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Editôt ou éditard… (117) Un âne aux particules…

Editôt ou éditard... (117) Un âne aux particules...

Google, non contente de nous espionner et d’offrir nos données personnelles et nos délires facebookiens ou twitteriens aux autorités impérialistes américaines, se met à vouloir fabriquer l’homme de demain ; un robot à l’abri de la maladie, immortel et pouvant acheter et consommer à foison. Voilà notre avenir radieux, un futur plein de bonnes choses pour nous, sans aucun problème d’ordre métaphysique ou spirituel, où la santé sera sous une telle surveillance que le moindre microbe, la plus petite bactérie se suicideront d’eux-mêmes avant d’être pourchassés par « l’âne au départ il recule »…

Nous avons entendu cela la semaine dernière, la graine maudite du transhumanisme a été semée dans nos esprits lobotomisés, nous ne serons plus jamais malades, nous pourrons enfin mourir en bonne santé. Il s’agit de vous mettre dans le corps des nanoparticules, celles-ci vont se fixer sur tous les supports disponibles, les organes, le sang et autres pièces détachées de la machine que nous deviendrons. Ces nanoparticules sont douées de communication et préviendront les propriétaires ou locataires de la peau qu’ils habitent de l’arrivée intempestive d’une quelconque maladie. Bien entendu, les nanoparticules sont livrées avec le logiciel qui permettra à votre ordinateur, smartphone, tablette et montre connectée, de vous dire que vous êtes infectés. Donc, je résume, on vous met dans le corps des petites machines qui sont à la fois des détecteurs de soucis mais aussi des informateurs puisqu’ils vous avertissent du danger que vous courez. Si vous apprenez ces nouvelles via vos outils informatiques, il est absolument certain que Google sera prévenu aussi, ce qui leur permettra de vous organiser une campagne de pub complètement adaptée à vos besoins, à vos nécessités, à vos obligations de survie. Google sera certainement prévenu avant, vous pouvez compter sur eux, et les autorités américaines, pour utiliser à bon escient ces dites informations dans leur strict intérêt. Le résumé du résumé est que la nanoparticule fait de chacun de nous « un âne aux particules », vue sous cet angle, elle m’est complètement antipathique. La vie et la mort sont des moments à traverser pour donner un sens à notre présence dans ce monde. Cela tient à la philosophie, à la foi, à la spiritualité et aux aspirations de chacun, s’il faut pour vivre longtemps céder une partie de mon humanité aux machines et à leurs maudits fabricants, je préfère mourir. Effectivement, je souhaite mourir en homme plutôt que vivre en machine, c’est mon choix et vous êtes bien obligés de le respecter comme je respecte les vôtres.

Ce n’est pas un hasard que ce sujet vienne au-devant de l’actualité, au moment-même où la GPA, la PMA et la marchandisation de l’humain est dans beaucoup de conversations politiques ou non. Tout ceci est lié, des industriels cherchent à faire de nous ce que nous ne sommes pas, des bœufs juste bons pour aller d’un centre commercial à l’autre avant d’aller dans des isoloirs choisir la marionnette qui nous effraie le moins et nous manipulera durant un temps, et enfin aller à l’abattoir dans une ultime dépense organisée par les marchands d’assurance décès et autres contrats obsèques. Toute notre vie magnifique sera ponctuée de lèche-vitrine, de promenades à l’abri des intempéries et dans des galeries inondées d’un soleil artificiel qui vous fait ignorer l’heure et le temps. Que les nanotechnologies soient utiles, peut-être, mais l’homme est tellement tordu que, si nous n’y prenons garde, il va trouver dans ses remèdes la source de sa destruction. Entre le climat qui s’affole et les nanoparticules il y a un point commun. Lorsque nous serons des machines, nous n’aurons même plus besoin de regarder la météo et qui dit qu’à l’horizon de un ou deux siècles nous n’ayons même plus besoin d’oxygène, étant devenus nous-mêmes les machines qui en fabriquent d’autres. La recherche de l’immortalité finit par nous faire réaliser les plus stupides et insensées inventions. Ayant perdu notre foi en nous et en notre propre spiritualité, notre capacité de réflexion a été anéantie, avec, ce qui est très triste, notre consentement silencieux et atterrant, nous n’avons d’espoir que dans la vie matérielle et dans l’extase atteinte par la possession alors qu’elle ne signifie rien. Nous sommes les adeptes d’une société du bien-avoir au lieu d’une civilisation du bien-être, c’est un drame. Mais ne faut-il pas passer par là pour tirer les conséquences de l’animalité de l’homme, de son illimitation dans ce qui est l’inverse de ses nécessités de vie et de bonheur. Nous parlons sans cesse de bonheur justement tout en ignorant ce qui nous l’apportera et en refusant d’imaginer d’autres solutions que celles qui nous sont proposées par intérêt nauséabond.

Comme je le dis souvent, notre soumission, notre résignation entêtée, notre abdication dans la gestion et le contrôle de nos vies font de nous les complices rêvés de ceux qui nous gouvernent et de ceux qui les financent et les dirigent eux-mêmes. Je suis « un âne aux particules » donc je suis heureux ! Pas vous ?

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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