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« LA » Chronique du week-end… (117)

"LA" Chronique du week-end... (117)

De retour en France… Super ! Arrivée à Toulouse le jour de la Toussaint… Extra ! Manifestations avec « débordements » place du Capitole… Tristesse et colère de tous et toutes ! Eh oui, il est des automnes français comme des printemps arabes, peu de choses se passent par hasard et quand la coupe est pleine il faut la vider. Une lapalissade comme celle-ci mérite le Nobel de la bêtise pensez-vous, sûrement, merci. Mais ce sont de nos jeunes, dont nous avons hypothéqué l’avenir, que nous parlons. Comme les trente glorieuses entrainèrent l’existence des années 60, qui finirent en apothéose avec mai 1968, aurons-nous la prise de conscience de novembre 2014 ?

Nous allons bientôt le savoir ! Pas de précipitation, ne soyons pas pressés, à l’instar de nos journaleux corrompus et politiquement corrects qui préfèrent la quantité d’information à la qualité de celle-ci. Adviendra ce qu’il adviendra, traitons les problèmes au fur et à mesure qu’ils surgissent de nulle part pour faire de nos vies consuméristes des enfers que la consommation avait dissimulés jusque-là. Toutes les anticipations que nous aurions dû réaliser, toutes les prospectives que nous aurions pu imaginer, nous avons refusé de les voir, que dis-je de les voir, de les penser. Nous avons généré une société à l’image que nous nous faisions du bonheur, faite d’achats innombrables et de la destruction des vrais rapports sociaux, ceux montés comme une cathédrale, pierre par pierre, en un temps infini mais avec un résultat majestueux et d’une beauté rare. Nous avons mis l’homme au rang des choses et nous lui avons fait croire à sa toute puissance. Puissance qui se veut reposer sur la science et les religions intégristes, intolérantes, stupides et stériles du « progrès » et de la « modernisation ». Nos ayatollahs de la science reine nous empêchent de comprendre nos propres choix de vie en nous imposant un rythme effréné qui nuit à toute réflexion sur la réelle intention de ceux qui les manipulent et qui jouissent de leurs inventions. La corruption est devenue classique, traditionnelle, obligatoire pour assouvir des nécessités honteuses comme l’avidité de l’argent et les abus de pouvoir. Tout comme les sociétés africaines, du nord au sud de ce merveilleux continent, cette corruption touche tous les niveaux de la société et la nôtre, cette société que nous chérissons tous, risque d’être victime de cette même gangrène. Le moindre policier, le moindre fonctionnaire ne fait plus rien, n’accomplit plus les tâches pour lesquelles il est dévolu sans que vous mettiez la main à la poche pour le pousser à faire ce pourquoi il est payé. Je pense qu’il en est de ce barrage comme des terres inondables, il est le symbole du retrait de l’avis du peuple dans la gestion de l’espace qui lui appartient et lui revient de droit. C’est notre décision de faire ou défaire le barrage de Sivens et ce ne sont pas quelques agriculteurs industriels qui défendent leurs profits personnels qui doivent nous prendre nos responsabilités. C’est la décision du peuple qui doit être entendue pour la fermeture des centrales nucléaires en lambeaux qui garniront bientôt les premières pages de nos journaux par les abominations qu’elles engendreront. Le peuple est bafoué et aujourd’hui il se rebiffe !

Nos politiciens, et même notre président qui profite bien de son cuisinier étoilé pour prendre du poids physiquement au détriment de son poids politique, parlent d’une atteinte à l’État de droit, à la démolition de la République… Pauvres hères ! Ils font mine de croire que leur point de vue est celui qui convient, que leurs décisions sont les bonnes sans jamais nous demander notre avis. Comme tous les mythomanes ils finissent par donner crédit aux mensonges qu’ils profèrent. Mais non petits messieurs, les « casseurs », comme vous dites, ne détruisent rien, ils remettent de l’ordre là où vous avez créé le chaos. Vous êtes responsable de tout ce qui arrive. Vous moquez le peuple et celui-ci ne le tolère que par crainte de perdre ses petits avantages acquis, ses biens et ses gadgets. Mais, dès que cette crainte disparait le peuple peut gronder, donner l’avis que vous ne lui demandez pas mais à sa manière, peu orthodoxe mais ô combien efficace. N’oublions pas que la Révolution de 1789, comme celles de 1830 et de 1848 n’ont pas été des promenades de santé mais bien des mouvements populaires qui montrèrent l’ire de ce peuple que nos gouvernants assimilent pour un troupeau de moutons lobotomisés. Même si les révoltes passées ont été récupérées par la bourgeoisie, pour asservir le peuple comme le faisaient les nobles et les propriétaires terriens avant eux, rien n’empêche de recommencer pour tenter une nouvelle expérience, où nous serions peut-être moins naïfs et plus responsables pour ne pas donner sur un plateau d’or une Révolution à des gens qui n’en verraient qu’un produit marketing. L’État de droit est bafoué tous les jours par les avantages liés à vos fonctions et à vos abus, à vos manières de mal éduqués que vous êtes et qui profitent de la délégation qui vous est accordée pour spolier celui qui vous l’a attribuée un peu trop légèrement, le peuple. Envoyer vos chevaliers noirs, caparaçonnés comme des soldats de Star War pour intimider les fauteurs de trouble et rassurer les nantis, cela n’y changera rien, nous pouvons encore mourir pour des idées, même si ce n’est plus la mode…

Les manifestants, lorsqu’ils ne peuvent se faire entendre, finissent par crier. Lorsqu’ils n’ont aucun droit à la parole, ils la prennent à ceux qui en usent sans partage. Lorsque le monde qui les entoure perd son sens, ils le détruisent. Rien de plus normal, que cela plaise ou non aux casseurs qui nous gouvernent et qui leur montrèrent l’exemple… Ce n’est qu’un début… Le combat continue ! Disions-nous en 1968, est-ce encore vrai en 2014 ?

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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