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« LA » Chronique du week-end… en retard… (118)

"LA" Chronique du week-end... en retard... (118)

Quel week-end ! Entre l'anniversaire de la chute du mur de Berlin, le vote interdit mais organisé tout de même pour l'indépendance de la Catalogne, l'incarcération de Nabilla pour tentative de meurtre sur son « ami », la demande faite par Fillon à Jouyet d'accélérer les procédures judiciaires à l'encontre de Sarkozy, on a de quoi rigoler grassement. Que ne feraient pas les politiciens pour nous amuser, pour nous distraire en ce dimanche pluvieux… mais plus vieux que qui ? Désolé, je délire sous le flot de ces informations sans queue ni tête qui nous sont assénées, comme souvent, en continu…

De toutes ces fadaises, vous dites-vous, de quoi va-t-il bien nous parler ? De tout mes chers lecteurs, de tout, mais je passerai plus vite sur les sujets de moindre importance. C'est à dire que je ne dirai rien si je respectais ce que je viens d'écrire, car, finalement, y a-t-il vraiment quelque chose qui mérite votre temps de lecture et mon temps d'écriture dans ce tas d'immondices qui nous est livré à nos portes via nos lanternes magiques, c'est terrible de nullité. Nabilla par exemple, qui se préoccupe de cette bimbo apparemment violente qui, grâce à son succès télévisuel et sa simili inculture, se croit au-dessus des lois et donne dans la brutalité extrême ? Personne et si elle devait d'aventure se retrouver en prison elle ne le serait pas dans les mêmes conditions que vous et moi dans la même situation, bien entendu. C'est d'ailleurs dommage parce que la prison corrige assez bien les excès des vedettes en les rendant humbles à force d'humiliation et de chantage, mais vous pouvez compter sur la mansuétude des juges pour un corps aussi bien sculpté.

Pour Fillon qui déjeune avec le secrétaire général de l’Élysée pour demander une accélération des poursuites dans les affaires, nombreuses, qui pourrissent le retour du petit dans la tanière élyséenne, je crois tout simplement aussi que Sarko comme Hollande comme Jouyet, comme Fillon, sont tous aussi nauséabonds les uns que les autres et que chacun d'entre eux est capable de bien pire que cela ; pour nous le prouver ne se moquent-ils pas tous des 68 millions d'habitants de notre territoire depuis si longtemps ? Alors si Fillon a demandé quoi que ce soit c'est très bien, de cette manière il nous débarrasse de Sarko et de lui-même, ils seront grillés tous les deux et c'est tant mieux.

En Espagne, haut lieu de la corruption aussi bien que la monarchie constitutionnelle aux mœurs en décomposition avancée, le droitiste Rajoy a bien interdit le référendum populaire sur la possible volonté d'indépendance de la Catalogne, mais voilà… Les catalans s'en battent les genoux en mesure et s'en vont voter, je l'espère pour eux, très nombreux. L'avenir est effectivement au retour aux petites structures souples et mises entre les mains de dirigeants populaires qui ne soient pas des politiciens professionnels, ce dont meurt aujourd'hui l'Europe, les pays qui la composent comme tous les États qui garnissent le vivier malsain de notre scène politique mondiale. Alors je souhaite la victoire de la sécession, ne serait-ce que pour faire comprendre à ces politiciens de pacotille que le peuple peut et doit reprendre la main sur ses propres affaires.

Je ne parlerai pas des manifestations causées par la mort de Rémi Fraisse qui continuent d'embarrasser notre gouvernement de baudruches qui ne savent que gesticuler, psalmodier entre eux sur les absents et diriger à l'emporte-pièce. Il y a bien peu de sujets intéressants comme vous l'avez constaté par vous-même mais… Vous vous dites que j'en oublie un essentiel, dont j'ai parlé dans mon introduction, l'anniversaire de la chute du mur de Berlin… Eh, non ! Je n'ai pas oublié mais ma joie est moins grande que celle de tous les pseudo démocrates qui vont encore une fois se nourrir et s'abreuver aux frais du contribuable pour arroser l'arrivée d'une démocratie dont, dans le secret de leurs alcôves politiciennes, ils ne rêvent que de la mort et de la disparition.

Alors joyeux anniversaire aux Allemands de l'est et de l'ouest qui se sont réunis il y a maintenant 25 ans. Mais au juste que fêtons-nous ? Beaucoup disent que la démocratie, comme je le disais plus haut, avait connu une victoire sans appel sur la dictature prolétarienne rendue caduque par les vices des hommes qui voulaient la mettre en œuvre. D'autres disent aussi que le collectivisme avait connu, avec le déclin des pays communistes et son parachèvement par la destruction de ce mur abominable qui séparait des familles et un peuple en deux par le jeu des puissants qui n'avaient cure des peuples qui en souffraient, le point final d'une existence, ma foi courte, de soixante dix ans. Pour ma part, je ne crois pas nécessaire de fêter quoi que ce soit de ce type. Il ne s'agit aucunement d'une victoire de la pensée démocrate mais bien de celle du libéralisme imposé par le capitalisme triomphant. C'est la victoire du commerce sur le manque, du gaspillage sur le partage, de la médiocrité sur la médiocrité. En effet, le capitalisme comme le collectivisme sont des politiques médiocres qui limitent la pensée par des caricatures qui ne sont basées que sur des faits et des idées économiques. Or l'économie n'est rien qu'un outil, et ce n'est pas parce que nos gouvernants félons nous imposent une foi aveugle en leurs techniques de gestion inappropriées que nous devons imaginer que l'économie mérite le rôle que nos corrompus ont désiré lui donner. Je ne peux pas fêter la démolition d'un mur qui retenait les derniers assauts du libéralisme exacerbé, de la finance libérée de ses dernières chaînes, de la déification de l'argent et du profit, non, je ne le peux pas. Ce mur représente infiniment plus que la naissance d'une patrie unifiée sous la bannière de la démocratie sacrée, il signifie la fin d'une ère où la peur empêchait les excès alors que lorsque cette crainte a disparu le diable est sorti de sa boîte à malice et a laissé les hommes devenir pires que ce que nous avions cauchemardé sur leurs capacités à être mauvais. Comment voulez-vous que je fête cela, aucune raison, la situation actuelle du monde est la conséquence de la disparition d'un idéal qui, pour être porteur de générosité n'en fit pas la preuve à cause des humains qui l'appliquèrent. Même si le collectivisme n'était et n'est toujours pas la solution, le bonheur est ailleurs, encore fallait-il avoir ce contrepoids qui s'opposait aux mœurs sans scrupules des amasseurs de profits pour réfléchir à de nouvelles solutions qui ne soient ni d'un côté ni de l'autre de cette barrière virtuelle qui sépare les hommes.

Comme vous le voyez, je ne suis pas en fête, mais je pense que ceux qui nous gouvernent vont nous faire la nôtre si nous ne les arrêtons pas… L'avenir, notre avenir est entre nos mains !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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