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Le Casino flambe… Les joueurs aussi…

Le Casino flambe... Les joueurs aussi...

Les bourses montent, pas celles des hommes politiques bien entendu, mais celles des marchés financiers qui représentent les plus grands casinos du monde connu (par nous s’entend). Comment, dans la situation actuelle, peut-on imaginer que les échanges de morceaux de papier puissent encore rapporter de l’argent ? Est-il imaginable, voire supportable, de voir des instituts financiers gagner toujours plus de monnaie de singe sans créer réellement de valeur ajoutée. Cette valeur ajoutée non créée retire aux hommes et femmes qui se trouvent sur le marché du travail et qui ne trouvent pas preneur de cette même valeur ajoutée qu’ils aimeraient générer.

Le Dow Jones bat tous les records grâce à une banque fédérale qui imprime des billets à tour de bras et qui les répand partout. Cette FED rachète chaque mois sur les marchés 25.7 milliards d’euros et ce n’est pas fini, malgré une reprise plus concrète que chez nous, et ce n’est pas peu dire, la banque centrale américaine n’a pas arrêté d’aider son économie en noyant les marchés de ses billets verts sans aucune valeur réelle. Ceci est possible grâce à des lambeaux de confiance qui restent chez les investisseurs internationaux qui n’ont rien d’autre à se mettre sous la dent. En effet, où placer son argent, celui qu’on a créé en investissant déjà sur des marchés financiers et qui n’est que virtuel, si rien ne rapporte plus que les investissements en dollars sur des papiers en dollars représentant d’autres papiers côtés en dollars aussi. L’euro ne joue pas le rôle de balancier pour lequel il a été créé, il n’est même pas utilisé pour vendre des produits européens et la banque BNP en fait les frais aujourd’hui pour avoir effectué des transactions litigieuses avec une monnaie qui n’est pas la sienne. C’est bien fait pour elle, na, ça lui apprendra à trahir sa cause pour gagner de l’argent sale, non pas parce que soumis à l’embargo américain, non simplement parce que les états avec lesquels ces transactions ont été faites sont de sombres dictatures inhumaines. Mais quand il faut payer ses actionnaires, rien n’est plus important que le profit, la fin justifiant les moyens, ces hauts cadres seraient-ils prêts à tuer leurs mères pour sauver leurs carrières ? Je n’en doute presque plus…

Alors les bourses montent et jusqu’où vont-elles monter ? C’est là le problème de tous les spéculateurs. Quand un mouvement s’arrête-t-il ? Quel qu’il soit, qu’il monte ou qu’il descende, les joueurs peuvent gagner à tout mouvement du marché mais quand doivent-ils en sortir, quand doivent-ils liquider leurs positions bénéficiaires ? Il y a un indice qui s’est toujours révélé exact. Dès que les marchés attirent les investisseurs de petit niveau, à petits moyens, le retournement n’est pas loin. On voit des records tomber tous les jours à Wall Street où l’indice Dow Jones est au-dessus des 17000 points. A la bourse de Paris, comme vous pouvez le voir sur le graphique à 10 ans des deux indices, CAC40 et Dow Jones, notre indice boursier n’a pas retrouvé les couleurs vives qu’il avait il y a quelques années, en 2007. Et il ne va pas avoir le temps d’y revenir car le Nostradamus qui se dissimule derrière moi vient de me le souffler, il va y avoir un nouveau crack en automne prochain. Qu’est-ce qui fait dire cela à Michel de Nostredame ? Les petits investisseurs américains sont de retour, un peu moins chez nous mais si la bourse grimpe encore un peu ils vont y venir. Seuls les emplois précaires et à temps partiel sont en train de tirer les indices du chômage outre-Atlantique du marasme où se trouvent les indices des salariés en situation « normale ». Malgré une aide monumentale, l’économie américaine ne consomme pas autant que nécessaire pour stopper toute aide de la FED qui, si elle s’arrêtait verrait tomber immédiatement la consommation et donc l’économie. Mais ces emplois précaires ne génèrent pas une consommation de masse stable et le prix sur la production va devoir être payé dans quelques mois. Autrement dit, sauf à continuer de financer à fonds perdus une économie moribonde pour éviter une chute inévitable, la fin du mouvement haussier est pour octobre prochain. Je viens de congédier Nostradamus qui casse le moral de tous les joueurs et de tous les croupiers déguisés en banquiers depuis trop longtemps. Peut-être a-t-il raison, peut-être a-t-il tort ? Le fait est que le conseil que je peux vous donner est de sortir des marchés boursiers au plus vite car l’espoir de continuer une hausse sans motivation réelle est moins grand que celui de le voir s’inverser. Tout est dans l’approche des risques. Si vous sentez que vous avez plus de chances de perdre que de gagner pourquoi vous entêtez-vous ? Mais c’est là le danger du jeu, on pense toujours être plus malin que les autres et on croit que les pertes n’arrivent qu’aux autres. Combien j’ai vu pleurer de gens le 11 mai 1981 et depuis en 2007, 2008 et tous les jours depuis… Le seul investissement qui me semble jouable de nos jours, est de s’acheter un lopin de terre où vous pourrez cultiver vos propres légumes et fruits, élever vos lapins et poules vous-même car bientôt rien ne sera plus mangeable, c’est déjà le cas du saumon et des poissons d’élevage, des viandes et des laitages, des céréales, devenez votre propre producteur de biens consommables et n’achetez que l’indispensable pour vous mettre à l’abri d’une insatisfaction sans limite et la tristesse qu’elle engendre.

Cela est un investissement réel et puissant car c’est vous qui le maîtrisez, personne ne peut vous dire quoi que ce soit et votre autonomie vous mettra sous protection contre les malfaisants qui ruinent la planète et exploitent la lobotomisation dont ils nous rendent victimes. Misez sur vous, c’est la seule valeur sûre que je connaisse !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

CAC 40

CAC 40

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