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Editôt ou éditard… (111)

Editôt ou éditard... (111)

Notre gros président, grand ça se saurait, va nous faire un autre de ses numéros de funambule dont les énarques ont le secret. L’art de ne rien dire tout en parlant beaucoup et en essayant de se faire aimer de tous est la matière principale dans cette école qui ne fabrique que des choses inutiles, des hauts fonctionnaires. Les vrais fonctionnaires, ceux qui travaillent comme des esclaves pour certains, santé, police, etc., et ceux qui en font moins pour d’autres, sont méprisés par leurs confrères de haut rang et ne servent que de ballon d’expansion à des fins d’économie dans la fonction publique. Nous avons besoin de fonctionnaires, pas d’énarques.

Et c’est donc le roi des inutiles qui va nous faire une conférence de presse pour nous expliquer que tout ça est difficile mais qu’après la pluie viendra le beau temps. Nous le savons déjà, surtout dans l’Hérault en ce moment, le problème est quand… Valls, au meilleur de sa forme, a distribué, avec parcimonie et sagesse, quelques douceurs aux retraités, supprimé quelques contribuables des listes des victimes nouvelles du quinquennat socialiste façon Macron, embrassé sur la bouche les patrons et caresser dans le dos les socialistes qui font encore mine de le suivre pour préserver leurs sièges et les prébendes qu’ils en tirent. La confiance limitée qui lui a été confirmée ne veut évidemment rien dire puisque c’est une confiance politicienne qui préserve les avantages de tous et fait fi des opinions du peuple, comme à l’accoutumée. Les frondeurs ne sont que des hypocrites, comme ceux auxquels ils s’opposent en apparence, ils ne défendent que leurs intérêts personnels et permettent encore plus de penser aux Français que les politiciens sont tous pourris, ce qui n’est pas loin d’être vrai. Alors que va nous dire Hollande, peut-être nous parlera-t-il de fromage, pas du sien qu’il ne partage avec personne, mais du nôtre qui se réduit comme peau de chagrin dès que nous avons l’honneur, la joie et l’avantage d’appartenir aux classes dites moyennes qui le sont de moins en moins. Eh bien, comme d’habitude, il va noyer le poisson avec quelques gouttes insidieuses de peur, de fond de guerre en Ukraine ou au Moyen Orient, nous parler de crise, de sa dureté, de sa durée qui s’éternise, du chômage qui n’arrête pas de grimper contrairement à ses souhaits, mais malgré tout cela, nous sommes les meilleurs, nous pouvons garder la tête haute et fulminer contre toutes ces forces qui s’opposent à nous tant en Europe qu’ailleurs, car nous sommes les plus beaux, les plus intelligents et les plus forts.

Sa force de persuasion s’émousse comme une lame tranchante le ferait à vouloir tailler du quartz. Il n’est guère cru aujourd’hui que par les incorrigibles socialistes décérébrés qui garnissent son carnet d’adresses personnel. Lorsque 13 % des gens, même si je ne porte pas les sondages dans mon cœur, sont le reliquat de son ex majorité qui permit son élection, qui croit encore en lui ? Seulement ses amis et les ermites. Il ne fait que profiter de la lâcheté des frondeurs, qui auraient pu rendre la parole au peuple en interdisant à ce gouvernement de droite déguisé en gauche, de continuer de sévir et de faire l’opposé de ce à quoi ils s’étaient eux-mêmes voués à faire. Mais, ils ont préféré garder leurs petites casquettes de grouillots au service de ces seigneuries de la haute fonction publique et des affaires. Il ne fait que profiter de la résignation passive et lâche du peuple qui se complait dans une consommation qui le stérilise, le lobotomise et le rend esclave de ceux qui disent vouloir les libérer. Il ne fait que profiter de notre absence de réflexion et d’analyse prospective, notre capacité de penser a été annihilée par leurs méthodes de manipulation depuis trop longtemps, aidée en cela de la consommation dont je parlais plus haut.

Nous ne sommes plus que les ombres de ce qu’étaient nos ancêtres, nous n’avons ni courage, ni vertu, nous sommes devenus les larves rampantes devant les rêves jamais réalisés d’un bonheur atteint par une consommation effrénée. Sommes-nous encore les mêmes révolutionnaires qu’en 1789, 1830 ou 1848 ou encore même qu’en 1968 ? … Je pense que oui et c’est mon message d’espoir, encore faut-il que l’hydre qui sommeille se mette enfin en activité et qu’elle effraie ceux qui aujourd’hui nous berne à loisir.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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