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« LA » Chronique du week-end… toujours en retard… (100)

"LA" Chronique du week-end... toujours en retard... (100)

De retour au boulot, ouf… Que cela fait du bien les vacances, surtout lorsqu’elles se passent à merveille, avec des amis, du soleil et un pays magique à la richesse ancestrale sur laquelle est bâtie notre civilisation. Mais il faut bien rentrer gagner sa vie en assurant par notre consommation la survie d’autres qui, comme moi, travaillent pour faire vivre d’autres encore par leur consommation… Il y a quelque chose qui m’échappe dans l’intérêt d’une telle société pour ses propres membres… Et pendant ce temps, plus rien ne va plus dans le jeu truqué de la planète…

Tout d’abord je tiens à féliciter celui sans qui ce blog n’en serait pas à sa centième chronique, moi en l’occurrence… On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, n’est-ce pas ? Cela fait un petit moment que je vous ennuie mais j’aime ça, on repart une autre centaine ? Pourquoi pas ?

Quelques-uns parmi vous auraient-ils encore quelque espoir de voir un jour une paix totale et durable sur notre petite boule bleue, perdue dans un gigantesque univers ? Je ne vais pas vous remonter le moral, mais je pense que l’homme ne sera pas fait pour la paix tant qu’il restera prisonnier de son égo surmultiplié par la société de consommation et du profit. Comme je le disais dans mon précédent article, je ne peux pas vous laisser 5 minutes sans que vous ne fassiez des bêtises… Je ne vous parle pas à vous, mes Chers lecteurs mais bien à nos dirigeants et personnels politiques qui meublent toutes les assemblées de notre planète. Ils ne font que sottise sur sottise, mais comme ils sont propres sur eux et qu’ils portent l’uniforme des gens biens, on les croit sur parole. Regardez aux USA un membre du parti républicain s’est fait éjecter lors d’une primaire avec un membre du Tea Party. David Brat a battu, avec 55.5 % des suffrages exprimés, son concurrent, lourdement favori, Eric Cantor. L’extrême-extrême droite bat l’extrême droite… Jusqu’où s’arrêteront-ils ? Comme disait Coluche. Pendant ce même temps, partout dans le monde, sans qu’aucun continent ne soit épargné, tout se radicalise, comme les journalistes disent. Mais il ne s’agit pas de radicalisation, il s’agit simplement de la réalisation d’un plan peaufiné de longue date et qui continue à s’imposer à nous sans que nous y comprenions quoi que ce soit. Le but du pouvoir est de se retrouver entre les mains de ceux qui savent le garder, et ceux-là mêmes qui savent le garder n’ont de cesse que de rendre pérenne cette propriété illicite d’un pouvoir qui ne leur appartient pas et ne leur appartiendra jamais. Ce cercle, qui n’a rien de vertueux, bien au contraire, porte les détenteurs de ce pouvoir à limiter les libertés de ceux qu’ils manipulent, de plus en plus, dans le silence coupable des philosophes ou ceux qui se réclament pour tels, dans l’aliénation des médias aux corruptions et aux carrières de ceux qui les garnissent, dans l’absence de réflexion personnelle des veaux que nous sommes comme le disait le Général de Gaulle, dans notre résignation sans fin et notre absence de honte. Ne voyons-nous pas que notre monde se change peu à peu en quelque chose de tyrannique où l’injustice et l’inégalité sont les bases des souffrances qui touchent les ¾ de la planète ? Comment supportons-nous toutes ces humiliations à l’espèce humaine et à nos frères de toutes races, couleurs et religions réunies ? Pourquoi ne réagissons-nous pas devant de telles abjections et de telles violences ?

La femme est l’avenir de l’homme disait Aragon, amoureux trompé mais toujours en quête d’espoir. La place de la femme va devenir de plus en plus grande dans notre univers sauf à vouloir le laisser périr dans d’atroces conditions. Seules les femmes pourraient se rendre compte de l’absence réelle de sens dans la survie organisée par nos techniciens et savants, dans leur divagation d’un espace où l’humain serait partiellement mécanisé et rendu presque immortel par l’adjonction de nanotechnologies qui nous donneraient la quantité mais pas la qualité de la vie. Et encore, cela ne sera réservé qu’à ceux qui en auront les moyens. Les hommes, je veux dire les garçons, les mâles, n’ont d’yeux que pour eux-mêmes. L’avantage des femmes à cet égard repose sur la procréation dont elles sont encore capables pour l’instant et dont elles ne doivent pas se débarrasser au profit d’un monde technicien à la façon du Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley ; où les êtres ne sont plus que des machines programmées pour accomplir des missions qui ne sont que les preuves de la perte de leur humanité. Oui, notre espoir est de donner aux femmes plus d’espace et de liberté, encore faut-il qu’elles ne tombent pas dans les mêmes pièges qui firent de nous, les « mecs », de simples collectionneurs de biens au détriment d’une vie construite sur les autres à travers soi et soi à travers des autres. Nous ne pourrons rien si nous ne réagissons pas contre la perte de nos valeurs humaines, de notre communauté de terriens, voisins d’une planète si petite que nous subissons aujourd’hui les affres des Japonais de Fukushima et des Ukrainiens de Tchernobyl depuis déjà longtemps. Nous sommes les voisins de palier des Africains que l’on pousse à se massacrer, des Chinois qui mettent leurs enfants au travail à 8 ans pour pouvoir avoir de quoi se nourrir, des Grecs, des Espagnols comme des Boliviens ou des Chiliens qui luttent pour ne pas sombrer dans des combats entre membres d’une seule et unique communauté.

Quand comprendrons-nous que ce qui arrive aux uns arrive aussi aux autres, tôt ou tard ? Quand verrons-nous en chaque être humain le frère ou la sœur d’une énorme famille où tous les membres sont égaux, de par leur origine commune, leur volonté et intérêt à vivre ensembles dans la paix et la sérénité ?

Un jour… Peut-être…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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