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Taubira ou Taubira pas ?

Taubira ou Taubira pas ?

La droite déliquescente dépose 650 amendements sur le projet de loi de Taubira. On se demande comment ils trouvent encore de l’argent pour payer tout le papier dont ils usent et abusent pour barrer la route du gouvernement. Je les comprends, toutes les lois, les leurs dans le passé, comme celles de leurs ennemis politiques aujourd’hui, ne sont pas faites pour remplir une fonction bien précise même si les apparences souhaitent être sauves. Non, il s’agit de toujours répondre à un problème qui se retrouve dans l’urgence car délaissé depuis trop longtemps et camouflé par tous ces petits soucis de type « people » dont nos représentants nous abreuvent sans discontinuer.

Je ne cesse de le répéter mais c’est comme ça, aucun de nos personnels politiques ne voit plus loin que le bout de son portefeuille personnel. C’est encore moins loin que le bout de leurs nez qui géographiquement est plus près mais au niveau du cœur est tellement plus éloigné. L’intérêt de la France et des Français ne vient jamais troubler le sommeil de ces gens, ils sont tout à fait heureux de ce qu’ils font. Je ne peux croire qu’ils ne prennent pas plaisir à réaliser tous les coups tordus, les chausse-trappes, les pièges en tous genres, qu’ils se balancent à la figure pour mieux se divertir ensemble autour d’un bon repas gastronomique offert par les électeurs que nous sommes. La complicité de ces hommes, qui font mine de se haïr mais qui s’entendent comme larrons en foire, car ils sont larrons et en foire de manière permanente, leur duplicité n’ont pas de limites. L’entente cordiale et complice dont ils font preuve ne signifie rien d’autre que la défense de leurs intérêts propres en lieux et places des nôtres. Je n’ai pas lu le projet de loi de la ministre de la justice mais est-ce utile ? Nous le savons dès le début, il sera tellement amendé, il l’a déjà été et n’est plus que l’ombre de lui-même, que toute réforme en perd de sa valeur. Je ne dis pas qu’il faille accepter les propositions sans réfléchir, je dis que nous devrions réfléchir avant et ne pas réagir à des situations mais plutôt les anticiper. Toute réforme a un bon but au préalable, même lorsqu’elle provient de gens qui ne font qu’essayer de glaner des voix. Mais nous ne voyons les problèmes que dans l’urgence, que nous avons nous-mêmes générée du fait de notre laxisme et de l’attente de l’évènement qui engendrera ensuite la réaction que les hommes politiques auront, non pas pour régler le problème en question, mais pour obtenir une bonne opinion publique. Le regard des gens de pouvoir n’est pas posé sur ceux qui devraient bénéficier de leur protection et du fruit de leur travail, il est coincé sur les écrans de télévision, sur les résultats des sondages, sur le reflet de leur image dans le miroir d’une actualité qui ne représente plus des informations mais du formatage d’esprit.

Les calculs électoraux ne sont pas absents du nouveau découpage de la France administrative, les économies n’existeront pas, tout le monde le sait. Si elles existaient néanmoins, ce ne serait qu’au détriment des services publics et de la disparition de bon nombre d’entre eux au grand dam de la population qui en fera les frais comme seule et unique victime. Les calculs électoraux ne sont pas absents de la réforme Taubira, qui devra satisfaire telle aile gauche ou centrale ou droite du PS, on s’en moque un peu, et amener les ouailles qui la chérissent à retourner dans le giron de ce PS social-démocrate agonisant. La gouvernance, nouveau mot hyper employé dans le jargon de nos journalistes aux ordres, se limite à diriger un navire en fonction des grains qu’il traverse et non pas du port auquel il doit se rendre. C’est comme cela que notre but se confond avec les évènements et que nos réactions ne seront jamais productives d’idées nouvelles, puisque ce sont des réactions, seules des actions pourraient espérer apporter du nouveau dans le débat, mais où sont les actes pensés et réfléchis proposés par notre gouvernement ? Euh… Je ne sais pas… Si les prisons n’étaient pleines à craquer, dans un état déplorable digne du Comte de Montecristo, avec un personnel déprimé et parfois corrompu, madame (sans majuscule, ça lui apprendra) Taubira, n’aurait pas passé 5 minutes à regarder de près la condition carcérale. En fait, elle s’en moque, ce n’est pas son problème, elle vit dans les beaux quartiers et a ses gardes du corps qui la suivent en vélo. Pourquoi penser aux problèmes des autres, n’est-ce pas ? Je ne vois qu’une raison, nous l’avons élue pour cela, pour régler les problèmes de nos vies quotidiennes et surtout pour éviter qu’ils ne surviennent… Il doit y avoir un souci de communication entre elle et nous car, apparemment, elle n’est pas au courant…

Avant de faire une réforme sur la condition carcérale, il faut d’abord revoir les conditions de droit qui mène aux incarcérations. Notre droit, à la fois trop lourd, incompréhensible par ses oppositions internes entre les codes, est devenu la source de nos problèmes. C’est par là qu’il faut commencer. Je l’ai déjà dit, plus un texte est précis et limitatif, plus il est facile de connaître les voies qu’il a évité, soit volontairement soit non. Un bon avocat ne connait pas le droit, il sait jouer de son inaptitude à notre société.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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