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Editôt ou éditard… (115)

Editôt ou éditard... (115)

La malbouffe n'est pas un hasard…

J’ai des membres de ma famille qui sont devenus, au fil de temps, même s’il est court au regard de leur âge, végétaliens. En sus du fait que de manger de la chair morte n’est pas, du point de vue de ces adeptes de la bouffe sans source animale, à franchement parler et vu sous cet angle, une joie qui nous porterait aux cieux, il semble logique de dire que ces aliments sont encore plus nocifs et dangereux que leurs cousins à base de végétaux uniquement. Il semble logique disais-je car les traitements que nos champs subissent sont aussi empoisonneurs que ceux infligés à notre bétail. Et pour arranger tout cela, lorsque les traitements ne suffisent pas à arrondir les marges, quelques trafics déloyaux peuvent se réaliser…

Le miel, par exemple, dont la production nationale a chuté de 50 % en 10 ans pour la simple raison de la destruction de nos ruches et de nos abeilles à force d’employer tous les herbicides, insecticides et autres jeux génétiques qui transforment nos végétaux en source de maladies génératrices, dans le même temps et pour les mêmes justifications, de trous de la sécurité sociale et de super profits pour nos sociétés pharmaceutiques. Le miel, disais-je, nous parvient de Chine et du Vietnam. Ces miels bon marché sont ensuite mélangés à des miels européens pour permettre un marketing mensonger au moins partiellement qui fait croire que le produit ainsi obtenu est d’origine européenne. La communauté européenne avait d’ailleurs autorisé l’adjonction de 5 % de sucre industriel pour encore et toujours flatter et enrichir les sociétés multinationales de l’agroalimentaire, il y a une dizaine d’années aussi. Mais la répression des fraudes a constaté que 18 % des produits contrôlés dépassent largement cette limite de 5 %, certaines allant jusqu’à 50 % de la quantité présente dans votre pot de pseudo miel. Comme les tests faits par les fraudes ne peuvent constater que la présence de sucres de canne ou de maïs, tous les autres sucres peuvent y abonder sans faire pour autant courir de risques aux industriels véreux et tricheurs. De nouveaux tests sont en cours d’élaboration afin de parfaire les contrôles et de coincer les industriels déloyaux et malhonnêtes. Ce sont 40 000 tonnes de miel qui sont vendues en France chaque année et donc le chiffre d’affaires est colossal comme les profits réalisés sur des produits qui ne sont que rarement ceux que vous croyez acheter. Les champions de cette triche bien organisée sont les marques Auchan, Cora, Leclerc et Leader Price. Sachez simplement qu’en faisant des contrôles par résonnance nucléaire il a été démontré que la duperie toucherait non pas 18 % des produits mais 30 %… Mais jusqu’où s’arrêteront-ils disait Coluche !

Mieux encore, vous voulez manger du plastique, pas de problème, c’est facile, acheter des moules, des huitres ou du poisson. En intervertissant votre alimentation entre ces trois gammes de produits de la mer, vous aurez un échantillonnage des différents plastiques qui garnissent nos mers et océans. Jusqu’à une particule de plastique par gramme dans les huitres ou les moules. Evidemment, les moules et surtout les huitres sont des filtres naturels qui nettoient nos étendues d’eau salée. 25 litres d’eau filtrée pour une moule et entre 100 et 500 pour une huitre par jour. Une huitre est une véritable station d’épuration, mais… Le plancton mange le plastique, les mollusques mangent le plancton, les crabes et les homards mangent les mollusques et nous… Nous mangeons les crabes et les homards comme tous les poissons qui viennent s’étaler sur les bans de nos poissonniers et autres grandes surfaces. Alors, que devons-nous manger ? Même nos ongles ne sont plus ce qu’ils étaient avec toutes les cochonneries que nous absorbons en grande quantité à longueur d’année. La recette est simple. Ne mangez plus ! Je rigole mais ce n’est absolument pas drôle. C’est suite à mon article de samedi dernier que j’ai reçu un mail d’un lecteur me disant que cela n’était peut-être pas aussi grave que je le disais que j’ai décidé de faire cet article-là. Pour être clair, il est toujours possible de se nourrir correctement dans nos contrées, soi-disant riches, industrialisées et cultivées. Ce n’est pas simple mais c’est possible. Comment le pouvons-nous encore ? Tout d’abord, nous avons chacun dans nos familles, à la campagne, des cousins, des grands oncles ou autres branches de nos familles que le rythme de nos carrières nous a fait délaisser. Il faut rétablir le contact avec ces gens qui, tout comme nous, ont continué leurs vies dans l’environnement qui était le leur. Rétablir le contact ne signifie pas que nous devons le faire de façon intéressée et uniquement dans le but de les mettre à contribution pour notre satisfaction en sens unique. Non, nous devons rétablir une vraie communication avec eux, échanger non pas superficiellement, comme avec nos amis Facebook, mais en pensant les mots que nous leur dirons. Il nous faut rebâtir nos familles, reconstruire tout ce que nous avons gaspillé pour gagner de l’argent, tout ce que nous avons sacrifié pour épater nos voisins et flatter nos ego. Alors, avec force patience et regrets pour ce temps commun disparu à jamais et que nous ne pourrons jamais rattraper, peut-être qu’à ce moment-là, nos proches par le sang et éloignés par les distances, nous offriront-ils quelques occasions de récupérer ici des légumes, là de la viande, encore ailleurs des escargots ou autres délices que notre pays nous procure. Et comble du bonheur, peut-être pourrons-nous louer quelques mètres carrés de terre où nous « potagerons » en bons citadins et mauvais jardiniers pour faire nos propres conserves de haricots et autres petits pois et choux. Sans rien ajouter à notre sueur pour défendre notre alimentation, à l’abri de tous ces produits chimiques qui vous donnent de belles formes mais de mauvais goûts, des fruits et légumes dignes de prix de beauté mais qui ont tous, peu ou prou, le même goût voire aucun.

Si vous ne connaissez pas le producteur de ce que vous mangez, vous n’avez aucune chance d’échapper aux bâtisseurs d’empires, aux faiseurs de profits qui sont prêts à vous empoisonner à petit feu pour s’enrichir honteusement. Bon appétit…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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