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Nobel ? No moche !

Nobel ? No moche !

Notre prix Nobel d’économie devrait donner des cours à nos ministres, Sapin et Macron, les contempteurs de la générosité gauchiste, et commissaire européen, Moscovici, l’adorateur des prélèvements fiscaux sans limite. Non pas que sa théorie soit bonne, il a beau être prix Nobel cela ne prouve pas que celle-ci soit juste puisque le jury Nobel ne fait que valider les choix de ses maîtres qui ne sont que les dignes représentants de l’économie de marché, les spéculateurs et les multinationales. Non, ce qui compte ce n’est pas ce que dit le bénéficiaire du prix Nobel d’économie, non, ce serait plutôt ce qu’il ne dit pas.

Le prix Nobel d’économie est financé par la banque de Suède, qui l’a créé avec l’institution Nobel en 1968, pour récompenser qui à votre avis ? 59 % des lauréats sont des Américains. Ce sont les premiers, quantitativement, qui ont remporté la célèbre reconnaissance internationale produite par le prix Nobel, le plus de fois, 10 % pour le Royaume Uni ; vous savez ce que cela signifie n’est-ce pas ? Ces lauréats comme ceux qui les choisissent correspondent à des standards économiques qui ne peuvent contrarier de trop ceux prônés par l’American Way of Death comme je le disais déjà hier. Quel prix cela représente réellement une récompense attribuée en fonction de mode ou de volonté qui ne viennent pas des membres du jury mais de ceux qui les financent ? Quelle crédibilité à cette grandiose institution qui donne le prix Nobel de la paix à des guerriers, à des assassins, à des menteurs, à des esclaves de la cause américaine et impérialiste. Ne me taxez pas d’antiaméricanisme, ce n’est pas mon but et les Américains sont ce qu’ils sont, des êtres humains qui défendent leur foi en l’économie de marché et en leur supériorité en tous points sur tous les autres êtres de la planète. Ouvrez les yeux, les autorités américaines cultivent ce complexe de supériorité car ils ne rêvent que d’une seule chose, maîtriser le monde et le maintenir à genoux devant l’idole majestueuse qu’est le Dieu dollar. Cette suprématie ne peut exister que grâce à l’absence de réelle culture et d’ouverture du peuple américain. C’est aussi la raison pour laquelle les écoles fabriquent de l’autre côté de l’Atlantique plus d’incultes que chez nous et depuis plus longtemps. Ce qui a fait le succès de cette grande nation est le culte du pionnier et de sa volonté de tout tenter pour se sortir de sa modeste condition, c’est cela qui les rend plus pragmatiques que nous et leur donne une meilleure réactivité. Les Américains ne sont pas coupables en apparence mais ils sont responsables de leur acceptation de cette médiocrité où les met leurs gouvernements successifs, et donc ils sont coupables tout comme nous chez nous et pour les mêmes raisons. L’hégémonie américaine n’a que trop duré et la véritable liberté de ce peuple courageux est à venir, lorsqu’il prendra conscience que nous sommes tous voisins sur cette petite boule bleue.

Pour en revenir à notre prix Nobel, Monsieur Jean Tirole, lorsque nous voyons tous ces journalistes tenter de comprendre la danse macabre autour des réformes économiques du gouvernement et surtout celle qui fait l’objet de toutes les attentions en ce moment, celle de l’indemnisation du chômage, il y a de quoi se faire du souci. Cet homme a l’air engagé, en 2003 aux côtés d'Olivier Blanchard (Chief economist du FMI), il proposa une taxe qui viserait les licenciements et aboutirait à graduer les cotisations des entreprises à l'assurance-chômage selon leur taux de licenciement. Ainsi, il est fondamental de mesurer que Jean Tirole est tout à la fois un économètre, mais aussi un homme d'économie politique ouvert vers d'autres disciplines qui permettent un cumul de savoirs, afin de tenter de mieux cerner les grands défis sociétaux. Cette mesure semble être plus juste que celles proposées par notre gouvernement de corrompus depuis qu’il exerce ses talents de clown triste. Mais, évidemment, c’est justement parce qu’elle est bonne qu’elle ne sera jamais exploitée politiquement par aucun de nos partis traditionnels. Nous nous complaisons dans un système injuste, inégalitaire et créant de plus en plus de fractures dans notre société. Et nos journalistes au lieu de parler des travaux de cet économètre de qualité ne parlent que de la gloire du prix qu’il a reçu, de sa compétence théorique, sans jamais faire une allusion appuyée sur ses véritables compétences, celles qui remettent en question notre respect suranné d’un système dépassé et qui nous détruit. Pourquoi notre gouvernement est-il composé que d’énarques et de hauts fonctionnaires, spécialistes de tout et compétents en rien ? Alors même que des gens ont des idées novatrices, des imaginations débordantes d’activité et de recettes nouvelles, notre assemblée de dirigeants ne fait que ressasser les mêmes phrases vides de sens mais pleines de souffrances pour ceux qu’elles touchent.

Voilà à quoi sert le prix Nobel, à mettre le projecteur sur des gens brillants certes mais qui ne font partie que d’un environnement fait de spectacle. Tout cela est superficiel et manque donc de profondeur, c’est regrettable, surtout lorsque l’on a à faire à des gens de génie…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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