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La barbarie est morte ? Vive la barbarie !

La barbarie est morte ? Vive la barbarie !

Je suppose que vous savez que je prends souvent le contre-pied du politiquement correct qui lobotomise une grande partie de notre société. Parfois mes pseudo analyses choquent, quelques fois elles dérangent, mais toujours elles interrogent. Elles appellent à notre reprise en charge de notre capacité de réflexion et d’analyse personnelle. C’est par l’électrochoc qu’elles produisent que j’espère mes lecteurs, non pas adhérer à mes propos mais prêts à en rechercher les leurs. C’est un travail d’éveil que je fais, rien d’autre et aujourd’hui ce sera peut-être pire qu’hier…

Le monde marche sur la tête, ce n’est pas nouveau. Quelques exemples pour nous montrer notre folie. Une famille britannique, dont la religion prête souvent à rire chez les gens qui n’ont pas la foi, les Témoins de Jéhovah, est annoncée comme ayant enlevée leur fils de cinq ans de l’hôpital qui était en train de le sauver d’une tumeur au cerveau. Un avis de recherche sur plus de 190 pays membres d’Interpol est lancé et en particulier en France et en Espagne où ces gens semblaient vouloir se diriger. Ceci était la première annonce de la presse aux ordres des annonceurs et des lobotomiseurs. Après quelques jours, la famille fut arrêtée en Espagne et on apprit, lentement mais sûrement, que les propos tenus par la presse étaient quelque peu éloignés de la réalité et qu’en fait d’enlèvement, il s’agissait bien de parents qui aimaient leur enfant et qui voulaient vendre leur maison en Espagne pour le soigner. Vous savez comme moi que la situation de malade, dans tous les pays soumis à la malédiction des dangereuses lois du marché, n’ont plus de services sociaux, ni d’hôpitaux, ni d’écoles dignes de ce nom. Et c’est à la gloire du profit que l’on a sacrifié le bien-être commun à la richesse de quelques-uns. Je peux comprendre cet homme, ce père aimant et généreux qui, saturé de la bêtise de son système social perverti essaie de résoudre son problème à sa façon et dans l’intérêt de son enfant. Deux leçons sont à tirées de ce fait divers. La première est que l’état, qui enleva d’autorité la tutelle de cet enfant à ses propres parents, nous prive de plus en plus de liberté. Quand bien même ce père voulait trouver ses solutions à son problème d’une façon inadéquate aux yeux de nos dictateurs en herbe, c’était son fils et personne ne doit interférer dans ses choix tant qu’il ne met pas la vie et l’intégrité des membres de sa famille. Et si la presse, prompte à juger et à jeter aux gémonies quiconque lui permettra de vendre du papier ou de l’audience, sans respect pour les personnes ni pour rien, sauf de ses annonceurs et autres publicitaires, réfléchissait à sa responsabilité avant d’étaler la vie privée des gens sans en savoir le premier mot, les gens ne seraient pas enclin, eux-aussi comme les perroquets stupides qu’ils sont, à juger et insulter des innocents. Honte à la presse qui travaille en dépit de son éthique et du respect minimum qu’elle devrait conserver vis-à-vis de ceux qui font qu’elle existe.

Autre exemple, le marché des bateaux Mistral vendus par la France à la Russie. Hollande et sa clique changent d’avis, ce n’est pas nouveau, chaque jour amène son lot de sottises et souvent elles prennent les positions inverses des sottises qu’elles remplacent. On sait que l’habitude de Hollande est la trahison, nous en sommes maintenant convaincus et les preuves tombent à foison sous nos yeux hagards. Même Valérie Trierweiler le confirme dans une poubelle pleine de ses reproches et de ses récriminations sur celui qui fut son homme infidèle. Que ne vous l’eussiez dit plus tôt, chère madame. Tant que n’étiez pas trahie, vous-aussi, le silence et les twitts vous suffisaient, il fallut que votre compagnon volage mette votre honte sur les premières pages des journaux pour que vous réagissiez, quelle journaliste êtes-vous donc madame ? Que les Russes s’étonnent de la soumission totale du gouvernement français aux directives ordonnées par l’empire américain n’est pas sérieux, Poutine a pris la mesure de Hollande et de l’Europe depuis longtemps. Il sait que nous ne sommes que les esclaves serviles des USA et que nous ne ferons rien sans qu’ils ne nous en intiment l’ordre. Trahi aussi donc, le contrat commercial avec un partenaire qui nous mangera tout cru le jour où il se mettra en colère. Les raisons importent peu, l’Ukraine est le terrain de jeu de l’OTAN, donc des Américains, pour encercler et mettre à l’écart d’un redéploiement l’empire russe au même niveau d’influence que le fut le soviétique. Les USA sont prêts à tout pour cela, nous les suivons et leur obéissons avec diligence et crainte. La seule chose que nous avons prouvée dans cette triste affaire de Mistral est que, à l’instar du vent du même nom, nous faisons tourner et virevolter nos positions en fonction de désirs qui ne sont pas les nôtres et qui ne respectent en rien les engagements que nous prenons vis-à-vis des tiers.

Dernier exemple, le second journaliste américain qui se fit étêté par les « barbares » de l’État Islamique. Que plus de 2000 personnes palestiniennes soient mortes par les assassinats israéliens qui ne perdirent « que » moins de 80 personnes, on s’en moque. Que des centaines de milliers d’Irakiens soient morts depuis l’arrivée des étasuniens sur leur sol, on s’en moque aussi. Que la Libye est à feu et à sang après que les services spéciaux des alliés de l’OTAN aient proprement lynché le dictateur qui faisait régner la paix en Afrique tout simplement pour récupérer du pétrole à bon compte et de cacher l’éventuel financement de la campagne du petit Napoléon, que la France avait mis à l’Élysée avant Hollande, on s’en moque encore. Que la défense des intérêts d’Areva et d’autres multinationales nous ont fait attaquer des groupes armés dans des pays qui ne sont pas les nôtres pour défendre des intérêts malsains de gens qui massacrent sans ébruiter leurs exactions amis en distribuant des dividendes, on s’en moque toujours. Mais dès qu’un « barbare » touche à un cheveu d’un journaliste, surtout s’il est américain, là on se fâche, on fronce les sourcils et on lâche des bombes. Qui sont les barbares, si nous voulons supprimer la barbarie de ce monde, n’avons-nous pas à en donner l’exemple d’abord ? N’avons-nous pas à cesser de jouer au Monopoly avec les pays et les vies de leurs habitants dans le seul but de conserver notre niveau de confort ? Et puisque nous pensons que nous avons l’exclusivité de l’intelligence et des droits de l’homme ainsi que de leur respect, pourquoi ne les appliquons-nous pas ?

Les barbares ne sont pas toujours ceux que l’on croit. L’école de la barbarie est à Guantanamo, sur tous les fronts que nous avons ouverts de par le monde pour imposer par la force notre American Way of Death, celle qui s’est imposée en France depuis la fin de la dernière guerre mondiale et qui ne nous abandonnera que si nous redevenons des Hommes, des vrais. Ce n’est pas gagné…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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