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GPA envie… Mais je le fais quand même !

GPA envie... Mais je le fais quand même !

GPA envie mais je le fais quand même… La manif pour tous refait parler d’elle à l’occasion de cette décision de notre justice de valider le « titre de propriété » de parents adoptifs sur une progéniture acquise à l’étranger. Malgré la répugnance que j’éprouve sur la vindicte de cette manif pour tous qui est plutôt une manif contre tous, je dois avouer que je suis totalement opposé à la marchandisation des êtres humains car il s’agit bien de cela. Cette manif d’intégristes catholiques me fatigue, leurs arguments, leur racisme et leur bêtise sont absolument écœurants. Mais même dans le mal il y a toujours du bien, et, dans ce cas, c’est la défense de l’intégrité de la valeur humaine.

Je vais vous raconter une histoire à dormir debout, même moi je n’y croyais pas… Quand les hommes domestiquèrent les gallinacées, ils trouvèrent judicieux de les rassembler en un endroit clos pour d’abord les protéger des prédateurs éventuels mais aussi pour ne pas avoir à courir la campagne pour trouver une douzaine d’œufs. Ce fût la naissance des poulaillers. La société évoluant, les familles devenant plus nombreuses, les paysans augmentèrent le nombre de leurs poules pour satisfaire à la demande de tous ces nouveaux clients, sans compter ceux qui s’agglutinaient dans la ville voisine et habitaient stupidement les uns sur les autres dans des bâtiments hauts et sans âme. Le poulailler grandit encore… La richesse venant, le paysan devint de plus en plus mégalomane et décida de se mettre à produire pour les villes plus lointaines qui étaient encore plus grandes que celle qu’il fournissait jusqu’à lors. Le poulailler grandit encore… Les bénéfices étant intéressants mais jamais suffisants pour ce paysan devenu homme d’affaires, alors il trouva une alimentation plus sûre de ses poules, de bons aliments contenant force antibiotiques et autres remèdes préventifs de toute épidémie qui remettrait ses profits en question. Le développement continua et il fournissait enfin tout le département. Le poulailler grandit encore… Mais le problème était que le poulailler prenait de plus en plus de place en surface et que cela lui coûtait cher en déplacements, en matériels et en personnels. Il eut l’idée géniale de mettre les poules les unes sur les autres dans des poulaillers à étages, un peu comme les domiciles de ceux qui mangeaient le fruit de sa production. Le poulailler grandit encore et dans sa hauteur maintenant. Mais l’avidité, la cupidité de cet homme d’affaires devenu un notable dans sa région, n’avaient pas de limite, alors il réduisit la taille de ses cages à tel point que les poules ne pouvaient même plus bouger, juste pondre et manger… Il devint immensément riche et ses produits de plus en plus mauvais et dangereux pour la santé de ses clients.

Pourquoi vous ai-je raconté cette sombre histoire de poules ? Tout simplement parce que les êtres humains sont ainsi faits que dès qu’un profit se signale à l’horizon, ils font tout pour le rendre le plus important possible. Si on peut gagner de l’argent en vendant des bébés, je ne doute pas qu’un quidam habitant dans un pays sous-développé, ne se mette à faire des femmes de son pays ce que nous fîmes des poules dans le nôtre. Vous aurez des cages, de plus en plus petites, où les mères porteuses se verront nourrir et pondre jusqu’à la limite du supportable. Vous aurez aussi des labels de qualité, le label rouge, avec son tampon bio, correspondra aux mères porteuses ayant plus d’espace, des chambres de 20 m², des sanitaires dans la chambre, et top du luxe, le label or verra les femmes dotées de ce signe de grande qualité profiter même de climatiseur. Il y aura plusieurs étages, du plus bas où les génitrices seront les moins bien loties au plus haut où elles seront choyées et dorlotées pour permettre des grossesses sans souci et des enfants de qualité internationale aux standards occidentaux. Dans les stations de production pour ultra riches, des biologistes permettront de choisir le QI, la couleur des yeux, le sexe des enfants achetés des fortunes, voire mieux encore.

Il est vrai que ne pas avoir d’enfant est un drame pour certaines femmes, pour certains couples, mais devons-nous prendre le risque de devenir des marchandises pour autant. Mais on ne pourra éviter de trouver des gens qui voudront acheter des enfants pour ne pas avoir à souffrir de la grossesse, ou pour ne pas voir son corps se déformer sous la pression d’un bébé désirant prendre de plus en plus de place dans le ventre de sa mère. Et puis, comme nous l’avons vu en Australie, y aura-t-il un jour des garanties, d’un an, pièces et main d’œuvre sur les enfants achetés. Pour les riches peut-être mais ce sera intégré dans leur prix d’achat…

Pouvons-nous laisser les hommes jouer avec leur propre espèce comme si celle-ci était celle d’animaux domestiques dont on assurerait la commercialisation sans aucun scrupule ? Je trouve déjà assez scandaleux de faire des élevages de chiens et de chats et de tous nos animaux dits de compagnie, mais pour les êtres humains j’y suis totalement opposé, tout en n’étant pas un intégriste catholique décérébré et ignorant les préceptes de base de cette religion qui sont l’amour, la tolérance et la charité.

Alors, voilà, l’humain est sacré et religion ou pas, on n’y touche pas, c’est mon avis et je le partage. Que ceux qui veulent des enfants tout en ne pouvant pas les faire ou pour toute autre raison apprennent à s’en passer, en orient on appelle ça le karma, ici, il reste à trouver la méthode pour réapprendre à ne pas tout avoir… Ce n’est pas gagné !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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