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« LA » Chronique du week-end… (125)

"LA" Chronique du week-end... (125)

Cela un petit moment que je ne vous ai écrit et cela me manque plus qu’à vous, j’en suis convaincu. Raison pour laquelle je reprends mon clavier aujourd’hui, histoire de vous énerver un peu avant cette fin d’année qui sera, je vous le souhaite à tous, aussi joyeuse que possible. Les événements qui parsèment ces derniers jours de 2014 sont riches en nullité, si vous me permettez de faire du zéro absolu une abondance que le néant ne peut concevoir. Mais un de ces événements est tout de même beaucoup plus important que les autres, il neige en hiver. Vous ne le saviez pas ? Votre inculture est-elle aussi grande que la mienne ? Heureusement les journalistes, bavards mais sans sujet, nous informent que l’hiver… il fait froid et qu’il neige…

« Ne me parlez pas de crise » disait un inconnu, voisin de table bien involontaire, dans un café où je me réchauffais. Il haranguait ses amis qui regardaient comme lui une chaîne d’information, en continu, qui se repaissait des ennuis climatiques que vivaient des milliers de vacanciers perdus dans les bouchons. Bouchons qui devaient les emmener sur les pistes de ski mais qui leur rappelaient leurs journées tristes et inutiles de travail ainsi que leurs déplacements égoïstes en véhicule pollueur pour y aller. La belle affaire, les skieurs en détresse dans des bouchons aussi stupides que cette neige que tout le monde souhaitent sur les pistes mais que les autorités maitrisent mal lorsqu’elle est sur les routes. Si ça ce n’est pas de l’info je veux bien qu’on me fasse prêtre… Non, non, pitié pas prêtre, je ne veux pas devenir pédophile… Oups, pardon ça m’a échappé.

Il en va de l’information comme des informés. Elle n’a aucun sens. La perte du sens commun, du bon sens est dramatique. On peut voir la colère, l’étonnement, et d’autres émotions aussi stériles dans des situations comme celles des bouchons sur la route du plaisir. Eh oui, la crise n’a pas encore atteint toutes les couches des catégories fort nombreuses qui ornent ce qu’on appelle vulgairement « la classe moyenne ». Mais ne vous inquiétez pas, cela va venir, ne soyez pas trop pressés, chaque chose en son temps. Les jugements à l’emporte-pièce du café du commerce ne sont que le reflet de ce que pense le peuple et il n’y a rien d’étonnant en cela. Que dire de ces gens qui s’entassent dans leurs voitures avec armes et bagages, s’entassent encore sur les routes à la suite les uns des autres, s’entassent toujours dans des studios minuscules pendant quelques jours, juste le temps de prendre le risque de se casser un membre et de bronzer un peu, s’entassent une fois de plus dans les queues interminables des remonte-pente, pour pouvoir connaître quelques misérables minutes de plaisir et la joie de rendre jaloux leurs collègues de bureau qui n’ont pas pu en faire autant ?

Pendant ce temps les commémorations du tsunami en Thaïlande atteignent le sommet du ridicule elles-aussi. Je ne me moque pas des dizaines de milliers de victimes, non, je respecte trop les humains pour cela, mais je ris de voir ces têtes de politiciens, la larme de crocodile à l’œil, qui gaspille de vraies fleurs sur de faux sentiments, fausses émotions, fausse compassion vis-à-vis des gens qu’ils ont contribué à assassiner. Oui, je sais, vous me trouvez excessif comme d’habitude, mais ne croyez-vous pas que notre responsabilité est totale dans les aménagements des stations balnéaires qui ne sont faites que pour rapporter de l’argent sans aucune considération pour la nature ni pour ceux qui vont en abuser en venant s’installer dans des lieux paradisiaques mais qui ne sont pas faits pour de telle quantités de personnes accumulées, agglutinées en un minimum de place ? Alors commémorer un tsunami c’est comme manger, pour arroser l’événement, un kilogramme de crème qui nous avait rendus malade la veille. Le devoir de mémoire n’a rien à voir avec cela, comme le cinéma n’a rien à voir avec la réalité.

Pendant que nos journaleux s’ébaubissent devant de la neige en hiver, la SNCF et tous ses copains augmentent ses tarifs bien plus que l’inflation, les médecins sont en grève et ils ont de bonnes raisons de la faire. L’OTAN se retire d’Afghanistan après y avoir semé le chaos, sans parler de tous les pays où les riches que nous sommes ont organisé le désordre dont nous avons besoin pour justifier nos interventions, productives de mort mais d’approvisionnements en matières premières. Que les urgentistes aient pu passer de 60 heures par semaine à 48 passe plus ou moins sous silence, que les faits contrarient tout ce que disent nos dirigeants ne dérange personne, que la médiocrité et la corruption garnissent les assemblées de représentants du peuple n’en trouble pas plus, pendant ce temps-là les bouchons de vacanciers s’égrènent sur les routes enneigées qui mènent aux hôpitaux sans médecin des provinces françaises. Un avion disparait, un autre… C’est à croire que nos radars et autres satellites ne sont capables de rien ou qu’on ne veut pas nous dire la vérité ou pas tout de suite…

Nous vivons dans un monde assez étrange ne trouvez-vous pas ? Personne n’est responsable de rien et tout se passe comme si nous étions déjà les bœufs que nos édiles et autres gangsters et leurs affidés rêvaient de soumettre à leur bon vouloir. Ils ont presque réussi, il ne tient qu’à nous de leur montrer qu’ils ont tort de la croire mais peuvent toujours l’espérer.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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