Log In

Le « maltraité » transatlantique…

Le "maltraité" transatlantique...

Le traité transatlantique va prendre en compte toutes les activités commerciales que nous devrions partager, encore mieux qu’à présent, avec nos « alliés » américains, je parle ici de l’Europe et pas de la France bien évidemment. Pour sa partie numérique, ce traité devrait, comme pour toutes ses autres parties d’ailleurs, faire la part belle aux étasuniens qui vont, comme ils en ont l’habitude, nous malmener du fait même que nos démarches ne sont faites que sous la pression constante de notre aveu de faiblesse et notre complexe d’infériorité au bénéfice de ceux qui ne nous veulent aucun bien, justement les étasuniens.

Quand on voit, le patron de CNN, pas la compagnie audiovisuelle bien connue mais plutôt le Conseil National du Numérique, Benoît Thieulin, avouer que nos chances ne sont pas au plus haut niveau, ce n’est qu’un doux euphémisme. Selon Le Monde.fr, ce monsieur, l’ancien M. Internet de Ségolène Royal et patron de l'agence Netscouade suggère de nommer un négociateur européen spécialement chargé de porter les enjeux numériques : « Si les acteurs européens se mobilisent, ils peuvent encore influer sur les négociations. ». Que devons-nous comprendre ? Sa phrase se décompose en deux parties, la première émettant un vœu pieu qui précède la seconde qui fait un constat objectif d’échec au préalable. En effet, le rêve de ce représentant du numérique français est dans un premier temps de trouver des arguments pour générer une « mobilisation » des acteurs de ce domaine d’activité en Europe. Si nous en sommes encore à rechercher et à mettre en œuvre cette mobilisation, effectivement ce n’est pas gagné. Et nos « meilleurs ennemis » pourront continuer, sans risque aucun, de grignoter notre propre marché sans que l’on puisse défendre nos propres intérêts et surtout notre indépendance vis-à-vis de cet allié plus que gênant, je dirais même encombrant, que sont les USA. Avec des alliés comme ça je préfèrerais n’avoir que des ennemis, ne dit-on pas « que Dieu me préserve de mes « amis », je m’occuperai de mes ennemis ». Pour l’explication de la seconde moitié de cette phrase, il m’apparait clairement que les intentions de celui qui l’a dite ne sont même plus de négocier quoi que ce soit mais bien de tenter « d’influer » sur les négociations. Là, on touche au génie, on va discuter le bout de gras pour obtenir un contrat avec des partenaires traditionnels, je dirais même des complices, mais on n’espère absolument plus négocier réellement, on n’a l’ambition que de pouvoir, quelque peu sûrement, influencer les négociations. Il est certain qu’avec des négociateurs qui partent avec de telles ambitions, proprement démesurées au regard de notre puissance réelle face au géant aux pieds d’argile posés dans la fange, non seulement on ne va rien gagné mais on risque même de perdre un pan complet de notre avance dans ce domaine pour peu qu’elle existe encore.

Le problème est que tout est à l’avenant, rien ne peut arrêter les Etats Unis car, en réalité, personne ne le souhaite. Une partie des Européens sont convaincus que sans nos voisins d’outre-Atlantique rien n’est possible. Et ces mêmes ne feront rien, mais absolument rien, pour les empêcher de persister dans leur vue impérialiste du monde où ils seraient les seuls à détenir le pouvoir sur tous les habitants de notre planète. L’Europe n’est qu’un GIE, un groupement d’intérêt économique, une masse informe et sans contenu qui ne vise qu’à mettre en place, développer et faire perdurer un système capitaliste libéral moribond qui n’a entrainé rien d’autre que la ruine et le malheur des hommes. Ces intérêts commerciaux ne suffisent pas à donner une âme à un groupement de pays dont les cultures, les langues, les religions diffèrent. Le Dieu économie n’est pas assez fort et mobilisateur lui-même pour engendrer une Nation qui engloberait toutes les Nations de notre communauté. Pour avoir un esprit commun, nous devons nous rassembler sur de vraies valeurs et force est de constater que l’économie n’en est pas une, ni une vraie ni une fausse, l’économie n’est qu’un outil et le restera toujours. Et ce n’est sûrement la porteuse de minijupe Fleur Pellerin qui changera cette donne maléfique et injuste. Elle n’est que la porte-parole de tous ces Européens, et nos socialos en particulier, qui sont des atlantistes démissionnaires et traîtres à leur propre continent sans parler de leurs peuples. Nous avons abandonné nos fromages, notre foie gras et nos vins aux directives européennes et nous buvons et mangeons respectueusement tout ce que les technocrates bruxellois nous obligent à digérer tandis qu’ils se repaissent des meilleurs mets dans les meilleurs restaurants avec nos impôts. Aujourd’hui il s’agit d’un nouveau renoncement, celui au Dieu dollar qui va faire mine de nous enrichir pour mieux nous posséder et nous manipuler. Nous ne pouvons accepter cela, ni pour le numérique, ni pour tout le reste. Les Américains n’ont que des buts qui nous avilissent, celui de nous obliger à manger et à boire comme eux, à les aider à régenter tous les pays en mal d’indépendance et à participer à leurs guerres néocoloniales et prédatrices qui n’ont d’autre but que leur enrichissement et la protection de leurs seuls intérêts, ils nous font penser que nous sommes partenaires alors qu’ils sont convaincus de leur suprématie et de notre allégeance.

Notre grand Charles, qui n’était certes pas parfait, avait au moins cela de bien qu’il défendait notre identité et notre indépendance tout en voulant s’associer à nos voisins mais cet esprit participatif sans reniement a depuis longtemps abandonné les têtes vides de nos corrompus de tous bords. Il doit danser la carmagnole dans tombe, le pôvre…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

2 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com