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Editôt ou éditard… (98)

Editôt ou éditard... (98)

Nous voyons dans le paysage politique français se dessiner une nouvelle répartition des tâches et des fonctions. Et comme je parle de tâches je ne parle pas ici des politiciens eux-mêmes, ce serait leur manquer de respect… autant qu'ils en manquent à notre égard. L'UMP passe son temps à panser ses plaies ouvertes et sanguinolentes, le PS se lance dans une course poursuite pour rattraper son électorat glissé vers des cieux plus bleu marine que bleu ciel, le centre se décompose lentement mais sûrement pour devenir le compost d'un avenir radieux mais pas centriste. Pas évident tout ça…

Nadine Morano, notre politicienne préférée dans les milieux marins et pêcheurs pour son amour sans faille pour la poissonnerie, conteste la nomination d'un triumvirat pour remplacer le sieur Copé, pris la main dans le pot de confiture, mais pas sur le fait. Juridiquement, statutairement, le bureau politique ne peut pas se substituer aux statuts pour décider dans un domaine où seuls les articles de ceux-ci déterminent la voie à suivre dans le cas de souci comme ceux connus par nos batailleurs de sièges. Si elle le dit, elle a sûrement raison, même si elle ne le disait pas d'ailleurs, qui oserait s'opposer à la vindicte de cette femme toujours aux limites du raisonnable et du trivial. Par ailleurs, il s'avère que les documents trouvés et emmenés par les policiers lors de leurs différentes perquisitions attestent bien que le trou serait bien, comme le disait l'avocat de Bygmalion, de 11 millions d'euros. Je vous laisse imaginer ce que je peux penser de ces gens qui gaspillent des fortunes qui auraient certainement été plus utiles ailleurs. C'est tellement honteux que les mots ne me viennent même pas pour exprimer mon dégoût et ma lassitude devant l'impécuniosité et l'inconséquence d'un milieu qui devrait nous servir de modèle. Ce n'est pas gagné pour les Français… Beaucoup parmi nous, près de 60 % ne sont pas allés voter le 25 mai dernier. L'abstention augmente au fur et à mesure des élections ou, au mieux, stagne à des niveaux où la démocratie devient l'ombre d'elle-même. Quand nos dirigeants comprendront-ils qu'ils s'agit d'eux et pas d'autre chose, que ce sont eux qui nous ont lassés, non sans nous avoir lésés d'abord. En fait, ils ne le comprendront jamais, ceci est une certitude, et combien même le comprendraient-ils qu'ils ne changeraient leur comportement d'un iota. Ce n'est même pas imaginable, encore moins envisageable.

Que nous reste-t-il à faire pour faire prendre conscience à ces gens qu'il faut qu'ils s'en aillent, si possible loin, très loin ? Comme nos abstentions ne sont pas réellement comptabilisées et donc n'influencent en rien les répartitions des sièges entre ces professionnels de la politique, il nous faut leur imposer de changer ce fait, de rendre nulle toute élection où le pourcentage d'abstention dépasserait un certain seuil. Comment peut-on dire que le FN représente un quart des Français, c'est faux, un quart de 40 % n'est plus que 10 % des électeurs inscrits ? Mais rien n'empêche les journalistes, incultes ou aux ordres, de répéter inlassablement l'importance dramatique d'un parti nauséabond mais qui n'est rien d'autre que ce qu'il était jadis, du temps de papa Le Pen. Nos élections devraient être invalidées pour défaut de participation. Je ne retournerai voter qu'à cette condition. Choisir entre des gens qui ne représentent rien pour moi ou ne pas compter du tout, où est la différence ? Ce n'est donc pas d'un changement unique de personnes dont nous avons besoin mais bien d'un renouvellement complet de nos institutions. Notre république bananière doit revenir au statut de République. Si nous avons effectivement écrit les droits de l'homme et du citoyen, essayons de nous montrer capables de les réécrire et de les respecter. Tant que nos hommes politiques continueront de bricoler avec les articles de notre Constitution de 1958 maintes fois remaniée et pas pour le mieux, nous ne pourrons en sortir. Et il ne s'agit pas ici de faire une VIème république façon Mélenchon, il est question de faire UNE République et d'oublier celles qui l'ont précédées afin de les mettre dans les livres d'histoire comme modèles à ne pas suivre…

Les mœurs de notre gente politique sont à bannir de nos habitudes, seule condition pour réussir dans cette voie, dé-professionnaliser la politique, interdire tout cumul et limiter l'exercice du pouvoir dans le temps. Sans cela nous ne pourrons jamais avoir une République libre, fraternelle et égalitaire.

A bon entendeur, devenez sourd.

Haroun.

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