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Le temps, c’est de la vie… La vie, c’est de l’amour…

Le temps, c'est de la vie... La vie, c'est de l'amour...

J’ai assisté hier à une séance de travail de mon comité local du nouveau parti politique, Nouvelle Donne, il y avait longtemps que je n’y étais allé et j’ai trouvé que rien n’y avait vraiment changé. Les problèmes sont toujours les mêmes et le point commun de ceux-ci comme le fait générateur de toutes les angoisses des membres reposent encore et toujours sur la même chose ; le temps. Par ailleurs, j’entendais ce matin sur France Inter que le dangereux terroriste Mickael Dos Santos n’était finalement pas le jeune homme montré sur tous les écrans et nommé sur toutes les radios. Sa propre mère ne le reconnait pas et il parle l’arabe syrien mieux qu’un Syrien. Impossible pour un converti arrivé de fraîche date en Orient. Là aussi le temps a été le générateur du souci…

Il est étrange de voir que les hommes ne savent pas résister aux modes, aux concepts majoritaires, aux manipulations. La seule raison qui, à mon avis, fait que tout se passe comme cela depuis longtemps, repose sur le fait que les hommes ne pensent pas, ils ne réfléchissent pas, ils vivent le nez au vent au gré des volontés et des caprices de ceux qui pensent pour eux et qui en profitent pour atteindre leurs propres buts qui n’ont rien à voir avec le bonheur du genre humain. Que ce soit dans ce jeune parti politique où une course contre le temps est engagée alors même qu’il est impossible de la gagner. Que ce soit dans la précipitation, dans laquelle versent toutes ces sources d’information qui pourrissent nos écrans et nos radios, qui détruit la vie d’un innocent et le met dans une situation dont il ne pourra pas se sortir sans dégât. Le temps n’est jamais accordé à la réflexion, à la remise en question de nos idées et à leur organisation dans un mode paisible et raisonné. Il faut dire tout et n’importe quoi, il faut faire tout et n’importe quoi, il faut bouger sinon nous donnerons l’impression de ne plus être vivants.

Mais la vie n’est pas mouvement seulement, et d’ailleurs la pensée est mouvement également. C’est par le mouvement de nos idées, de notre imagination que naissent les plus belles comme les plus horribles de nos créations. Nous mélangeons tout, le ventilateur a beau tourné ses pales très rapidement il n’en avance pas pour autant, il lui faut devenir plus ingénieux pour devenir hélice, donner un mouvement à sa rotation et faire décoller l’avion. Ce n’est pas parce que nous tournons très vite que nous avançons et nous avons la nécessité d’ajouter du génie pour justement avancer. Encore faut-il savoir s’il est important d’avancer, et avancer dans quel sens, dans la signification divinisée du Dieu progrès ou de la Déesse science ? Si nous nous donnions le temps d’y penser, peut-être aurions-nous trouver plus important de financer la recherche de la solution de la fièvre Ebola plutôt que de nous payer des armes toujours plus sophistiquées et semant la mort et la désolation ? De quel progrès parlons-nous lorsque les morts jonchent la planète des pauvres pendant que le gaspillage entoure la planète des riches ?

Le temps n’est pas qu’une unité qui mesure notre vie, il est une unité qui mesure chaque vie de notre univers, dans tous les systèmes qui en sont parties intégrantes et même s’il ne s’écoule pas de la même façon sur terre qu’ailleurs. Le temps est relatif et important. Non pas parce qu’il est un outil de mesure mais parce que ce qu’il mesure effectivement est important. Il s’agit de la vie, des minéraux, des végétaux, des animaux, des humains, de la terre et de tout l’univers dans sa dimension la plus extraordinaire. Nos vies ne sont pas que du temps, elles sont aussi ce qu’on s’emploie à faire dans l’utilisation du temps qui nous est imparti et c’est là que le drame commence. Pourquoi un drame ? Tout simplement parce que chacun a sa propre façon d’imaginer la gestion de son temps propre. Celui-ci soignera sa carrière, un autre sa fortune, un suivant sa famille, et ainsi de suite avec comme base pour chacun de nous, le culte de notre propre personnalité, le développement de notre ego, l’orgueil de notre tout petit mais dangereux « je ». Une cerise est à poser sur le gâteau de nos réussites, elle représente notre certitude d’avoir raison et que tous les autres ont tort.

C’est comme cela que certains mettent le quantitatif avant le qualitatif, ils sont les plus nombreux, pour eux mieux vaut vivre 1000 ans de mouton que 100 de lion. C’est aussi comme cela que les aspects moraux, l’éthique, les valeurs, les principes prennent des connotations différentes pour chacun de nous en fonction de nos choix, de nos envies, de nos volontés. Mais le temps aplanit beaucoup de nos soucis et répare les abus que nous pourrions commettre. Le temps efface tout et quand bien même vivrions-nous des milliers d’année, nous ne vivrons jamais autant que la planète et l’univers auront vécu et vivront encore dans le futur. Notre temps nous est compté et c’est certes la meilleure raison de ne pas le gaspiller à des gabegies, à des stupidités dignes d’enfants de très bas âge qui, eux, ont des excuses pour leurs erreurs et leurs errements.

Alors oublions l’empressement que notre société nous contraint de vivre au jour le jour. Vivons nos vies pleinement sans rien perdre de ce qui est vraiment important, l’amour que nous portons aux autres comme celui que les autres nous portent…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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