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Croissance ? Zéro pointé !

Croissance ? Zéro pointé !

L’INSEE se fait aujourd’hui le héraut des mauvaises nouvelles dont la sienne est la meilleure garantie pour notre gouvernement, fait de copies libérales mal dessinées et de faux membres du PS, de ne pas respecter ses engagements financiers européens. Pour nous, les sans grade, rien de nouveau, à défaut de le savoir nous le pressentions. Il suffisait de voir leurs mines déconfites, d’entendre le premier ministre nous dire que la rentrée allait être difficile pour se douter que ces doux mensonges ne cachaient finalement que la sempiternelle litanie des sacrifices que nous aurons à faire dès la fin des vacances… pour ceux qui en ont pris…

Il est tout de même incroyable que ces gens de pouvoir n’aient absolument aucune idée de ce que signifie le mot respect. Je finis par penser qu’ils sont convaincus de notre imbécilité totale et innée. Je suis d’ailleurs d’une naïveté rare en n’y pensant que maintenant alors qu’ils nous apportent les preuves de notre bêtise quotidiennement. Nous aurions dû déjà les jeter à la mer, les Sarkozy et son gang, les Hollande et ses sangsues, les Chirac et ses brutes, si seulement nous avions un peu de courage et la capacité de réfléchir autrement que comme des huitres les mois en R. Donc la croissance est en berne… Enfin, non… être en berne est être à mi-hauteur, nous, notre économie est à zéro… Zéro pointé. La sacrosainte croissance nous a abandonnés à notre triste sort de pauvre européen pour aller sous des cieux plus propices, aux USA très aidés par leurs schistes et leur planche à billet, en Allemagne où les retraités et les petits salaires se multiplient comme au bon vieux temps de la multiplication des pains, par miracle, enfin en Afrique, en Orient, presque partout sauf chez nous. Or, force est de constater que sans croissance nos gouvernants ne savent plus gouverner, d’ailleurs même avec ils ne savaient pas non plus gouverner mais cela se voyait moins. Quand on a de l’argent il est plus facile de gérer que lorsqu’on en a moins, n’est-ce pas mes bons ? Cela fait maintenant depuis des années que la croissance aurait dû devenir, pour ces esprits supérieurs qui savent tout mieux que tout le monde mais sont incapables d’imaginer des choses nouvelles pour nous sortir de la fange où ils nous ont mis, un espoir à bannir, une fin de non-recevoir. Il n’y aura plus de croissance, plus jamais, et celles factices et temporaires qui reposent sur l’exploitation de produits pétrolifères hyper polluants ne sont que des trompe-l’œil qui ne trompent finalement pas la majorité des gens de bons sens. Toutes nos inventions magnifiques et notre haute technologie sont énergivores à un tel niveau qu’il apparait exclu de pouvoir espérer une baisse quelconque de la consommation des énergies que nous produisons, qu’elle soit nucléaire, hydroélectrique ou autre. Fessenheim ne fermera pas tant qu’elle ne tombera pas en ruine, c’est clair pour tous les industriels, il n’y a guère que les bobos qui croient encore en cette fermeture, mais qui n’arrêtent pas pour autant de consommer toujours plus d’électricité pour charger leurs multiples gadgets et autres « smart-équipements ».

Là où je ne suis pas raisonnable, c’est que je crois encore que nos dirigeants peuvent changer, prendre conscience de leur inadéquation à leur propre univers et donc, effectuer les modifications comportementales nécessaires. Ils ne changeront jamais, trop bêtes ou trop intelligents, allez savoir, pour ma part les extrêmes se rejoignent toujours et souvent dans la médiocrité, alors pas d’espoir de ce côté-là. Non, si quelque chose doit changer c’est nous. Mais, me direz-vous, si peu de gens n’arrivent pas à évoluer comment espérez-vous réaliser une mutation d’une population encore plus importante ? Nous sommes naïfs, tous, les politiciens ne changent pas non pas parce qu’ils n’en ont pas les moyens intellectuels ou autres. Non, ils ne changent pas parce qu’ils ne le veulent pas, c’est un acte volontaire, rien à voir avec des capacités ou des compétences, ils sont biens comme ils sont et veulent le rester. Donc pas d’espoir avec eux, mais en revanche avec nous, les sans grade, les dindons de cette éternelle farce, nous pouvons le faire, j’en suis certain, mais faut-il pour cela que nous le voulions, que nous le désirions, que nous le souhaitions de toutes nos fibres, de tous nos cœurs, de toutes nos intelligences. Ce n’est pas gagné, c’est vrai. Mais rien n’empêche d’essayer. Nous pouvons ne plus nous résigner et décider de notre avenir, nous n’avons besoin de personne pour cela, nous sommes maîtres de nos vies, même si leur sacrifice, dans le passé, fut nécessaire pour acter de tels bouleversements. Le seul souci que je vois poindre est celui de notre aversion au sacrifice, nous avons perdu l’habitude de souffrir, de payer de nos personnes et quand nous le faisons ce n’est jamais que par intérêt bien compris. Il faut que nous retrouvions un certain nombre des valeurs qui firent de l’humanité ce qu’elle est aujourd’hui. Sans grandeur d’âme, sans générosité, il semble difficile d’imaginer nous sortir de nos mauvais pas. Faut-il encore que nous tombions plus bas pour que l’éveil se fasse, je ne sais, mais j’ose caresser l’espoir de nous voir bientôt réagir à notre propre résignation et en prendre le contrepied.

La balle est dans notre camp, devons-nous attendre de savoir jouer parfaitement pour marquer notre but ou pouvons-nous combler notre manque de technique par un enthousiasme surprenant ? A nous de répondre…

A bon entendeur, devenez sourd.

Haroun.

Croissance ? Zéro pointé !

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