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Enfin un cadeau…

Enfin un cadeau...

Eh oui, vous avez compris que j’étais de retour en Afrique à la simple absence d’articles de ces deux derniers jours, quelle perspicacité vous avez, j’en suis tout esbaudi… Un de mes lecteurs s’inquiétait hier soir de mon abonnement aux absents depuis mercredi, c’est dire si son addiction à ma prose est grande, presque aussi grande que celle que j’ai à écrire. Je l’en remercie, son attention me touche vraiment, même si en toute humilité, je ne crois pas mériter autant d’intérêt. Mais dans ma grande générosité, et pour remercier tous mes fidèles lecteurs, avec une pincée de gratitude de plus pour celui qui s’inquiète de ma proximité avec Ebola, le nouveau Dieu ravageur, je vais vous faire un cadeau…

Quel est-il ce cadeau ? C’est très simple, allez sur le site de Médiapart, prenez l’abonnement d’essai à 1 € et vous allez avoir le meilleur médicament contre la constipation. Non pas parce que ce support médiatique est désagréable à lire mais simplement parce que les faits qui y sont évoqués montrent que nos hommes et femmes politiques sont d’une telle médiocrité qu’aucun intestin ne peut y résister. Pas un article ne peut vous convaincre d’aller voter, éventuellement de manger votre carte d’électeur oui, sans aucun doute, mais d’aller aux urnes pour y jeter un morceau d’arbre qui n’en demandait pas tant pour si peu, non, certes non ! C’est effectivement un cadeau, même s’il ne me coûte rien personnellement, c’est tout de même un cadeau, un laxatif aussi efficace et si peu cher, cela ne se trouve pas tous les jours. Pour ceux qui auraient l’estomac fragile, les régurgitations et les vomissements ne sont pas impossibles. C’est encore pire que ce que nous pouvions imaginer me demanderez-vous et je vous dirai… Non ! Je savais tout cela, mais de le voir écrit par des gens qui craignent tant le procès qu’ils ont forcément les preuves de ce qu’ils avancent, c’est encore plus fort que la connaissance, c’est la connaissance portée au niveau de chacun. Le retentissement de mon blog n’est que minuscule si toutefois il existe mais lorsque des moyens d’information, certes minoritaires, portent à la connaissance de chacun, pour un prix ne dépassant pas les prix des supports de publicité qui sont vendus par nos marchands de journaux alors qu’ils ne vivent que de leurs lecteurs et abonnés, là, nous atteignons la vraie communication d’informations intéressantes. Ces communications sont en cela importantes qu’elles nous éveillent, qu’elles nous mettent face à nos responsabilités car là est l’éternel problème. La connaissance entraîne automatiquement la mise en responsabilité. Ceux qui ne savent pas ne peuvent être coupable de rien, mais ceux qui, au contraire, sont riches de cette fameuse connaissance deviennent coupables de tout. Je me méfie un peu des dictons et autres proverbes mais l’un d’entre eux me semble valide à 100 %. « Qui ne dit mot consent. » Et nous en sommes là, pendant que Valls dine avec une dizaine de paysans certainement bien choisis, pendant que nous sommes inondés des inaugurations de foires aux chrysanthèmes de notre autre pays du fromage, à regarder ces gens se moquer de nous, de la République, de la démocratie.

Comment pouvons-nous supporter tout cela ? Honte à nous, à moi qui ait cru pendant trop longtemps et naïvement que nos édiles et autres gangsters élus œuvraient pour le bien de tous. Adepte du « tous pourris », moi ? Oui et alors, que l’on me prouve que j’ai tort avant de me jeter la première pierre. Il suffit de cinq années pour changer un être militant convaincu en un corrompu, cinq ans, ce n’est rien mais c’est déjà bien moins que ce que je pouvais imaginer. L’homme corrompt tout ce qu’il touche dès qu’il perd le sens commun et le respect de lui-même. C’est donc un cadeau empoisonné que je vous fais car il va sans aucun doute mettre à mal le peu de considération que vous pouviez avoir vis-à-vis des institutions prises en otage par des faquins qui ne pensent qu’à se servir copieusement sur le dos des contribuables. Ne m’en veuillez pas, soyez conscients de mon unique priorité, celle d’éveiller chez vous, mes pauvres lecteurs de la nécessité de vous révolter encore un peu plus, de crier votre ras-le-bol de l’environnement aux odeurs fétides que nos édiles font régner tout autour de nos familles et de nous-mêmes. Médiapart présente aujourd’hui des faiblesses dues aux attaques liberticides de l’administration qui a du mal à supporter tous les supports de presse encore libres de parole, et tous les Dieux savent qu’ils sont peu nombreux. De l’affaire Cahuzac à toutes les autres que ces « vrais » journalistes d’investigation ont découvert et porter à la connaissance d’un public malheureusement trop limité, toutes ces affaires donc leur portent maintenant préjudice car il n’est pas bon de dire la vérité dans le pays des droits de l’homme et du citoyen.

Dans quel pays d’ailleurs n’est-il pas dangereux de nos jours de la dire et de la crier à la face de ceux qui l’ont définitivement bannie de leur dialectique verbeuse et forçant les habitants « normaux » de n’entendre que les promesses faites de mensonges éhontés de nos élus ? Là est la question… J’ai une réponse mais l’idéal est que vous regardiez par vous-même sur une mappemonde si un pays libre et où la vérité est érigée en principe résiste encore à la noblesse de la politique de tous les pays du petit monde que nous habitons… Pour encore combien de temps ?

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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