en finissant cet ouvrage qui reprend ou dont je reprends, peu importe, les idées maîtresses… Mettons la France en banqueroute, les banques font faillite et l'état les achète pour pas un rond, ce qui fait une nationalisation à bon compte. On ne rembourse personne ou presque si les créances ne sont pas du type de celles dont on veut assurer le règlement et puis c'est tout. Je vous vois venir, vous vous dites, ce gars est un collectiviste, il veut tout nationaliser, il veut du « tout état ». Vous ne m'avez pas bien entendu, ou plutôt, je n'ai pas été assez clair mais nous verrons cela après avoir parlé de ce bouquin.

L'idée de base pour ces deux auteurs étaient de partir d'exemples historiques comme François Dorin l'avait fait dans un feuillet où il parlait de Philippe Le Bel, Fouquet et de la Révolution française qui avaient coupé court à leur crise financière d'une brutale manière, en envoyant promener leurs créanciers. Il s'avère que la France a fait banqueroute huit fois entre 1500 et 1800, pas mal pour quelqu'un qui a le sens de l'honneur et le respect de la parole donnée… Et plus drôle que tout, à chaque fois les rentiers, autre nom pour investisseur, sont revenus ensuite pour se reprendre la culotte qu'ils méritent. Oui, je sais, je ne suis pas gentil mais il faut aussi comprendre que les personnes qui travaillent ne le font que pour payer des intérêts à ces gens qui ne font rien d'autre qu'amener du papier à un état dispendieux à loisir. De tous temps les riches ont essayé de devenir toujours plus riche sans mettre les mains dans le cambouis, sans travailler pour créer, générer ex-nihilo une valeur ajoutée correspondant au génie de celui qui a accompli son travail dans les règles de l'art, quel que soit cet art, mécanique, ébénisterie, boulangerie, peinture ou plomberie…

On ne peut pas prêcher tout et son contraire, ce sont les bourgeois de toutes les époques qui étaient le plus près des prêtres et surtout chez nous, les Français, la France étant la fille aînée de l'église. Or l'église ne dit-elle pas que le travail est sacré, que la gloire est dans le travail, sur soi et dans son milieu. C'est d'ailleurs étrange car Jésus était un décroissant, il prônait l'abandon de tous nos biens pour retourner à Dieu dans la plus grande simplicité, « Laisse tes filets et suis-moi, dit-il à Pierre »… Et ce sont ces gens qui mettent en avant la valeur incommensurable du travail qui ne veulent pas travailler et s'enrichir tout de même par le travail des autres. Expliquez-moi, je ne comprends plus… Enfin, ce petit livre est un vrai délice dans le sens où il nous donne exactement la marche à suivre pour remettre la France en marche… Attendez, pas en marche pour la croissance, non, non. En marche pour retrouver nos bases, pour retourner à une gestion de l'état en bon père de famille et non pas en parvenue bling-bling comme c'est le cas avec nos gangsters depuis trop longtemps. Pour être le phare que nous prétendons être et créer, après les droits de l'homme, leur mise en œuvre au profit de tous et pas d'une oligarchie malfaisante et corrompue. Il nous faut nous débarrasser de nos dettes et de nos créanciers dans le même temps. Savez-vous pourquoi le Système monétaire fut créé et mis en place dans notre Europe naissante jadis ? Tout simplement pour conserver un franc fort, dans tous les cas c'était l'excuse qui nous avait été donnée à l'époque. En fait, il n'en est rien, en créant le mirage d'un franc fort on oblige le peuple à penser que l'inverse serait catastrophique, comme ils le font maintenant, ces politiciens véreux et les médias à leur solde,. C'est un jeu habituel pour troubler les esprits, on joue avec le sens des mots. En fait le franc fort signifie surtout pas d'inflation, ce qui entré dans les obligations des états membres. Pourquoi empêcher l'inflation ? Tout simplement parce que cela défavorise les banquiers, les investisseurs, les rentiers et que cela va dans le sens du soulagement du peuple en diminuant ses charges de remboursement des crédits qu'il a fait. Il s'agit tout simplement de la protection des banqueirs, c'est un peu fort de café. Je dis cela depuis des années et tout le monde me rit au nez en me disant que je devrais en avoir honte…

Le bouquin est : Vive la banqueroute, de Thomas Morel et François Ruffin, chez Fakir Editions, 6 €.

Et pour finir, non je ne suis pas un collectiviste, mais sachez que celui qui tient la monnaie tient l'état et est plus fort que lui. C'est un devoir régalien, oui un devoir de l'état que d'être maître de ce qu'il fait en matière financière car il n'existe que dans l'intérêt du peuple et pour sa sauvegarde et sa protection. Alors croyez qui vous voulez mais lisez vos livres d'histoire et vous serez surpris… Pas ceux des écoles qui sont truqués mais tous les autres.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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