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Editôt ou éditard… (126)

Editôt ou éditard... (126)

Aujourd’hui, comme le disait il y a quelques minutes Patrick Cohen de Radio propagande d’état, France Inter, c’est la rentrée politique de François Hollande, l’autre pays du fromage et accessoirement président de la république bananière de France. Eh oui, les auditeurs de cette radio qui, malgré son application à transmettre une bonne image de nos gouvernements successifs, est tout de même moins polluée par les annonceurs qui garnissent les radios périphériques à la solde de partis politiques de droite, la plupart du temps, et qui en tirent les bénéfices en passant les messages mensongers et publicitaires des financiers et banquiers de ce même parti. Voilà donc la rentrée de Hollande, sonnez hautbois résonnez musette… Alléluia !

Je n’ai rien contre François Hollande qui n’est que le produit habituel de la politique professionnalisée prônée, engendrée et formée par l’éna et ses partenaires. Il n’est rien d’autre qu’un outil qui permet à un système de perdurer, sur nos dos voutés sous le poids toujours plus lourd d’une administration qui ressemble à une armée mexicaine, toujours plus de généraux et moins d’hommes de troupe. Il fait ce qu’il sait faire, mentir, trahir, mais surtout essayer de garder le pouvoir. Beaucoup avait mis tous leurs espoirs dans ce personnage qui tient plus de la bande dessinée que de la gestion de la Cité, ils sont déçus. Pour ma part, il ne me semblait pas qu’il était différent, mais je ne pouvais m’empêcher d’y croire au moins un peu après son discours contre la finance, et son « moi président » qui avait abasourdi Sarkozy qui perdit les élections ce jour-là. Mais il en est des personnalités politiques comme des mirages dans le désert, dès qu’on s’en approche la vérité réelle surgit et la déconvenue avec.

Notre président va donc passer deux heures complètes en compagnie de journalistes, présentateurs et commentateurs de la radio nationale française. Vous rendez-vous compte de l’énergie, du temps que passent nos édiles et autres politiciens à peaufiner leurs harangues, leurs arguments et surtout leurs éléments de langage. Tous ces cours, ces formations en communication radio, télévision et interviews en direct, ces conseillers qui vont jusqu’à choisir les cravates et la teinture des cheveux, toute cette population de gens qui ne font rien d’autre que du vent, qui ne produisent que du bruit et des nuisances. Deux heures de radio à une heure de grande écoute, si ça ce n’est pas de la bonne pub je veux bien être évêque bien que je ne sois pas pédophile ou contre le mariage pour tous. C’est un coup audacieux mais peu risqué au final. Les interrogateurs de cette « matinale » ne sont pas bien méchants ou alors c’est qu’ils se sont transformés dans la nuit. Il ne risque pas grand-chose ce matin, notre « ami mollette », il va juste répéter à l’encan ses enchères toujours plus fortes et plus belles, son optimisme décalé et incompréhensible, ses délires et rêves éveillés, ses courbes qui vont s’inverser… Oui, nous sommes d’accord, mais quand ?

Je sais que cela prend du temps de faire passer du stade du projet à une réalité publique les meilleures idées du monde, nous le savons tous et nous n’attendons de miracle de personne. Mais pourquoi les hommes politiques se cantonnent à des promesses pour des lendemains qui chantent alors qu’ils savent pertinemment que ce ne sera pas pour demain mais pour dans quelques années, le temps nécessaire à la mise en application de leurs brillantes solutions qui ne marchent jamais. Nous savons tout cela alors dites-nous la vérité si vous savez encore ce que vérité signifie. Arrêtez de nous mentir. De plus, vos idées ne sont même plus originales et depuis longtemps, vous ne faites que ressasser les mêmes recettes éculées et dépassées qui n’ont jamais donné de résultats. La croissance ne reviendra jamais et même si elle revenait elle n’a jamais créé des emplois. Ce n’est qu’à partir d’un certain niveau de croissance qu’une augmentation de la demande d’emplois apparait et cette croissance-là ne reviendra pas, jamais… sinon grâce à une guerre et à la reconstruction qu’elle engendrera ensuite… s’il y a une suite.

Hier je parlais de Thomas Piketty qui refusait la légion d’honneur et nous pouvons le comprendre dans sa démarche, comment regarder fonctionner notre appareil d’état sans être déconfit, sans être outré de tant d’absurdité. Même prévenir une personne d’une récompense à venir, alors que celle-ci n’a rien demandé, ils ne font pas correctement. Si tous ces gens qui nous gouvernent, et font mine de nous représenter alors qu’ils ne représentent que l’oligarchie qui les nourrit et qui est elle-même alimentée par nos impôts et taxes, faisaient vraiment le travail pour lequel ils sont aux responsabilités, peut-être que tout irait mieux, ou dans tous les cas moins mal.

Mais voilà, notre société ne cesse de croire en leurs boniments de peur d’avoir à reprendre en main, de crainte d’avoir à prendre les lourdes responsabilités de chasser les mécréants pour prendre leur place qui est en fait la nôtre.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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