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« LA » Chronique du week-end (130)

"LA" Chronique du week-end (130)

Le gouvernement veut se pencher sur la formation concernant l’utilisation des médias, bonne idée, n’est-ce pas ? Après la couverture médiatique des attentats de ce début d’année, je crois aussi qu’il est nécessaire de faire la part des choses et de bien discerner la bonne information de la mauvaise, la vérité du mensonge, le complotisme étatique de celui qui s’oppose à lui en remettant en question les moindres détails des faits comme le manque de taches de sang autour des victimes, ou les nombres de douilles qui ne correspondent pas à celui trouvé sur les lieux du crime. La théorie du complot est tant critiquée par tous les gouvernements corrompus qu’elle doit forcément avoir du vrai même si elle commet elle-aussi des excès.

La VERITE n’existe pas, ceci est un axiome indiscutable, ce qui est un pléonasme. Chacun a la sienne et cela fait partie des libertés individuelles imprescriptibles de chaque être humain de cette planète, fut-il un esclave. La théorie du complot comme toutes les théories n’obligent en rien ceux qui y sont confrontés, ni dans un sens ni dans l’autre. Les informations diffusées en boucle par des médias soit à la solde de nos gouvernements corrompus successifs, soit à celle des financiers qui ne pensent que publicité, chiffre d’affaires et profits maximaux (comme Castro à Cuba, je plaisante), lesquelles sont les meilleures. Ce n’est pas la différence de bénéficiaires qui rend soit l’une soit l’autre bonne ou mauvaise, elles sont toutes les deux mauvaises et ne servent qu’à nous manipuler. Maintenant les sources d’information alternatives, qui font flores sur Internet et dont les buts ne sont pas toujours ceux qui sont apparents mais d’autres, parfois malsains, bien dissimulés derrière des rideaux de fumée plus ou moins politiquement corrects ou complètement hors des schémas traditionnels, ne nous garantissent pas plus d’avoir une qualité d’information irréprochable.

De deux maux il faut toujours choisir le moindre, mais, en l’occurrence, les deux sont mortels, les deux sont manipulateurs, les deux ne veulent défendre que les intérêts de ceux qui les diffusent et certainement pas ceux des lecteurs qui les parcourent et les transmettent à leur tour. Sachant que les sources d’information sont manipulées, ou au moins risquent de l’être, comment pouvons-nous faire pour nous informer de façon neutre, de manière objective ou, au minimum, de telle sorte de n’être pas dans l’obligation de tout vérifier par nous-mêmes dans un manque total de confiance ? Et quand bien même, est-ce possible ? Est-il possible de s’informer via des sources sans que celles-ci ne s’accordent des prérogatives qu’elles ne méritent pas d’avoir, et des buts inavoués qui peuvent néanmoins ne pas être inavouables ? Non, c’est impossible, celui qui diffuse une information possède des fins qui sont les siennes et qui n’ont forcément rien à voir avec les vôtres tant que vous n’adhérez pas totalement à son mode de pensée.

En effet, pour partager des informations il faut adhérer, il faut adopter les idées de celui qui vous les transmet sinon vous êtes manipulés. Le problème est que l’adhésion de l’informé ne fait que réaliser un prêche à un converti, ce qui confirme les convictions des intéressés mais n’agrandit pas leur cercle d’influence. Or lorsque quelqu’un communique, c’est bien pour transmettre sa vue des événements qu’il décrit et qu’il nous demande de croire, donc la finalité est bien de nous convaincre, mais sa vue ne peut être la même que celles des autres témoins de la même scène… Ceci referme une boucle. Toute information est fausse par définition. Je vous donne un exemple, j’écris en ce moment même cet article. Mon but avoué est de vous faire réfléchir et de vous rendre votre capacité de penser par vous-même si tant est que vous l’ayez perdue partiellement ou en totalité (ce que je ne crois pas). Je n’en ai pas d’autre, de but. Je ne veux pas vous acheter ou vous vendre quoi que ce soit, je ne souhaite pas devenir un élu quelconque de notre échiquier politique, enfin j’écris ce que je pense pour dire ma colère et chacun de mes lecteurs en fera ce qu’il veut. Ceci étant dit, il n’en demeure pas moins que mes propos peuvent séduire certains et les rapprocher de mes propres convictions. Mais une fois encore, mes lecteurs sont des convertis déjà convaincus de ce que je leur écris sinon ils ne demeureraient pas mes lecteurs. Et ceux qui ne le sont pas peuvent craindre d’être manipulés…

Comme d’habitude le problème n’est pas là. Si nous partons du principe de la fausseté de toute information et de la manipulation qu’elle peut camoufler, toute communication devient impossible tout simplement parce que la confiance n’existe pas premièrement, et parce que la tolérance n’existe pas non plus. Nous passons du stade de partisan lobotomisé à celui d’ennemi lobotomisé aussi. Le vrai problème disais-je n’est pas celui que nous croyons, il est à la fois pire et moins grave que ce que les apparences nous donnent à penser. Le problème c’est nous, les êtres humains. Nous sommes incapables de rester ouverts devant tout ce qui nous arrive par peur la plupart du temps. Nous avons le besoin irrépressible de nous retrouver en groupe, de nous fondre dans une masse informe et qui annihile toute différence pour nous ranger au rang de participant sans compétence d’intervention. Soit nous sommes dans le groupe des pour, soit dans le groupe des contre. Nous refusons, parfois avec obstination, de rester ouvert et de donner une chance à la nouveauté, au changement, à la création d’idées nouvelles. Nous préférons la sécurité de la fausseté parce qu’elle appartient à la masse à laquelle nous adhérons, plutôt qu’à une autre fausseté qui n’appartient qu’à soi, juste par peur de l’isolement, de la solitude de notre conviction.

Triste, non ?

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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