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« LA » Chronique du week-end… (120)

"LA" Chronique du week-end... (120)

Kader Rousselle a des amis et ils en tirent bien des profits…

(à chanter sur l'air de Cadet Rousselle)

Êtes-vous étonné de voir un autre ministre trempé dans une autre affaire de favoritisme ? Pas moi. Présomption d’innocence ou pas, il est indéniable que les partis politiques dépensent beaucoup plus d’argent qu’ils n’en reçoivent, que ce soit via les cotisations des adhérents que de la part de l’état ou de quiconque d’autre. L’affaire Bygmalion n’est que le pâle reflet de ce qui se passe depuis trop longtemps dans la politique de notre pays comme tous les autres pays du monde dans leur grande majorité. Les dépassements de budget sont réels dans tous les partis traditionnels et même au FN même si jusqu’à aujourd’hui rien n’a pu être prouvé. C’est la preuve que nos hommes et femmes politiques sont encore plus malins que nous le supposions…

Difficile de comprendre comment fonctionne la justice, difficile d’appréhender l’organisation financière de nos partis les plus en vue, les plus anciens et les moins honnêtes à la triste vue de toutes les affaires qui touchent leurs personnels. En fait, on ne peut suivre les méandres de nos personnels politiques et surtout ceux qu’ils font prendre aux sous qu’ils nous prennent soit directement soit via la fiscalité de l’état. Eh oui, notre Etat est constitutionnellement obligé de financer les partis politiques. Ce qui devait être une manière de pérenniser la démocratie est devenue une nouvelle forme, très politiquement correcte, de détourner des fonds qui sont prévus pour tous les partis en direction des seuls partis qui ont des élus. Ce qui donne comme effet pervers que les autres partis ne risquent pas de devenir plus puissants, et resteront à l’état larvaire qui les oblige à se mettre à la solde des « grands partis » pour accéder à une bribe de pouvoir.

Ne pouvant faire confiance aucunement aux êtres humains ayant accaparé le pouvoir et ne le voulant plus le restituer à son propriétaire légal et historique, le peuple, il apparait nécessaire de ne plus financer les partis politiques quelle que soient leur taille, le nombre de leurs élus, leur éventuelle appartenance via leurs membres à des gouvernements, en fait, tout financement politique doit être banni. La seule manière de faire vivre la politique démocratiquement est de la faire financer par les membres des partis eux-mêmes et seulement eux. On est bien mis face à une évidence, le pouvoir ne vise jamais à se partager dès lors qu’il appartient à une personne ou un groupe de personnes. Ceux qui le détiennent ne se posent même pas la question de le partager, ils l’ont et le gardent. Il en est de même chez nous. Et le financement des partis tel qu’il est organisé ne peut engendrer en aucune manière une répartition des moyens mis à leur disposition dans leur globalité sans laisser passer entre les mailles du filet des conditions qui favoriseront ceux qui votent la répartition. Il en est de même lorsque vous demandez aux personnels politiques de voter la diminution de leurs émoluments, ils se trouvent rarement plus unanimes qu’à ces moments-là ou lors de ceux qui visent à leur immunité vis-à-vis de la justice.

Sachant cela, il semble logique d’en finir avec cette autre gabegie. Alors Kader Arif ne fait qu’exploiter un filon qui est déjà utilisé par tous ses confrères et, qu’il soit coupable ou non, on peut effectivement comprendre comment ils en arrivent tous à ces extrémités malhonnêtes et antidémocratiques. Il n’y a qu’une raison majeure à cet état de fait. Ils ont le pouvoir depuis si longtemps qu’ils se sont identifiés à lui, ils sont le pouvoir. La professionnalisation du pouvoir mène à la personnalisation de celui-ci, il est tout de même clair que cela est l’un des plus importants travers de notre démocratie fatiguée et lasse de tant d’ingratitude de la part des hommes. Je n’en veux pas plus à Kader Arif qu’aux autres, si j’étais à leur place serais-je meilleur qu’eux, nul ne le sait et bien malin celui qui pourrait tenter de l’affirmer de façon péremptoire donc stupide. Ne serais-je pas ; moi-aussi, aussi sûr de moi et de mon pouvoir, sur les gens et sur les choses ? Personne ne peut le dire et même si mes intentions étaient bonnes, qui dit que tous les corrompus ou abuseurs de confiance qui nous entourent n’auraient pas les mêmes, et n’étaient pas, au début de leurs carrières, tout autant honnêtes que d’autres ou que moi ?

C’est pour cela que la solution à trouver doit l’être pour anticiper ces problèmes qui sont dus tout d’abord à la faiblesse des hommes avant même leurs mauvais côtés ou mauvaises habitudes. Il faut empêcher les êtres de tomber dans ces excès, de dépasser ces limites usées et frelatées par le temps, d’exagérer dans l’exercice du pouvoir et de se l’approprier à des fins personnelles. C’est dans une nouvelle Constitution que doivent être établies les conditions qui freineront les débordements des hommes, qui les maîtriseront, si ce n’est totalement au moins partiellement. C’est cette règle majeure qui doit régir les bordures, les frontières de nos responsabilités et nous obliger à les assumer. Seule une Constitution qui rend irresponsables nos élus, comme c’est le cas dans notre 5ème République peut autoriser toutes ces vilénies tout en sachant qu’elles sont contraires aux lignes directrices de la démocratie.

Donc, quand est-ce qu’on en change… de Constitution ? Et je ne parle pas ici de celle proposée par nos politiciens professionnels comme les Mélenchon, les Larouturou ou autres anciens des grands partis traditionnels qui sont bien trop usés ou corrompus pour accepter un changement profond. Je parle d’une vraie Nouvelle Constitution faite pour gouverner le peuple par le peuple et pour le peuple ? Jamais ou…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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