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GPA dit mon dernier mot !

GPA dit mon dernier mot !

Et voilà que l’Europe vient donner du foin à manger aux ânes de la manif pour tous comme aux mules qui s’opposent à eux. On commençait à peine à se remettre des derniers combats qui opposèrent les tenants et les adversaires du mariage pour tous que notre Europe trouve le moyen de relancer le débat sur la GPA, gestation par autrui et non pas Grossiste en Procréation Affairiste. Oui, l’Europe anticipe toujours tout, surtout ce qui ne la regarde pas, elle décide dans des domaines où la population devrait pouvoir donner son avis et n’est-ce pas une analyse par pays avec sa culture, ses frustrations et ses complexes qui devrait primer sur l’avis d’un Bruxelles néo-libéral-libertaire dans ce domaine ?

En fait, étant contre tout lien entre le commerce et tout ou partie de l’être humain, en entier ou par en pièces détachées, je ne peux évidemment pas être pour la GPA. Cette marchandisation de l’humain qui vient renforcer les délires des trans-humanistes et autres adeptes de la mécanisation de l’homme et de son remplacement par les machines, en intégralité ou par morceaux. Il est dramatique de voir comment notre Europe administrative et économique prend le pas sur la politique alors même que ce n’est ni son mandat et encore sa vocation. Nous venons, je veux dire la France vient d’être condamnée par la Cour Européenne des droits de l’homme à indemniser deux familles qui n’avaient pas pu enregistrer sur les registres de l’état civil de notre beau pays des enfants nés à l’étranger de mère porteuse. La raison majeure invoquée par cette Cour, dépassée par un sujet qui ne dépend que des Etats membres et en rien de l’activité administrative de notre Europe délabrée et sans autre morale que celle de la finance internationale, est « l’intérêt majeur de l’enfant ». Depuis quand notre organisation supranationale s’occupe-t-elle des intérêts majeurs de qui que ce soit, elle ne s’intéresse qu’aux flux financiers, au commerce, à la croissance, enfin que des maux et mots qui touchent à l’économie ou ses dépendances bancaires. Nous touchons là un problème de société et nous n’avons pas, parmi les membres de l’UE de consensus sur de tels sujets, nous n’avons même pas de politique commune, qu’elle soit interne ou internationale, nous ne sommes même pas capables de parler d’une seule et même voix. De quoi se mêle cette association de malfaiteurs ? Encore une fois on essaie de nous faire prendre nos propres vessies pour le phare d’Alexandrie. Le problème n’est absolument pas de défendre un quelconque intérêt majeur des enfants, dont tout le monde à la Cour comme dans les couloirs des beaux immeubles de Strasbourg et de Bruxelles se moquent éperdument, non, il ne s’agit que de rapprocher encore un peu plus notre civilisation marchande de la marchandise ultime, l’homme, son corps d’abord et ensuite son esprit. Nous sommes manipulables, cela se sait depuis longtemps et nos hommes d’affaires aidés par nos politiciens à leurs ordres le pratiquent déjà, mais nous ne sommes pas encore complètement entre les mains de nos techniciens eux-mêmes prisonniers de leurs donneurs d’ordre et financiers. Le jour où nous accepterons le commerce de notre propre viande, il en sera terminé de notre liberté. Nous ne serons plus que les veaux dont parlait jadis le Général.

Pourquoi suis-je opposé à la GPA comme à toute marchandisation de l’humain ? C’est très simple. Les raisons qui poussent des femmes à vendre leur corps, ou même seulement leurs ventres et leurs systèmes génitaux, ne reposent que sur une seule chose ; la misère. Croyez-vous que cela soit le rêve d’une femme que d’enfanter contre de l’argent ? Pensez-vous que ce n’est pas contre nature de voir partir l’enfant que l’on a eu dans ses entrailles durant neuf mois, contre quelques billets de banque sales et de provenance incertaine ? Si ces femmes vivaient de manière décente, avaient les moyens d’élever leurs propres enfants et de survivre, ne serait-ce que de survivre, êtes-vous bien sûrs qu’elles se vendraient ? Ce n’est jamais par vocation que l’on devient prostituée ou vendeuse d’anges, ou en tout cas très rarement, ce n’est que par triste obligation. De plus, je vous parie que dans les six mois qui suivront la légalisation de la GPA en Europe nous aurons des femmes en batteries qui pondront leurs enfants pour les livrer dans les hypermarchés de la chair humaine. Des femmes en batteries nous en avons déjà, au vu et au su de la police et des autorités, pour satisfaire une population qui ne peut s’offrir le mariage ou qui se complait dans la facilité et le « charme vulgaire » procuré par des péripatéticiennes. Tout le monde le sait et nous voyons parfois des files d’attente qui serpentent dans les escaliers de Barbès pour permettre à des hommes de se vider et à d’autres hommes de se remplir les poches au détriment de l’abattage produit par des femmes droguées et souvent inconscientes de leur propre état. Vous voulez que nous ayons des batteries de femmes pondeuses, pas de souci, accepter de devenir de la viande et vous les aurez, vite, très vite, trop vite.

Comme d’habitude le problème n’est pas là où on montre du doigt mais bien ailleurs. Nos politiciens corrompus n’hésitent pas à discuter de choses qui n’auraient même pas dû effleurer nos esprits, et à force d’en parler, ils parviennent à faire pénétrer dans nos cerveaux lobotomisés des idées que nous n’aurions jamais voulues avoir, des vœux que nous n’aurions jamais souhaités et inconsciemment nous devenons les complices de ces mécréants, qui ne font que de se jouer de nous au profit d’industriels du sexe comme de la finance ou de l’aéronautique, car nous ne sommes pour eux que des outils à faire, à fabriquer de l’argent facile.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

2 Comments

  1. Pangloss Répondre

    La GPA est un progrès de la technique (je n’écris pas "de la médecine" dont j’ai une plus haute opinion). Mais ce progrès ne vaut pas autorisation de l’utiliser. De même que l’invention de la poudre n’autorise personne à révolveriser ses contemporains.
    Si la GPA est interdite, il y faut une vraie loi, c’est à dire une interdiction assortie de sanctions pour ceux qui refusent de s’y conformer.
    Des peines de prison appliquées et pas avec sursis et le placement de l’enfant en attendant qu’il soit proposé à l’adoption décourageraient les contrevenants.
    Si on n’est pas décidé à aller jusque là, il faut laisser pisser.
    Quant aux "ânes de la manif pour tous", ils l’avaient prévu: le mariage pour tous (!!) implique la GPA à court ou moyen terme.
    J’ajoute que selon la loi française, un enfant est réputé être celui de celle qui l’a mis au monde. Dire qu’il est l’enfant de celle qui a signé le chèque est une aberration.

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