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Courage fuyons !

Courage fuyons !

Notre Ségolène est aussi rapide qu’efficace lorsqu’il s’agit d’aller dans le sens inverse de sa mission. En fait, je vais finir par croire que c’est une habitude socialiste que de trahir ses propres choix, ses convictions, ses promesses, ceux à qui on les a faites ainsi que ses propres amis ou relations. Bravo les socialistes, vous nous donnez envie d’adhérer à votre parti en déliquescence avancée, un peu comme celle de l’UMP, c’est dire si la politique française est brillante… A défaut d’être intelligents, nos personnels de la haute fonction publique et élus nous assurent d’une chose : ils savent parler pour ne rien dire et faire le contraire de ce pourquoi ils ont été missionnés.

Notre reine de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, pardon, notre ministre, vient de prouver que le courage n’est pas la matière première dont sont faits les politiciens. Loin d’imaginer les conséquences de sa démission véloce et dramatique, elle préfère abandonner toute velléité écologique afin de protéger sa belle carrière. Il me semble que l’intérêt de l’état, sans cesse bafouer par nos dirigeants depuis des décennies, passe aussi, et surtout, par l’intérêt et la défense du peuple que celui-ci est censé administrer. Or l’écologie n’est pas une donnée spécialement française, c’est un problème mondial, nous sommes d’accord, mais est-ce une raison pour que attendions que d’autres que nous s’y mettent pour pouvoir les suivre ou devons-nous faire notre part de changement pour que tout évolue ? Souci majeur : toute entreprise demande du courage si elle vient s’opposer à des schémas établis et utilisés de longue date. Les défenses des corporatismes, des communautarismes sont devenues les modus operandi de tout homme politique qui souhaite avoir une longue carrière, avec un cumul de mandats et de missions énormes et un renouvellement de tous ceux-ci ad vitam aeternam. Pire encore, la fuite devant l’adversaire devient un culte, on ne veut plus s’opposer même lorsqu’on a de bonnes raisons de le faire, et le sauvetage de notre planète, de notre pays en sont au moins deux excellentes. Mais pas assez pour notre reine déchue, tombée du lit de l’infidèle et du traître Hollande, qui respecte la voie tracée par son ex pour essayer de le reconquérir peut-être, allez savoir ce qui se passe dans la tête d’une ministre, et qui consiste à trahir, faire et défaire, parler pour ne rien dire et parader dans les écoles primaires. Pour des justifications écologiques il s’avérait nécessaire, pour ne pas dire obligatoire, de pousser les transporteurs à utiliser des moyens de transport moins polluants et de financer les rattrapages nécessaires vis-à-vis de la nature qui sont la conséquence de l’incompétence de nos gouvernants depuis des lustres.

Alors je donne une idée à notre incompétente ministre de l’écologie. Si elle veut s’attaquer aux concessionnaires autoroutiers, ce n’est pas par la discussion car celle-ci est perdue d’avance. Pourquoi ? Parce que les contrats qui lient les détenteurs de ces droits à nous rançonner sur des routes que nous avons payées sont tellement bien organisés pour défendre leurs intérêts que Ségolène y perdrait encore plus d’argent et de crédibilité. Ces contrats ont été rédigés par ceux qui vendirent la France à des sociétés privées, via des concessions ubuesques, des PPP – partenariat public privé – qui ponctionnent l’état à de tels niveaux que cela en devient ridicule et d’autres affaires encore plus louches. Regarder les autoroutes, le ministère de la défense du 15e arrondissement, la maison de la musique de la porte de la Villette, ce sont des gabegies totales et honteuses où nos impôts partent en fumée. On nous sert la ceinture et on gaspille par ailleurs. On vend la France à des gens qui n’en ont cure et dont les seules vues sont celles des bénéfices nets qu’ils tireront de ces mirifiques affaires sources de corruptions et de malversations. Alors ma solution quelle est-elle ? Qu’elle nationalise les sociétés autoroutières sans aucune indemnité vis-à-vis de leurs actionnaires ! C’est une révolution ? Oui, peut-être, mais c’est surtout rendre aux Français ce qu’ils ont durement payé durant des dizaines d’années alors que cela n’était prévu que pour un temps limité. Les Français ont le droit de se déplacer, n’est-ce pas l’une des conditions souhaitées par le patronat, cher à Valls et à Hollande ? La mobilité des gens… Cette nationalisation serait la bienvenue. Cela ferait entrer de l’argent frais dans les caisses et pour retourner à l’écologie il faudrait aussi rembourser la TVA sur le gasoil aux transporteurs qu’à hauteur de 50 %. Ils manifesteraient, sûrement, ils bloqueraient le pays un temps, certainement, et alors… Ne dit-on pas qu’on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs ? Alors faisons une belle omelette ! Si la défense des intérêts d’un petit groupe doit nuire au bien-être de toute la population que doit faire l’état si ce n’est de protéger ses citoyens.

Mais voilà, pour cela il faut avoir un appareil génital bien équipé entre les jambes. Bien entendu, on ne peut reprocher à Ségolène de ne pas en avoir, c’est peut-être ça le problème. Ne devrait-on pas autoriser la transsexualité chez nos gouvernants pour les équiper de ce qu’ils n’ont pas pour les femmes et faire une réparation complète pour les hommes en manque ? Là est la question…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

1 Comment

  1. Pangloss Répondre

    Entièrement d’accord!
    La conclusion risque de vous faire accuser de machisme.
    Enfin, il y a des jours où votre texte écrit en gris clair sur du "blanc foncé" me paraît impossible à lire.
    Il n’est pas possible de choisir du noir?
    Bon après-midi.

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