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Vive la science !

Vive la science !

Selon un rapport de l'OCDE, « La Bioéconomie à l'horizon 2030 », la médecine régénératrice est l'Eldorado de notre avenir. Source inépuisable de bienfaits et d'une survivance digne des Dieux, les savants calculs de ces fonctionnaires internationaux, qui ne connaissent plus la réalité depuis fort longtemps, nous montrent que cette « science » regorge de profits à venir, et donc d'emplois et de richesses en sus de tous les avantages qu'elle procure à ceux qui en bénéficient… Et c'est là que le bât blesse… A qui profite tout cet avenir radieux ?

Dans un article du Canard Enchaîné, une lecture dont je ne peux me défaire pour les vérités que tous les autres supports de pub veulent oblitérer de leur silence méprisant et aux ordres, Jean-Luc Porquet attire notre attention sur justement les bénéficiaires de ce bond en avant pour les affaires et cette chute vertigineuse pour le genre humain. Dès lors que cette pseudo science développe des soins et des produits qui éviteront la dégénérescence du corps humain, ces mêmes prouesses biotechnologiques seront mises sur un marché global, mondialisé, mais en fait pas si global que ça. Qui pourra s'offrir ces services qui feront perdurer la vie dans les meilleures conditions physiques sans pour autant assurer d'une pérennité mentale ni même un bonheur relatif. C'est encore une fois une consommation de produits coûteux dont seuls les riches et les nantis de toute sorte pourront profiter. Cette économie qui fait que ce sont ceux qui le peuvent qui survivront toujours jeunes, toujours beaux, toujours sains, créera une injustice de plus. Mais ce n'est pas le pire. Nous touchons le fond dès lors que les matières premières pour fabriquer ces produits magiques, dignes de Nicolas Flamel, ne seront pas dans la nature, ne seront pas produites par de quelconques esclaves cachés dans les caves des immeubles de pays en voie de développement, non. Ces matières premières sont partout où sont les êtres humains, ce sont nos cellules, nos embryons, nos gènes, nos organes, toutes ces petites merveilles dont la nature nous a pourvu pour que nous puissions vivre et profiter de cette vie ensemble dans un monde fabuleux et beau. Nous sommes devenus des matières premières et c'est bien là le danger. Pour sauver des emplois, pour générer des bénéfices, nous sommes prêts à vendre des morceaux de nous-mêmes, des lambeaux de nos vies qui deviennent de plus en plus techniques et qui nous emportent vers une marchandisation de l'être humain, en gros ou en détail.

De plus, pourquoi acheter des bouts d'homme ou de femme puisque nous avons des gens si pauvres sur notre planète qu'ils sont prêts à nous les offrir pour moins que rien. Et encore, pourquoi leur donner de l'argent si les mafias peuvent nous procurer des corps à foison pour encore moins d'argent. Intéressant avenir que voilà. Mais il y a toujours pire, dans ce même article notre journaliste évoque une affaire où les cellules prélevées sur le corps d'une femme, américaine, Henrietta Lacks décédée d'un cancer de l'utérus en 1951, se sont retrouvées congelées et envoyées dans différents laboratoires de par le monde. Elles ont permis de créer un vaccin contre la poliomyélite et d'autres recherches y compris dans l'espace. C'est seulement 20 ans après le décès de leur mère que les enfants apprirent fortuitement toute cette aventure post-mortem des cellules de leur maman. Bien sûr, les profits ne sont pas faits pour être partagés et ils ne touchèrent jamais aucun centime des profits accumulés par tous ces « honnêtes » scientifiques. Mais ce n'est pas le problème. En 1980, une loi américaine, que nous tarderons pas à dupliquer chez nous, en Europe, défense des emplois oblige, qui autorise à breveter le vivant, à faire que ce qui vit soit remisé dans les produits dont les propriétaires de brevets peuvent jouir sans aucune limite et surtout sans aucune rémunération pour le donneur qui se voit refuser la commercialisation de son propre corps par manque de « dignité ». Ce dernier mot n'a bien entendu aucune signification dans la bouche de technocrates qui ne défendent que leur allégeance rémunérée aux laboratoires pharmaceutiques défendus par des lobbyistes professionnels et aux multiples relations politiques. C'est d'ailleurs l'exemple donné par l'auteur de cet article, le cas de John Moore qui se vit débouté de ses demandes d'indemnisation pour justement ne pas lui faire perdre sa dignité.

Cela prend de plus en plus de sens, les scientiqfiques, fort du culte aveugle dont ils sont les bénéficiaires se croient tout permis et jouent avec la vie comme si elle leur appartenait, ils se prennent pour des Dieux alors qu'ils ne sont que les esclaves d'un système qui va les broyer. Après la vente d'êtres humains pour esclavagisme, nous achetons des enfants en Afrique ou en Orient pour combler nos caprices de parents dans l'incapacité de reproduire, nous avons connu les mères porteuses qui louent leur système génital à des fins soit-disant généreuses, nous voyons maintenant des misérables vendre leurs organes, tout cela va dans le bon sens, le croyez-vous vraiment ?

Pour ma part, je suis convaincu que non, et que le pire est à venir si nous acceptons le rpésent, il faut freiner les délires de ces savants fous et les remettre dans la réalité sinon, nous ne serons que des patchworks qui vivront, certes longtemps, mais sans aucune raison de vivre.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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