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Il faut ce Coué avant utilisation…

Il faut ce Coué avant utilisation...

Comment un président peut-il être tombé si bas dans les sondages et encore espérer remonter dans l’estime de ses électeurs putatifs ? Là est l’horrible question à laquelle, nuit et jour, Hollande et ses conseillers cireurs de chaussures, et je ne parle pas de Morel, réfléchissent en permanence. La méthode Coué, souvent pratiquée par notre tête « penchante » nationale, ne fonctionne pas aussi bien que son adepte le plus connu pourrait le rêver. Il a beau jouer les Madame Irma et nous prédire des tas de bonnes choses, le pauvre bougre se voit toujours contrarier par les faits… La réalité est plus « dure » que la fiction !

Je vous parlais dernièrement des idées fixes de tout élu, toutes figées sur la potentielle réélection à venir ou l’accaparement d’une nouvelle fonction élective ou administrative. Cela devient encore plus grave lorsque cela touche aux plus hautes instances de notre pouvoir presque monarchique. Hollande rêve sûrement d’une dynastie dont il serait la pierre angulaire, allez savoir ce qui trotte dans la tête d’un énarque bousculé par les opinions des électeurs. Tout ce qu’il fait n’est réalisé qu’avec une seule ambition, être réélu pour un second mandat, c’est triste comme objectif pour quelqu’un qui doit défendre à la fois ses opinions et sa vision du pays, les électeurs qui l’ont mis aux responsabilités tout comme ceux qui ne l’ont pas fait mais qui sont Français, démocrates et méritent à ce titre le respect de leur président comme lui peut en attendre de même de leur part. Il est le président de tous les Français, nous l’oublions souvent, lui l’oublie en permanence, comme beaucoup pour ne pas dire tous ses prédécesseurs. Malgré ses obligations vis-à-vis de nous tous, son paysage, son horizon n’est que le mois de mai 2017. Le plus triste de tout cela, c’est qu’il est sans cesse à la recherche d’éléments de langage qui lui permettraient de frapper les esprits, au point de le faire remonter dans les statistiques proposées par les journaux qui ne savent faire que cela. Aujourd’hui nous apprenons qu’il est lucide et qu’il comprend la gravité de la situation… Ah ! Je comprends maintenant pourquoi c’est le grand bazar d’Istanbul depuis le 6 mai 2012, il n’était pas lucide et n’avait rien compris à la crise ou pseudo crise dans laquelle nous sommes et dans laquelle nous resterons encore pour les dizaines d’années qui viennent. C’est terrible de se rendre compte, après déjà deux ans de gestion à la petite semaine, de constater qu’on n’était pas sur les bons passages piétons, qu’on n’était même pas sur la bonne route, qu’on n’était peut-être même pas dans la bonne ville. Si un président avoue à un quelconque moment qu’il est devenu ce qu’il aurait toujours dû être, ne pensez-vous pas que nous avons un problème ?

Cela leur parait normal d’avouer leurs travers et la présentation de leurs aveux semble, dans leurs esprits embrumés par leurs ambitions personnelles et financières, les dédouaner de toute responsabilité vis-à-vis de leurs engagements comme de leur peuple. Que nenni, vous êtes responsables mes beaux messieurs en cravate de soie et costumes sur mesure payés par vos mandataires, nous en l’occurrence. Et c’est là que le bât blesse, dans notre Constitution il n’est jamais question de responsabilité et si elle est mentionnée ce n’est jamais dans le sens d’une accusation des personnels politiques mais toujours dans la dissolution des responsabilités institutionnelles de notre organisation politique. Or nous sommes bien d’accord que ces gens qui se présentent pour récolter, sur la base de promesses qu’ils ne tiennent jamais, nos voix afin d’en obtenir les postes qui les mettent aux responsabilités, ne le font pas sous la contrainte. Au contraire, combien de cadavres sont cachés dans les placards des partis politiques, qui marquent les tristes résultats de luttes fratricides pour briguer tel ou tel poste, pour prendre la place de tel ou tel qui a été promu ou élu… Tout cela, ils le font uniquement par le fait puissant et unilatéral de leur propre volonté, enfin je dis propre mais je ne le pense pas, certains sont prêts à tout pour passer, même en force si nécessaire. Donc, si les missions qu’ils demandent leur sont confiées, ils sont donc responsables deux fois plus. La première parce qu’ils ont reçu mandat d’accomplir un travail, la seconde parce qu’ils l’ont souhaité. Or de responsabilité il n’est jamais question. Ces gens endettent notre pays, donc son peuple, ruinent tout ce qu’ils touchent, se régalent des avantages de leurs fonctions et de leurs prébendes, nous fournissent que de piètres excuses la plupart du temps liées à des évènements internationaux qui les protègent complètement par l’impossibilité de trouver les vrais responsables des situations que nous traversons… Enfin, nous pourrions les trouver ces vrais responsables, mais les cherche-t-on ? Non, parce que justement, nos édiles et élus de tous niveaux se protègent entre eux, sans aucun égard pour leurs électeurs et leurs populations…

C’est de cela que meurt la démocratie, c’est de cet imbroglio que nait la dictature qui suit toujours les périodes troublées, où la perte de confiance des peuples en leurs institutions laissent la porte ouverte aux démons, toujours prêts à surgir, dans l’enfer généré par les tristes sires qui nous gouvernent.

Ce n’est pas seulement une nouvelle Constitution qu’il nous faut, c’est une nouvelle définition de la République… Platon, Aristote où êtes-vous ? Ils sont devenus fous !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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