Log In

Réussite du Brésil ? Comme de la conférence sociale…

Réussite du Brésil ? Comme de la conférence sociale...

Valls l’a dit, la conférence sociale n’est pas un échec, tout comme la défaite en football de l’équipe du Brésil n’en est pas un non plus… Il s’agit de positiver, n’est-ce pas ? Que des membres de la majorité socialiste, ou plutôt capitalo-libéralo-sociale-hypocrite s’abstiennent à l’assemblée nationale est aussi la preuve d’une réussite totale en matière de politique, aurait aimé dire notre premier sinistre. Mais avant que Valls devienne le nouveau Coué, il faudra d’abord qu’il accepte la limite de ses propres capacités, qui, je dois bien l’avouer, sont beaucoup plus basses que tout le monde le pensait. Il faut qu’il parte d’un bon pied et c’est une leçon qu’ont pris les Brésiliens, tout comme Valls, encore faut-il l’accepter pour en profiter.

Nous croulons sous la bêtise, la pseudo autorité dont Valls se pare lorsqu’il est en présence de micros et de caméras n’est pas attestée par les faits. Que des élus socialistes se révoltent contre la politique mise en place par le président et son équipe est sain, mais que ceux qui génèrent et entretiennent cette révolte ne l’admettent pas ne peut servir à rien. Quand un élève apprend sa leçon et en tire la résolution des exercices que son professeur lui a donné, il profite de ses nouvelles connaissances et les met en pratique. Quand un élève croit tout savoir, non seulement il se ferme à la communication de connaissances distribuées par ses maîtres, mais il est incapable de comprendre pourquoi il n’est pas en mesure de résoudre les problèmes posés par ceux-ci dans le cadre de la mise en pratique de théories qu’il a refusées d’apprendre. Notre gouvernement, comme tous les précédents, n’est peuplé que de gens savants, ils savent tout, ont de l’expérience et nous ne sommes que des bœufs qui ne comprenons rien. Malheureusement, ce n’est pas tout à fait exact. S’il est vrai que nous sommes partiellement lobotomisés, il n’en reste pas moins que le peu d’intelligence disponible que nous avons, nous suffit pour comprendre que depuis plus de quarante ans nous allons de mal en pis. Il n’est pas nécessaire d’avoir fait l’éna pour le constater. Un simple certificat d’études devrait suffire pour gérer un ménage, et d’ailleurs c’est ce qui s’est fait durant des décennies, et je crois que même une ménagère sans diplôme aurait su qu’elle ne pouvait dépenser plus que ce qu’elle avait à sa disposition. Il a suffi d’entrer de plein pied dans la société de consommation à l’américaine et de découvrir le crédit pour que tout parte a volo. On a fait croire que tout était possible et que l’argent allait et venait facilement et sans entrave, mais ce n’est pas le cas. Tout ce que nous empruntons devra un jour être remboursé, qu’on soit un ménage ou un État.

Alors que la conférence sociale ait eu lieu ou pas ne change rien. Les complices du pouvoir et du patronat, les syndicats ont eux-aussi démissionné de leur fonction de défenseurs des petits. Même si l’on n’est pas de gauche, on peut comprendre que les syndicats ont ou plutôt devraient avoir une mission extraordinaire dans la protection et l’accompagnement des salariés face aux faiseurs de profits aveugles et cupides. L’esclavage moderne est plus pernicieux et insidieux que celui qui fut aboli le jour de mon anniversaire (est-ce un signe). Même si chez nous cette forme larvée de la mise au travail pour rien ou pas grand-chose est moins évidente que les marchés aux esclaves de l’extrême ou le moyen orient, il n’est est pas moins vrai que les avancées sociales tant décriées par le patronat avaient placé les Français dans le peloton de tête des nations humanistes. Les globalisations des affaires, du commerce mais aussi du travail ont donc tiré vers le bas toutes les idées sociales afin d’entrer dans le monde de la compétitivité favorable à la création de profits. Notre patronat, inculte et ignorant de sa propre histoire, continue de vouloir faire régner une ambiance de XIXème siècle en mettant un point d’honneur à toujours moins donner pour plus prendre. Ce qui généra le succès de Marx et de ses amis communistes ou collectivistes ne venait pas de leur imagination. Ils avaient juste constaté que des enfants, des adultes étaient réduits à l’état lamentable de machines-outils, dont on n’avait même pas à faire l’achat, pour peu qu’on les logeait et leur donnait une tout petit peu d’argent pour subsister. L’entêtement de la droite à vouloir toujours plus d’argent et celui de la gauche à vouloir rejoindre la droite dans cette recherche, pour les industriels comme pour eux-mêmes, ne peuvent nous mener qu’à une situation identique à la pré-révolution Marxiste-Léniniste que nous connûmes il y a une centaine d’années. Cependant, ce ne sont pas les Français qui se révolteront, ils en sont maintenant incapables, mais ce seront les vrais pauvres, ceux qu’on exploite et rançonne chez eux. La globalisation des affaires a aussi globalisé la misère qui s’étend toujours plus et même dans les pays industrialisés. Ce sont ces malheureux que l’on pille et exploite qui vont venir manger dans nos assiettes si nous ne partageons pas ce qu’on met dedans avec eux.

Le jour où les politiciens comprendront que nous sommes tous voisins, que le monde est petit et que nous savons tout des uns et des autres, que la mondialisation, qui est maintenant terminée depuis de nombreuses années malgré ce que nous disent les simples d’esprit qui nous gouvernent, que nous ne sommes pas aussi stupides que nous en avons l’air, qu’ils doivent nous faire confiance, ce jour-là non seulement les poules auront des dents mais les canards aussi.

En attendant, travailler plus pour gagner de moins en moins !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

2 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com