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Les cons ça ose tout… C’est même à ça qu’on les reconnait !

Les cons ça ose tout... C'est même à ça qu'on les reconnait !

Je prends la navette pour aller à l’aéroport de Blagnac et qu’ouïs-je, qu’entends-je, le prix est passé de 5 € à 5.5 €. Pas grave me diriez-vous ? Très grave, vous répondrais-je ! En ces temps de disette généralisée, en ces époques où les courbes ne s’inversent pas mais fléchissent de plus en plus, en ces ères où l’inflation est si bien maîtrisée pour favoriser les banques que nos crédits nous coûtent peu cher sur le papier mais toujours trop eu égard à nos situations économiques de plus en plus précaires, est-ce que 10 % d’augmentation en une seule fois n’est pas un peu se moquer du monde ? Et les autoroutes qui augmentent encore plus, et… Je préfère m’arrêter là, je sens la colère monter en vous comme en moi.

La dérive financière entamée il y a des décennies fait que nous sommes un Etat potentiellement en faillite, tout comme les USA, et bon nombre de nos voisins européens. Nos déchéances putatives ne le seront plus très longtemps, de virtuelles elles seront bientôt concrètes et génèreront la plus grande catastrophe depuis l’avènement de la stupidité, c’est-à-dire la naissance de l’homo enarcus et alto fonctionnaris inutilus. Désolé pour mes amis latinistes distingués, mes cours sont trop lointains pour que je fasse une transcription respectueuse dans cette langue morte mais riche de mes idées un peu fumeuses. Non seulement nous sommes purement et simplement rackettés fiscalement, nos salaires sont perclus de charges diverses qui les ponctionnent outre mesure, les avantages liés à ces charges prélevées démesurément diminuent comme peau de chagrin et bientôt nous aurons la joie et l’allégresse d’avoir une France à deux vitesses dans tous les domaines existants, école, médecine, justice, mais en plus, certaines ponctions se voient augmenter de façon subreptice voire dissimulée. Les impôts fonciers et d’habitation enflent comme des baudruches un jour de carnaval, les amendes et autres pénalités routières explosent littéralement, tout cela représente des taxes déguisées, des prélèvements sur lesquels personne ne peut s’exprimer et qui font pâtir toujours les sans dents d’abord et les autres jamais. Audiard disait « les cons osent tout, c’est à cela qu’on les reconnait », disais-je il n’y a pas si longtemps dans un précédent article. Le pire est qu’ils n’arrêtent pas, ils ne sont jamais fatigués, ils continuent leurs bêtises à longueur de vie, et tous les Dieux savent que les hauts fonctionnaires ont des vies longues et paisibles, hélas pour nous. A l’abri de leurs bureaux aux ors étincelants qui appartiennent à notre République donc à nous, les citoyens, ils s’époumonent à chercher comment accélérer les processus destructeurs qu’ils ont mis en place pour se débarrasser des gens qui pensent encore, ils sont de moins en moins nombreux mais assez solides pour résister encore un peu. La lobotomisation des citoyens continue pendant les travaux.

Le contrôle des prix est quelque chose qui s’apparente au collectivisme mais il est fort désagréable de constater que, dès qu’un homme est en situation de monopole ou qu’il organise sa concurrence dans son intérêt et dans celui des tricheurs qui y participent, il ne peut respecter le sens de la mesure. Plus il en a, plus il en veut. Les profits ne sont pas limités par une quelconque morale, une éthique ou juste un sens de la justice, non ! Plus on peut prendre, plus on prend ! Ce qui est pris n’est plus à prendre ! Voilà les phrases que vous entendez chez tous les voyous qui pensent que les bénéfices justifient toutes les exactions, tous les abus, toutes les malversations, toutes les corruptions. Malheureusement, nos hauts fonctionnaires et élus sont les alliés des entrepreneurs peu vertueux, ces gens qui sacrifient les emplois pour de plus amples profits, sans aucune humanité dont ils ont oublié le sens. Pire encore, ils les poussent à aller toujours plus loin, leurs recettes ne sont pas bonnes, ils le savent, mais la soumission des peuples passe par leur prise en otages économiques. D’un côté les dirigeants politiques aidés par des fonctionnaires inamovibles régissent l’État et le mènent à la décadence financière et humaine, de l’autre les entreprises les saignent lorsqu’elles peuvent augmenter leurs marges et les privent de leurs emplois pour compléter les marges déjà existantes. Cet étau économique est impossible à arrêter sans mettre quelques grains de sable dans la machine. Les manifestations de ces derniers jours sont ces petits fétus de paille qui risque d’embraser la forêt inextricable des liens que ces gangsters ont tissés autour de nous. Ils savent, nos dirigeants imbéciles, qu’il n’en faudrait pas beaucoup pour mettre le pays sens dessus dessous. Ils ont de la chance que l’automne vient d’arriver avec ses pluies et ses froideurs, si nous avions été en avril ou en mai, les évènements de 1968 auraient été une galéjade au regard de ce qui se serait passé cette année. Mais voilà, nous sommes bientôt en hiver et on ne fait pas de révolution l’hiver, c’est comme ça ! L’abandon des projets de barrage ou d’aéroport vont être entérinés prochainement pour éviter toute insurrection limitée ou pas. La lâcheté dans ce cas précis aura au moins une conséquence positive pour les fainéants qui nous gouvernent, elle aura sauvé leurs peaux… pour l’instant.

Je vous donne rendez-vous au printemps prochain mes amis, peut-être verrons-nous comment notre gouvernement de fantoches et de faquins saura éviter le lynchage qu’il mérite ? Je crois que nous pouvons encore mourir pour des idées, et il me parait bien mieux de mourir dans la lutte que de vivre dans la honte… La vie est comme la mort… Un mauvais moment à passer !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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