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V pour Vendetta…

V pour Vendetta...

Vous avez certainement vu ce film bien avant moi puisqu'il est sorti en 2006, me semble-t-il. Pour ma part, sa découverte date d'il y a à peine deux jours et je dois dire que je regrette de ne pas l'avoir vu plus tôt. De quel film suis-je en train de parler ? « V pour Vendetta ». Si vous ne l'avez pas vu, que vous partagiez peu ou prou ma colère chronique contre le système, que je verrais bien s'effondrer ou au moins se prendre les pieds dans le tapis, vous devez le voir car il synthétise beaucoup mieux que je ne saurai jamais le faire toutes mes réelles intentions. C'est un film politique, c'est un film révolutionnaire, c'est un film qui chamboule tout sans sang inutilement versé, ou si peu…

Je n'ai pas l'habitude de vous faire participer à ma vie personnelle mais aujourd'hui je vais faire une exception. N'ayez crainte, je ne livrerai aucun détail croustillant de ma vie mais… Tout d'abord je dois remercier ma plus jeune fille qui a eu la brillante idée de me parler de ce film, que je trouve vraiment au-dessus de tout ce que j'ai pu voir concernant ce sujet quelque peu épineux. Ma petite dernière a cela de merveilleux qu'elle est éveillée dans le sens de mon article de cette semaine et qu'elle est à un âge où peu nombreux sont les élus, j'en suis fier pour elle surtout et pour moi, un petit peu tout de même, ego quand tu nous tiens. Ensuite, mon ignorance totale des méandres de l'Internet et de ses allées parallèles ne me fit pas trouver le film qui, bien entendu, a été supprimé de beaucoup de supports car un peu trop politiquement incorrect, et après on dit que je suis un adepte de la théorie du complot. C'est pour cela que je remercie aussi très chaleureusement ma petite sœur qui m'a retrouvé un lien magique qui me permit de visionner ce film magnifique. Merci donc à mes deux aides qui méritent avec ou sans ce service rendu tout mon amour et mon éternelle gratitude pour leur présence et leur affection. Je finis là ma tranche de vie pour revenir à mon propos, cependant nous avons là l'exemple même de l'intérêt des liens. Ces liens que nous devons toujours garder vivants entre les membres d'une même famille mais aussi ceux que nous devons protéger avec nos amis, nos relations, nos collègues, nous sommes « un » mais nous sommes tous ensembles, nous sommes individus mais nous sommes une société, nous avons besoin les uns des autres, ici et maintenant, et pour l'éternité, j'en suis convaincu.

Revenons au film, je ne vous déflorerai pas l'intrigue, mais le sujet de cette œuvre n'est rien d'autre que la révolte sourde mais persistante, d'une victime d'une dictature qui existe dans un futur indéfini. C'est aussi l'histoire d'une révolte qui naît dans le cœur des gens de cette société futuriste mais qui n'arrive pas à accoucher, à se faire jour et à croître comme elle devrait le faire. Il faut un individu, plus motivé que les autres, pour déclencher un processus qui ne peut qu'arriver, tôt ou tard, et qui n'attend qu'un détonateur pour donner vie à une explosion de liberté et du retour du peuple dans les prises de décisions qui le touchent. Ce qui est intéressant dans ce film repose sur une vengeance personnelle qui a trouvé le moyen de s'exercer dans le respect d'un idéal où la volonté d'une personne disparaît au profit de l'intérêt du groupe. Ceci est pour le fond, pour la forme je dois dire que beaucoup de points qui sont abordés dans cette mise en scène admirable sont d'ores et déjà en application par nos gouvernements partout sur notre petite planète. La dictature qui apparaît dans le scénario n'est que le reflet exagéré mais tout à fait réel de ce que nous sommes en train de vivre. La peur s'est installée dans notre société et elle nous fait prendre des décisions qui vont à l'encontre de nos libertés fondamentales. Nous ne voyons pas que notre sécurité ne peut être que proportionnelle à la privation de nos libertés. Pour garder notre confort et ne plus craindre quoi que ce soit il faut bien comprendre que l'élimination de tous ceux qui nous en empêchent doive être organisée. Supprimer des gens, c'est le métier des dictateurs et tous les Dieux savent qu'ils s'y entendent bien. Pour finir, il n'y a pas de massacre, le sang coule moins que dans les films qu'on jette sous nos yeux sur tous nos écrans. Les seules victimes de ce Monsieur V ne sont que les barbares tortionnaires qui l'ont changé en une machine infernale au désir de vengeance insatiable. Leur mort m'a moins dérangé que la résignation de ceux qui peuplent la pellicule et qui représentent un peuple asservi et dans l'acceptation de son sort. Mais je vous rassure, vous pouvez voir et montrer ce film sans souci.

Ce film qui se passe en Angleterre est un mélange d'une version romancée du livre de George Orwell, 1984, des « comics » comme le « Juge Dred », et de toutes ces œuvres qui nous montrent les limites que nous imposent notre besoin de sécurité. Je vous souhaite un bon film, ne vous empêchez pas de réfléchir après ;-)…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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