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« La » Chronique du week-end… (98)

"La" Chronique du week-end... (98)

Il y a maintenant une semaine était réalisé le premier scrutin qui vit en France le FN devenir la première force encore vive de la politique moribonde de notre beau pays. Relativisant le score de ces gens d'extrême droite, l'abstention donna un autre signal, qui complétait celui du choix des électeurs à tenter une aventure incertaine. Alors que les députés fraîchement élus et ceux congédiés retrouvent leurs nouvelles places sur l'échiquier politique français, la guerre est déclarée entre les 28 membres de l'Europe pour savoir qui sera le prochain président de la commission européenne.

Vous avez noté là encore que je n'ai mis aucune majuscule aux noms qui, en théorie les méritaient, c'est uniquement parce qu'ils ne les méritent effectivement pas. La chancelière allemande, chef de l'orchestre, mal accordé, d'une Europe désunie, a choisi son candidat et il y a bon nombre de chances pour qu'il soit l'élu de tous s'il est le héros de cette brave dame. Il s'agit de l'antéchrist en personne, un vieux renard ancien président de l'eurogroupe, donc c'est dire s'il connaît les mauvaises manières et l'austérité, monsieur Jean-Claude Juncker, Luxembourgeois de son état et conservateur jusqu'au bout des ongles. Beaucoup de pays s'opposent à cette candidature contre nature vu le peu de réussite dont l'Europe fait preuve au-delà de l'Allemagne et de quelques autres rares pays. Même notre président se permet de dire qu'il ne souhaiterait pas ce monsieur et qu'il verrait d'un bon œil que l'Europe envoie un « signal » aux électeurs qui l'ont tant abandonné la semaine passée. Mais bien sûr, il ne le dit pas directement à Merkel, trop dangereux, sa frayeur est à l'égale de ses échecs et de sa trahison vis-à-vis des socialistes qui le logèrent à l'Elysée. Il proposa cependant via une interview au magazine allemand Bild qu'il verrait bien son ministre des finances congédié, Pierre Moscovici, prendre cette belle place riche en prébendes et avantages de multiples natures qui s'additionneront aux générosités des lobbies. Il faut bien placer ses amis quelque part au cas où on en aurait besoin un jour prochain, autant que ce soit des bonnes places, ils n'en seront que plus enclins à aider ensuite. C'est sans compter l'ingratitude des gens de la politique mais nous verrons bien. Mais le plus étonnant, voire insultant pour tous ceux qui croyaient Dany le rouge révolutionnaire, Cohn-Bendit « enjoint » les écologistes, qu'il a abandonné dans la défaite qu'ils vécurent piètrement la semaine passée également, de choisir le conservateur en chef Juncker en lieu et place de n'importe qui. Quel beau révolutionnaire, quel écologiste confirmé ce sacré Daniel, qui demande à ses ouailles de voter pour quelqu'un qui, s'il n’était pas déjà si à droite finirait par tomber de l'échiquier politique international ou se retrouver chez les extrémistes d'en face, quelle honte, à gauche. Mais que Juncker se rassure, l'extrême droite le verrait bien dans ses rangs, cela leur donnerait un peu plus de vernis et surtout de la crédibilité internationale. Donc, a priori, ce vieux politicien sera notre prochain ange exterminateur d'inflation et relanceur de l'austérité générale. Ce n'est pas gagné pour les pauvres et les salariés, en revanche que les riches ouvrent grand leurs poches, ça va tomber dru.

Vous voyez bien que cela n'est plus possible, rien n'est fait pour respecter l'humain contenu dans chacun des électeurs. On n'a que faire de leurs soucis de survie ou même de la protection sociale dont ils ne manqueront pas d'avoir besoin si les salaires, comme je le crois, vont continuer de baisser comme les prestations sociales. Les êtres humains ne sont plus que des outils à fabriquer des profits toujours plus gros, en volume, et plus rapides à recevoir. Quand bien même mettraient-ils Moscovici en place, à la triste vue de sa politique depuis deux ans, quelle serait la différence, oui, on aurait un Français président d'une commission qui n'en fait qu'à sa tête et répond aux exigences de la finance et des banques internationales, et alors ? Que gagnerions-nous à avoir notre ancien « ponctionneur en chef » en position de ponctionner encore plus de gens ? Rien, c'est clair et net ! Le pire de tout cela, vu sous l'angle des eurogagas convaincus, c'est que David Cameron menace de faire un référendum sur la sortie de l’Europe chez lui, au Royaume Uni, si Juncker prend les rênes. Il est quasiment certain qu'en cas de votation le rejet de la participation de son pays à la communauté européenne sera acquis…

Moi c'est ce que je souhaite, qu'un « gros » membre quitte cet agrégat de technocratie inutile et le reste implosera de lui-même. L'Europe est belle si elle lie ses peuples et les rend solidaires, elle est laide et destructrice si elle les oppose et ne leur parle que de l'argent qui les divise. L'économie est un outil de la politique et pas l'inverse !

Chiche David ? Pas cap ?

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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