Log In

« La » Chronique du week-end… (127)

"La" Chronique du week-end... (127)

Selon un article du Canard Enchaîné de cette semaine le Père Noël nous a apporté le 24 décembre 2014 le plus beau des cadeaux… Il s'appelle le « décret 2014-1576 ». Rien que le nom vous donne envie de vomir… Mais ce n'est rien, si vous le lisez et si vous vous documentez, comme je l'ai fait moi-même, je vous promets qu'il vous sera impossible d'ingurgiter quoi que ce soit pendant au moins 24 heures, juste le temps de vous remettre. De quoi s'agit-il ?

Je serai tenté de vous dire que lire le Canard Enchaîné devrait être une obligation constitutionnelle, et qu'il ne faut pas attendre que sa rédaction soit décimée, comme ce fut le cas de celle de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, pour se mettre à acheter ou à s'abonner à toutes ces lectures qui se veulent subversives pour nos gouvernants, mais bienfaitrices pour développer notre réflexion et notre libre-arbitre. C'est un devoir citoyen que de s'informer par soi-même en choisissant ses lectures et ses sources d'information différenciées et multiples. Lire Le Figaro ou Libération n'est pas un péché mais il ne faut pas se contenter de cela. Regarder Pujadas ou Chazal ne suffit pas pour se croire informé, encore moins BFM ou Itélé, ce ne sont que des outils utilisés pour manipuler nos cervelles lobotomisées. Personne ne détient LA VÉRITÉ, personne. C'est la raison pour laquelle il faut s'enrichir de toutes sortes d'information avec des sources qui peuvent paraître exotiques ou quelque peu anarchiques.

Ordo ab chao, citation latine qui signifie que l'ordre naît du chaos. C'est en quelque sorte ce que des gens, ceux qui nous gouvernent, qui ne savent pas la vraie signification de cette expression, tentent de faire. Ils veulent établir LEUR ordre à partir de LEUR chaos.

Ma chronique cette semaine laisse toute la place à Noam Chomsky qui mit à la disposition de tous ses « dix stratégies de manipulation des masses ». Je vous laisse le soin de les lire, prenez le temps de le faire et vous constaterez comme je le dis depuis très longtemps que le hasard n'existe pas dans ce qui nous arrive.

Et si vous trouvez quelque ressemblance avec des événements existants ou ayant existé, ce n'est absolument pas fortuit, ce n'est pas le fruit de ce hasard que l'on met à toutes les sauces, les plus immangeables que je connaisse. Cela en vaut vraiment la peine, mais vous êtes seuls juges, comme d'habitude, c'est la force et la faiblesse de la Liberté. Liberté qui est déjà dans un état de coma dépassé… grâce à des décrets comme celui de Noël 2014.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

Les dix stratégies de manipulation de masses

Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l'éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu'à maintenir le public dans l'ignorance et la médiocrité.

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme «douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

Source :

http://www.syti.net/Manipulations.html

http://www.pressenza.com/npermalink/les-dix-strategies-de-manipulation-de-masses

Noam Chomsky

Noam Chomsky

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com