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La complainte du président…

La complainte du président...

Eh oui, ma bonne dame, la vie est dure… Qu’il est difficile d’être à la fois président de la France, patron en sous-main du Parti Socialiste (de nom en tout cas), chef de gang et traître à toutes ses causes. C’est vrai qu’il doit être difficile de dormir les yeux ouverts, ce qui est le lot de tous les gens qui ont choisi la traîtrise comme moyen de sauvegarde de leurs intérêts personnels. Je suppose que notre gras président attend de nous quelque commisération, quelque mouvement de pitié.

Pas de problème, j’ai déjà pitié de lui depuis longtemps… Mais la pitié est le sentiment le plus avilissant que je connaisse, aussi bien pour celui qui la donne que celui qui la reçoit… Ne me remercie pas mon président, c’est avec plaisir. L’amour est plus beau, plus fort, plus riche, et tellement gratifiant, mais, lui, ne le mérite pas… Pour ma part, il est impensable d’entendre un président défendre sa position comme Hollande l’a fait hier. S’il ne savait pas que c’était si difficile pourquoi ne s’est-il pas souvenu de son travail dans les arcanes du pouvoir miterrandien, il y était, il a vu, il a opéré dans cet environnement si « difficile ». Parce vous, votre boulot n’est pas difficile, vous êtes tous des fainéants, le seul qui travaille dans notre pays est le président de la république, le tout en minuscules comme eux-mêmes. Lui bosse et souffre. Nous on ne fait rien et on rigole à longueur de journée. On voit bien que ces gens ne vivent pas sur la même planète que nous, ils sont à des milliers de lieues de la vie réelle, celle vécue par des millions de Français, mais c’est vrai partout, qu’ils aient ou non un emploi. Eh oui, monsieur le président, la vie est étrangement dure… Au passage cher énarque on ne dit pas dure pour une situation, on peut dire difficile, compliquée, mais pas dure… Seule votre tête est dure car elle ne veut pas intégrer l’idée que le libéralisme exacerbé, dans lequel vous semblez nous remettre, n’a jamais apporté de solution à nos problèmes et en a même généré de nouveaux. Mais en fait qu’a-t-il dit notre bon président ? En réalité rien, mais rien du tout… Le vide intersidéral de l’information. Encore une conférence de presse qui se change en one-man-show de communication inutile et fastueux. Aucune nouvelle qui vaille la peine de rassembler autant de journalistes corrompus, moins corrompus ou pas corrompus, aux méthodes de la gauche caviar aux commandes de l’état. C’était une sauterie parmi tant d’autres, payées par nos soins, nous qui avons des vies si faciles qui nous permettons de laisser notre président gaspiller l’argent de nos ménages. Alors, monsieur le président, si vous vous sentez dépassé, fatigué, las, si la mission que vous avez tant espérée, et que nous avons eu l’inconscience de vous accorder, vous déprime, pas d’hésitation… Il vous reste, comme je le dis souvent… le suicide. Après le suicide politique où vous brillez de tous vos feux, il vous reste le dernier suicide possible, celui de la pendaison avec un élastique de votre amour-propre. Votre souffrance sera sans limite… Un peu comme celle des Français qui dorment dans leur voiture parce que malgré leur piètre salaire ils ne peuvent trouver de logement, un peu comme celle des 5.5 millions de chômeurs qui se regardent moins le nombril que vous, un peu comme ces gens qui ne peuvent plus se soigner grâce à vos économies dans la santé, enfin, comme vous pouvez le voir, le plus grand club de France est celui des gens qui ont la vie dure… Très dure ! Plus dure que la vôtre, monsieur le président !

Je ne serai pas comme ces stupides personnalités politiques de droite et d’extrême droite qui se moque du non-événement d’hier, ils sont dogmatiques, stupides et n’ont aucune imagination ni intelligence pragmatique. Je ne me moque pas, je constate simplement le décalage énorme entre les hommes du pouvoir et les ceux sans, nous en l’occurrence. Ce qu’ils oublient, ces faux démocrates et vrais hypocrites, c’est que le pouvoir est à nous, c’est nous qui le donnons et ceci nous met dans une position à la fois fâcheuse et responsable. Car, à donner le pouvoir à des gueux, on ne montre que notre inconsistance, notre incroyable naïveté et notre inconscience à ne pas contrôler le pouvoir que nous distribuons. Nous ne contrôlons absolument rien. Nous votons sur un programme, celui-ci n’est pas appliqué et nous sommes en obligation d’attendre la fin du mandat pour régler le compte du traître qui nous gouverne. Où est le contrôle. Est-ce que le chef d’une entreprise peut gérer sa boîte comme cela, eh bien c’est encore moins possible pour un pays. Alors notre responsabilité n’est plus à prouver, nous sommes ceux qui nous sacrifions volontairement sur l’autel du pouvoir et de l’argent que nos chefs et nos capitaines d’industrie se partagent.

Nous aurons donc une grand-messe régulièrement, cela permet au traiteur qui travaille avec l’Elysée de tester de nouvelles recettes et le parterre d’invités est constitué de gens qui ont le bec fin et le palais ajusté à des produits d’extrême qualité, pas comme notre viande de la ferme des 1000 vaches ou des porcheries industrielles qui polluent notre Bretagne, réservés aux palais habitués aux produits chimiques et dangereux.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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