Log In

L’exemple, oui… Mais lequel ?

L'exemple, oui... Mais lequel ?

Hier nous parlions donc d'exemple, comme pour m'aider, l'actualité me procure de quoi argumenter encore un peu plus sur le sujet. Après avoir fait une bref retour en arrière, je tâcherai de vous décrire comment nos hommes politiques, de toutes les nations, font exactement l'inverse de ce qu'ils devraient, s'ils voulaient vraiment nous donner un quelconque exemple. Je ne vous ferai pas l'injure de ne pas croire que tout ce que je vous dis n'est qu'une répétition de vos propres constats, mais ce qui va bien sans dire va encore mieux en le disant…

Lorsque le Général de Gaulle démissionna de ses fonctions après son échec dans sa volonté de réforme des institutions françaises et en particulier du Sénat, ce n'était pas un mouvement d'humeur. Il décida, après avoir constaté que les Français ne partageaient pas ses intentions, de se retirer. Il le fit justement pour ne pas être mis en minorité lors d'un quelconque vote parlementaire ou juste parce qu'il trouvait les évolutions qu'il avait proposées judicieuses pour la France et de n'être pas suivi l'empêchait de réaliser son projet et donc, sans projet, il ne voulait pas rester à faire de la gestion au jour le jour et à court terme. Certains dirent que vexé de n'être pas suivi par son peuple, il préféra se retirer… Quand bien même son retrait ne serait dû qu'à une vexation, combien depuis son départ sont restés alors qu'ils étaient mis devant le triste effet de leur rejet de la part de notre peuple ? Pour les présidents (petits présidents, petits p, minuscules tellement minuscules), il y en a au moins deux, Mitterrand et Chirac. Tous deux, mis en minorité, rejetés par les Français s'entêtèrent à garder le pouvoir malgré un refus significatif de leurs électeurs. Nous avons ici la preuve que l'exemple donné n'est pas suivi d'effet par ceux à qui il était destiné. Un Grand Homme d' État connaît ses responsabilités, a une vision précise du pays qu'il propose à ses concitoyens et respecte ses propositions car elles sont le support de sa vision de l'avenir de son pays. Sans cette vision, sans cet idéal, tout se limite à de la gestion courante des affaires, à de l'administration. De Gaulle, à l'inverse de ses successeurs, n'a pas supporté, accepté de ne pas partager avec ses électeurs la même vision, sans vision commune le chef n'a plus lieu de rester avec ceux qu'il dirige. C'est là, qu'en politique française nous avons le dernier bon exemple qui nous a été donné. Depuis, les présidents se suivent et se ressemblent, dans le culte de leurs seuls intérêts et de leur absence totale de vision de l'avenir de leur pays et de son peuple.

Un chef n'en est un que dans la stricte mesure où sa conduite est le reflet de sa vision du monde ou de ce dont il a la responsabilité. Comment peut-on imaginer les Gaulois partir sur le champ de bataille sans avoir à leur tête un Vercingétorix valeureux, courageux et prêt à donner son sang à la défense de ses idées d'indépendance et de liberté devant l'ennemi ? Il fut un temps, pas si lointain, où ceux qui déclaraient la guerre la faisaient. C'en est fini depuis quelques temps, et nos grands théoriciens de la liberté et de la défense du pays s'efforcent, et réussissent, à nous communiquer une bravoure qu'ils n'ont pas, par la manipulation des mots et des idées dont nous sommes les spectateurs muets et asservis. Si Benyamin Netanyahou devait aller au front, peut-être réfléchirait-il à deux fois avant d'y envoyer ses troupes et ses missiles, si ses enfants étaient engagés dans des combats, ferait-il si courageusement une guerre depuis l'intérieur climatisé de sa résidence officielle ? Mais la guerre n'est peut-être pas le bon choix, parlons alors de politique pure. Regardons attentivement comment agissent nos gouvernants, souvenons-nous pourquoi ils ont été élus et par qui… Nous donnent-ils l'exemple du respect de leurs engagements et de leurs responsabilités que devraient donner nos chefs ?Non, ils trahissent leurs propres électeurs, ils jouissent d'un mode de vie qui les éloigne des réalités de ceux qui les ont délégués aux hautes fonctions qu'ils occupent. Ils ignorent que même l'aveuglement procuré par le désespoir n'empêche pas de voir qu'ils font le contraire de ce qu'ils prêchaient et prêchent encore. Il ne nous faut pas des donneurs de leçon qui ne les appliquent pas, il nous faut des chefs qui se respectent eux-mêmes afin de pouvoir ensuite nous respecter, nous, le peuple qui les élisons pour assurer la gestion de notre pays et le respect de ses institutions et de son peuple. Nos gouvernements successifs nous ont montré comment il ne fallait pas suivre leur exemple mais peu de gens l'ont vu et ceux qui suivirent leur satanés comportements en croyant bien faire se sont certes enrichis mais ont tellement appauvris leur éthique, et leurs concitoyens.

Montebourg, le grand dadais d'un gouvernement plein de mauvais exemples, nous l'a montré encore une fois avec son emballement qui touche à la provocation vis-à-vis d'un gouvernement plus attaché au libéralisme qu'à la défense de son ancien idéal. Il nous fait la messe d'un côté et est prêt à accepter le gaz de schiste de l'autre, est-ce un exemple à suivre ? Non, fichtre non ! En fait il faudrait faire juste l'opposé de ce qu'ils font pour avoir ce qui est bien !

Donner sa vie pour son chef, pourquoi pas, si lui est prêt à donner la sienne pour ses troupes !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

L'exemple, oui... Mais lequel ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com