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« LA » Chronique du week-end (132)

"LA" Chronique du week-end (132)

Ne voilà-t-il pas que Copenhague veuille copier Paris, quelle impertinence, heureusement Paris mène encore et gagne cette partie par 17 morts à 2. Tout de même, il faut ce qu’il faut et Paris sera toujours Paris. Je plaisante bien sûr parce que je fais partie de ces gens qui croient et sont convaincus que nous pouvons et devons rire de tout. Nous avons une philosophie occidentale dominée par la « bienpensance » judéo-christianno-musulmane et cela nous joue des tours. Cette technique de pensée fait l’impasse sur bon nombre de faits qui contrarient sa théorie et la rendent incompréhensible pour le commun des mortels. Mis à part pour les Hébreux dont le Dieu est quelque peu vindicatif et belliqueux, globalement ces trois religions monothéistes, liées entre elles par le même Dieu, sont porteuses d’un message d’amour… Heureusement qu’on le dit sinon, à voir ce qu’on voit et à entendre ce que l’on entend, on aurait bien raison de penser ce qu’on pense…

On ne va pas refaire tous les mois le coup du « Je suis Charlie », même si on remplace Charlie par « Danois », cela fait un peu redite, non ? Je vous écrivais, il n’y a pas si longtemps, que sans le mal il ne pourrait y avoir de bien, nous y sommes toujours. Ces attentats, plus ou moins inspirés sinon fomentés par nos propres autorités par leur irrespect du droit qu’elles ont-elles-mêmes institué, apportent par leur résolution de l’eau au moulin de tous les assassins de la liberté. En effet, quelle différence entre celui qui me tue parce que je ne pense pas comme lui et celui qui m’enferme pour ma sécurité. Dans l’un des deux cas la solution est claire, la mort, mais dans l’autre elle est plus insidieuse, plus pernicieuse car tout en vous laissant la vie elle vous la vole. En fait, si notre civilisation n’était pas autant effrayée par la mort, comme c’est le cas dans certains peuples de notre terre, on serait plus heureux de mourir que de perdre notre liberté. Ceci est mon cas, je ne vois vraiment pas l’intérêt de vivre si mes actes se limitent à des promenades consuméristes dans les centres commerciaux ou les hypermarchés. La mort me parait bien plus douce et agréable, et, après tout, qui nous dit que ce n’est pas mieux ? C’est un problème de foi, bien évidemment, et le cercle est fermé. Ces gens qui tuent au nom d’une foi qu’ils n’ont pas comprise sont prêts à donner leur vie pour des idées qui leur paraissent bonnes alors qu’elles sont contraires à leur propre idéal.

Alors maintenant, ce nouvel attentat va justifier la surveillance et le suivi de tous les voyageurs susceptibles de devenir, ou pas, des terroristes. Mais où s’arrête la limite entre quelqu’un qui risque de devenir criminel et celui qui voyage de façon moins politisée ou religieuse ? Aujourd’hui cette limite sera assez serrée autour des provenances moyennes orientales mais demain, lorsque nos terroristes en herbe se sauront surveillés étroitement, ne croyez-vous pas qu’ils feront des périples plus ingénieux ? Et dans notre société où des gens sont prêts à tuer leurs propres parents pour de l’argent, qui vous dit que pour une poignée de dollars, des chômeurs ne se changeraient pas en passeurs d’armes, en partenaires d’un jour de ces assassins qui ne semblent pas manquer de finances. Non, le contrôle de tout et de tous n’est pas la solution à notre souci, en revanche il est celle de notre société qui ne nécessite pas d’êtres humains mais seulement de consommateurs bien éduqués, qui ne demandent rien d’autre que de nouveaux produits périodiquement pour les maintenir en permanence dans un état d’insatisfaction.

Donc, nous allons assister à quelques autres attentats, plus ou moins meurtriers, qui feront monter une pression telle sur les peuples lobotomisés qu’ils en viendront à demander à ce qu’on leur passe des chaînes aux chevilles contre une pseudo sécurité qui n’existera jamais. Cela ne me dérange pas de mourir si je sais pourquoi et en l’occurrence, si je suis pris dans un attentat, je le saurais. Je parle bien entendu d’une mort violente dont je ne serai pas l’initiateur. En fait, et c’est en cela que la foi aide considérablement ceux qui la possèdent, pour moi la mort n’est qu’une des étapes de la vie qui suit celle qui la précède et précède celle qui la suit. Mais vous n’êtes pas obligé d’adhérer à ma philosophie et je ne vous menacerai pas pour autant. L’avantage pour moi est que cela relativise l’impact de la mort à un fait parmi tant d’autres parmi les myriades d’étapes possibles. Mais nous en parlerons une autre fois. Sans en arriver à un débat sur la foi, beaucoup de nos ancêtres sont morts pour la liberté sans mêler à cela des arguments religieux. Ils se battirent pour gagner une liberté qu’ils pensaient mériter et ont fait le sacrifice de leurs vies pour en jouir. Pourquoi ne sommes-nous plus prêts à nous sacrifier pour garder notre liberté intacte ? Pourquoi devons-nous craindre de mourir alors qu’il est plus infamant et honteux de vivre en courbant l’échine et en acceptant tout et n’importe quoi de la part de nos dirigeants, et en particulier l’aliénation de nos libertés fondamentales ?

Mais nous préférons vivre comme des zombies plutôt que de mourir en Hommes dignes et responsables. Tout est dit ! Je ne plus Charlie, je ne suis plus Danois, je suis lâche serait le nouveau message à plébisciter, non ?

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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