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Vive le roi Hollande, le gourmand…

Vive le roi Hollande, le gourmand...

Pendant que le rouble disparaît aux tréfonds de ses cours de change, que des élèves pakistanais se font massacrer par des désaxés qui ne sont pas plus religieux que je ne suis évêque, que le monde part en petits morceaux et en déliquescence, que fait notre président, il dîne avec des Français, des députés et des dépités. Ça c’est de la présidence où je n’y connais rien. Et je ne parle que de ce que tout le public parle, je fais l’impasse sur les millions de gens qui souffrent et meurent de faim, de soif, de maladies qui, parce qu’elles ne touchent pas les pays riches, ne trouveront jamais de vaccins ou de thérapie, je ne parle pas du milliardième de ce toutes les catastrophes qui accablent les humains de cette petite planète.

Et l’autre mange de bons mets avec des gens qui ne lui servent que d’outils de reconquête d’une image qu’il a ternie à force de trahisons et de lâchetés. Et les chaînes d’info qui questionnent « les invités » du président, quelle médiocrité. Force est de constater que Hollande n’est jamais loin d’une table et que manger est certainement un de ses sports favoris. Son embonpoint renaissant atteste de sa gourmandise et de la volupté qu’il trouve à cultiver les arts de la gastronomie offerte par ses concitoyens. Mais il y a un problème, cela arrangera peut-être sa courbe de satisfaction mais n’inversera aucune de celles qui montrent à longueur de temps les malheurs de certains Français qui deviennent chaque jour plus nombreux. Que ce soit les chômeurs, les sans-papiers, les différentes communautés qui font la queue pour présenter leurs récriminations qui trouveront forcément une écoute favorable chez ce président veule et avide de l’amour des citoyens qu’il a dupés. Comble du comble, l’émancipation cubaine avec la levée de l’embargo des impérialistes américains va lui permettre de fumer un bon cigare en fin de repas…

La politique spectacle, la professionnalisation de la politique se rassemblent, s’unissent pour seulement le pire et certainement pas le meilleur pour nous. Nos politiciens de pacotille ne songent plus qu’à leur image, en faisant fi de ce qu’ils ont promis à ceux qui leur accordaient leur confiance au début de leurs mandats et leur ont permis de se goberger aux frais de la République qu’ils ont rendue bananière. Quand j’entends le débat entre les tenants des partis traditionnels depuis l’extrême gauche jusqu’à l’extrême droite je vois leur connivence, même celle de la Marine ou d’un Besancenot. Rien de nouveau, rien d’imaginatif, rien de volontariste, que du vide. La politique, de nos jours, ne sert qu’à fabriquer le vide le plus parfait, le plus total, le néant d’où ils viennent nous est imposé par ces extraterrestres, ces gens qui ne savent rien de nos vies, de nos souffrances et parfois de nos joies. Ils nous projettent dans l’espace sidéral où leur terrible médiocrité apparait comme un élément positif dans le dénuement absolu. Mais cela ne trompe que ceux qui veulent l’être.

Il suffit d’ouvrir les yeux et de réfléchir un tant soit peu pour voir où ils veulent en venir, pour comprendre leur but final qui est, pour notre plus grand malheur, le même objectif qui serait le nôtre si nous étions à leur place, eux-mêmes et seulement eux-mêmes. Il est triste de constater que l’homme ne rêve que de lui et que peu d’entre nous sont capables de raisonner collectif, de penser aux autres en se remémorant que nous sommes les voisins proches d’une planète minuscule. Il m’arrive de dire que la différence entre générosité et égoïsme est bien mince, je définis les deux de cette manière : « la générosité est de regarder les autres à travers soi, l’égoïsme est le regard de soi à travers les autres ». Différence petite, vous me l’accorderez, mais gigantesque aussi. Ce sont deux points de vue diamétralement opposés où pourtant les ingrédients sont les mêmes, tout comme les intensités ou les désirs. Le matérialisme a exacerbé les plus mauvais côtés de l’homme et nous n’envisageons absolument pas de changer ce fait à la fois maudit et avilissant.

Alors oui monsieur le président, avec des minuscules comme lui-même, vous pouvez dîner avec des Français que vous avez choisis selon des critères qui, je n’en doute pas, ne seraient pas les miens. Vous pouvez déguster des mets raffinés offerts par la République, vous abreuver des meilleurs nectars aux dépens de tous, cela ne changera pas mon opinion à votre sujet, comme celle que j’avais de votre prédécesseur, aussi voyou que vous, vous êtes le vide et à cause de cela, vous attirez tout ce qui vous entoure pour enfler votre corps et vos indices de contentement. Je ne votais pas jusqu’à aujourd’hui et vous avez réussi à me convaincre de continuer, de deux maux il faut choisir le moindre dit le dicton, moi, le choix ne convient pas, je n’en prends aucun.

Etre trompé par l’un ou par l’autre ne revêt aucun intérêt pour moi, ce n’est pas celui qui me menace du fouet qui m’intéresse, pas celui qui me met des chaînes, mais justement ceux qui m’en libèrent et il n’y en a aucun parmi les politiciens qui garnissent les ors de notre République prostituée.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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