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Quelle surprise ! Sacré Juppé !

Quelle surprise ! Sacré Juppé !

Quelle surprise ! Mais comment n’y avais-je pas pensé plus tôt ? Alain Juppé annonce sa candidature à la présidence de son parti politique, déliquescent et moribond depuis le duel ridicule de deux hommes opposés par nature, l’un complètement annihilé par son ex patron, Sarkozy, l’autre un psychopathe aux problèmes psychopathologiques basés sur un ego mal maîtrisé. Alors le « sage » selon les journalistes du Monde, sera candidat. C’est bien de le savoir mais juste une question… Candidat à quoi ?

Moi je dis ça, je ne dis rien, mais… L’UMP, parti politique endetté jusqu’au cou, dont les magouilles des chefs et sous-chefs confondus sont la trame des cours d’escroquerie pratiqués depuis les Baumettes jusqu’à la prison de la santé, est-elle encore viable ? Est-ce que tous ces beaux messieurs, rasés de près, cravatés et en costumes sur mesure payés par la République et donc nous, croient encore que l’agrégat de profiteurs, de détourneurs de fonds publics et privés, d’abuseurs de confiance, qu’ils forment tous ensemble, sera d’une viabilité totale et qu’il leur permettra d’atteindre leur but commun et ultime de prendre la présidence de la République ? C’est vrai que nous sommes des veaux, mais j’ose caresser l’espoir que nous ne le serons pas autant qu’ils en ont l’air. La mémoire est quelque chose de friable, de sensible et la moindre petite information peut remplacer rapidement la précédente sans jamais nous remémorer l’existence passée de celle dont elle a pris la place. C’est comme cela qu’un repris de justice « normal » ne retrouve jamais de travail, ne peut jamais rebâtir une vie sans avoir à se justifier sans cesse et à prouver sa rédemption, alors qu’en politique, le fait d’être un repris de justice est comme un signe de professionnalisme, une garantie de résistance et de combativité et ce passé sulfureux pour les sans grades devient une estampille de qualité pour nos politiciens. C’est comme cela, que le tricheur Juppé, qui paya en lieu et place de son ami et patron Chirac, a pu revenir à la mairie de Bordeaux où il a promis, lors des dernières municipales, de rester jusqu’à la fin de son mandat. Promesse qu’il ne tiendra pas pour la bonne et simple raison qu’il souhaite devenir notre prochain président après être devenu celui de la mourante UMP. Mais ce ne sera pas la première fois qu’un politicien ne tiendra pas ses promesses ou ses engagements, on y est habitués, même si nous oublions facilement, ça on s’en souvient un peu surtout quand on s’assoit, on sent comme une souffrance fessière qui nous rappelle notre dernière déculottée.

Comment peut-on voter UMP ou PS ou PC ou EELV, tous ces partis qui se partagent le pouvoir depuis le départ du Grand, du général, que l’on pare d’autant plus de grandeur que ses suivants sont minables, petits, profiteurs de bas étage, escrocs à la petite semaine, qui vont jusqu’à se faire payer leur moindre dépense personnelle alors que De Gaulle payait jusqu’à ses timbres pour ses courriers personnels, comme l’EDF et d’autres petites dépenses ménagères quand il était à l’Élysée. Notre Président, le premier de la Ve République, devient quasiment un mythe grâce à la piètre tenue de chacun de ses successeurs. C’est un danger aussi, il ne faut jamais idéaliser un être humain car nul n’est parfait, sauf moi diraient Sarkozy et Hollande… Mais sans prendre pour le Messie un homme comme vous et moi, ne peut-on pas espérer un peu de probité, d’honnêteté, de vérité dans les propos de la part de gens qui souhaitent nous gouverner et qui nous gouvernent déjà. Devenons-nous vraiment des Saints en ayant un comportement probe, non. Le problème est que nous avons tellement perdu l’habitude de voir des gens honnêtes, des personnes qui ne mentent pas, qui tiennent leurs promesses, qui ne se moquent pas de nous, que dès que l’un de ces voyous a un semblant de droiture il passe pour un bébé qui vient de naître, innocent et vierge de tout vice. Il n’y a pas et il n’y aura pas de Messie politique, cela n’existe pas et n’existera jamais, tant que nous serons des hommes. Déjà en religion, certains pensent que de sauveur il n’y aura pas, alors c’est dire en politique. En revanche, nous pouvons et devons espérer que, dans notre jeunesse, désabusée par nos comportements stériles et effrayée par l’incommensurable travail à faire pour sauver ce qui peut l’être de notre planète, il se trouve des gens dont la distance vis-à-vis du confort matériel et des honneurs, gardent le sens du devoir et respectent une probité nécessaire lorsqu’on représente les intérêts d’autrui et donc celui d’un peuple dans son entier. J’espère en la jeunesse, pas celle de la droite forte ou de la gauche bobo, mais en une jeunesse qui saura s’éloigner des sentiers battus pour réinventer une République digne et respectable.

J’y crois et je me bats pour cela en tentant d’éveiller ceux que je croise parfois durant ma vie professionnelle et privée, chaque minute, chaque seconde de mon existence s’arc-boute sur cet espoir, sur cette quête, non pas du Graal mais de l’homme « normal », le vrai pas la baudruche.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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