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« LA » Chronique du week-end… (113)

"LA" Chronique du week-end... (113)

« I have a dream… » Ne vous moquez pas, non, je ne me prends pas pour Martin Luther King, absolument pas. Mais j’ai le droit de rêver, non ? Eh bien moi aussi j’ai rêvé, j’ai plutôt cauchemardé devrais-je dire. Car mon imagination, ou je ne sais quoi qui fait que notre esprit se libère de nous-même durant nos nuits, m’a fait vivre une nuit agitée et triste. Heureusement le réveil brutal que généra le cauchemar en question me remit face aux réalités, je vivais bel et bien dans le monde merveilleux que nous tentons de détruire avec un certain entêtement stupide et infantile. Voici la raison de mon réveil, mot qui est à prendre dans toutes ses définitions…

« Je vis dans une France belle et généreuse de tous les paysages et richesses qui font vivre son peuple. Alors que la crise s’annonce, je vois les catastrophes économiques débouler à toute vitesse et ruiner le pays cher à mon cœur. Les millions de chômeurs affluent autour des bureaux d’aide sociale, les soupes populaires sont à même les rues pour distribuer pitance et un peu de chaleur humaine. Les enfants ne jouent plus qu’avec les reliquats des jouets qui, quelques mois auparavant étaient encore branchés à des prises électriques qui aujourd’hui ne donnent de l’électricité que quelques heures par jour. Electricité aujourd’hui réservée aux tâches ménagères et à la cuisine en particulier car les autres appareils sont proscrits sous peine de sanction lourde, la consommation est contrôlée de façon précise et autoritaire, aucun écart n’est toléré. Malgré cela, les riches et les castes de nantis, dont font partie les hommes et femmes politiques, continuent de mener grand train et font mine de chercher les solutions à la crise extraordinaire que le pays traverse. La révolte commence à poindre, les gens n’en peuvent plus, ils ne supportent plus cette gabegie qui voit toujours les mêmes partager les joies d’une vie faite de caprice et de faste, de luxe et de gaspillage, des enfants gâtés de notre terre française, ceux qui nous ont mené où nous en sommes. Subitement, suite à l’arrestation d’enfants qui avaient volé de la nourriture, le premier jour de la révolution, la quatrième de notre Nation, débuta et généra en quelques jours le massacre de dizaines de milliers de personnes des castes supérieures et de hauts fonctionnaires et hommes politiques. Il n’était pas rare de voir dans les rues défiler des cortèges de riches et de politiciens, que l’on avait prié de revêtir leurs plus beaux atours, enchaînés aux pieds, et sur qui le peuple devenu sauvage jetait excréments et ordures, avant de les mener à des échafauds remis au travail pour cette occasion. « La grande purification de l’état » était le nom donné à cette tuerie organisée par les révolutionnaires les plus barbares et charismatiques à la fois, ce qui prouve que l’un n’empêche pas l’autre. Mais comme tout a une fin, même ce triste comportement connu la sienne et la révolution sanguinaire laissa la place à une réorganisation.

Grâce à l’application de règles simples et strictes la France révolutionnaire devint en quelques mois un modèle de réelle égalité et de fraternité renaissantes. La recette était simple et ce sont des citoyens sans dents qui l’a mirent en fonctionnement. Comme quoi il n’est pas nécessaire de faire l’éna pour gérer le pays sauf si l’on a l’intention de le détruire. L’égalité naquit de la mise en œuvre de cette potion magique faite de deux éléments :

  1. Le premier est le recours à la fiscalité et aux prestations sociales pour redistribuer une part des revenus des riches au bénéfice des pauvres.
  2. Le second consiste à réduire les écarts au niveau des revenus bruts avant toute distribution.

On ne peut pas faire plus simple. A partir de l’égalité nouvelle on constata que la santé, les problèmes de criminalité, de souffrances morales et sociales disparaissaient au fur et à mesure que s’installait l’égalité entre les gens. Même les riches qui survivaient en avaient conscience et commençaient à regretter de ne pas l’avoir fait avant. Mais il restait encore des réfractaires, ceux-ci avaient comme alliés les tenants de l’inégalité, les « jusqueboutistes » de l’économie de marché et du pouvoir extrême de l’argent et de ceux qui le détenaient. Des foyers de lutte perduraient et les morts continuaient de se compter par centaines. C’est là que les alliés de ces forces conservatrices, faites des possédants et de leurs affidés et de leurs esclaves aveugles, tous les pays qui continuaient de briller par leur désir de toujours aller vers la croissance et le grossissement des richesses de quelques-uns au détriment de tous les autres, ces pays-mêmes qui furent jadis les alliés de la France, envahirent notre pays et remirent en place par la force un pouvoir qui suivait les lignes directrices des lois du marché, du libre-échange, de l’argent roi et des oligarchies nécessaires au respect de cette politique inhumaine, inégalitaire et asservissant les hommes. Tout redevint comme avant, crise, pauvreté, misère humaine et drames permanents, mais les riches et les politiciens allaient bien, merci pour eux… » C’est à ce moment que mon réveil se fît, brutalement je l’ai déjà dit, mais pire encore, je m’aperçus que la réalité était bien celle-là même qui finissait mon rêve. Nous sommes en crise, les millions de chômeurs affluent mais ne souffrent pas encore de la même manière que mon cauchemar me l’avait montré… Mais rien n’interdit de l’imaginer.

Je n’ai pas rêvé, j’ai juste imaginé ce scénario catastrophe pour parler du droit d’ingérence que s’arroge les nantis pour détruire tout ce qui les gêne dans leur mode de fonctionnement. Pourquoi n’avons-nous pas réagi lors des événements de la place Tian'anmen en Chine, pourquoi ne réagissons-nous pas lorsque les Américains nous mentent effrontément pour aller prendre le pétrole irakien, pourquoi seuls les pauvres et ceux que nous trouvons différents méritent notre ingérence et pourquoi les puissants s’accordent le droit de vie ou de mort sur des populations entières ?

Notre ingérence est motivée par des intérêts économiques déguisés en soucis humanitaires mais ils ne trompent que ceux qui veulent l’être. Bernard Kouchner nous a montré son visage le plus odieux hier soir dans l’émission de Ruquier, c’est le modèle même du politicien menteur et complice de toutes les exactions commises par l’occident. Combien de temps les supporterons-nous ?

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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