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Freddysarko… Le retour ?

Freddysarko... Le retour ?

Il est né le divin enfant, sonnez hautbois, résonnez musette… Pardon, je me trompe mais il faut me comprendre aussi, il est tellement petit qu’on dirait bien un bébé, non ? Ce serait plutôt le retour de l’enfant prodigue, peut-être, mais je n’y crois pas non plus. Ah, ça y est je vois ce que ce non-événement est exactement : Freddy, le retour ! On y est, le voilà dans son vrai rôle, dans un rôle qui n’est absolument pas de composition, où sa nature va pouvoir s’exprimer comme elle le fit jadis durant 5 longues années lorsqu’il était locataire à titre précaire de l’Élysée, comme son successeur qui commence déjà à faire ses valises…

Eh oui, un malheur n’arrive jamais seul, nous avions Hollande nous revoilà avec le Sarkozy en plus… Cela devient dramatique, on ne va plus savoir où ranger nos Messies. Tous ceux qui savent comment nous sauver de tout, sauf d’eux-mêmes, mais qui ne le font jamais, ceux qui connaissent toutes les règles de l’économie de marché qui répond à tous nos désirs et en particulier à celui de se tirer une balle dans le pied voire dans la tête tellement nous sommes à côté du bonheur qu’on nous promet sans cesse sans jamais en voir l’ombre. Tous ceux qui sont des experts, tous ceux qui ont l’expérience, tous ceux qui possèdent le droit de représentation d’un peuple lobotomisé et résigné, tous ceux-là même qui se targuent de résoudre nos soucis et qui nous en créent tous les jours de nouveaux. Non, ni Hollande, ni Sarkozy ne sont les Messies d’une société en perdition consumériste, ils ne sont que les porte-drapeaux de ceux qui les engraissent, les multinationales qui ne visent que le profit immédiat, sans se rendre compte qu’elles scient elles-mêmes les branches sur lesquelles elles sont assises, et se repaissent de leurs prises encore sanguinolentes. Sarkozy bénéficie d’une chose extraordinaire, la capacité des Français à oublier. Ils ont si peu de mémoire qu’en l’espace de deux ans ils peuvent supporter la vue de ce petit homme qui les a rançonnés, rackettés, vendus à ses clients et amis du CAC 40. Oui, nous sommes des veaux et moi le premier, qui aura le courage de s’immoler par le feu, comme le firent tant de martyrs de causes perdues d’avance qui déclenchèrent des révolutions par cette réaction extrême. Moi je ne le ferai pas, par lâcheté, par absence de courage physique, par peur de la souffrance. Alors comment puis-je espérer convaincre quelqu’un de faire un sacrifice que je n’envisage pas moi-même ? En fait, je ne souhaite aucun sacrifice, et si ceux-ci dans des situations désespérées, sont parfois nécessaires, ils n’en doivent pas pour autant en devenir une méthode de fonctionnement ou de récrimination. Nous ne pouvons et ne devons pas tomber dans ces violences extrémistes qui viseraient à s’auto-éliminer plutôt qu’à arracher par un combat non-violent les résultats que nous espérons. Il est facile de détruire notre société montée comme un château de carte sur une table bancale posée sur un tas de sable sur le fond d’une rivière. C’en est tellement simple que nous ne le faisons pas et que nous préférons même oublier le pouvoir que nous avons. Il est vrai que notre courage est aux abonnés absents, tout comme le respect de notre mode de vie et de notre confort est omniprésent.

Je l’écrivais déjà dans un précédent article, tout ce qui nous arrive est possible seulement parce que nous ne sommes pas prêts à reconsidérer notre mode de vie et notre niveau de confort matériel. Nous ne sommes pas prêts du tout à faire un quelconque sacrifice, et l’art de diviser pour mieux régner du libéralisme exacerbé dans lequel vit le monde entier ne fait que renforcer l’idée que, si sacrifice il y a, ce sera celui des autres mais pas le sien. Or rien n’est possible sans changement de mentalité, sans redéfinition de nos cadres référents, de nos modèles sociaux, économiques, politiques, ou de toutes autres choses encore qui déterminent notre manière d’appréhender notre univers et notre humanité. L’arrêt immédiat de toute consommation inutile, de tout achat non obligatoire aurait pour conséquence à très brève échéance l’éclatement de la société prédatrice que nous avons créée et que nous pérennisons depuis trop longtemps. Il est prouvé que les liens sociaux renaissent dans une société où la souffrance est majeure et générale et c’est seulement dans ce cas que l’humain retrouve sa place et que ses relations redeviennent plus sociales et moins égoïstes. La pression et le stress des deux dernières guerres ont changé les modes de répartition des richesses dans le Royaume Uni et rendu la société de cet état plus égalitaire. La conséquence immédiate de ce fait en a été l’allongement étonnant de l’espérance de vie et d’autres avantages humains absolument inattendus.

C’est cette lutte que nous devons engager, celle qui remettra le « personnalisme » en vogue et le retour à l’humain, seule chose vraiment importante dans ce monde de brutes… On commence quand ?

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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