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Wall Street s’éclate… avant d’exploser ?

Wall Street s'éclate... avant d'exploser ?

Wall Street bat un nouveau record, quelle bonne nouvelle ! Les Américains sont toujours aussi incultes, car instruits par une école qui ne connaît que la maîtrise des coûts de fonctionnement et la suppression budgétaire, mais leur bourse enrichit encore plus ceux qui font des USA la première dictature du monde dans l'esprit et dans la lettre. Que les financiers soient heureux me réjouit aussi, bien entendu, vous me connaissez, j'adore ces bouts-en-trains dont la générosité est sans limite comme leur désir de donner le bonheur à tous dans le monde. Enfin, je les adore, je les adore… C'est « pour de rire »… comme disent les enfants et les lobotomisés dont je suis.

Il n'y a qu'à voir le nombre de miséreux qui éclatent outre-Atlantique et la vie qui devient de plus en plus difficile pour ceux qui ne trouvent pas de travail et qui ne bénéficient pas de cette croissance apparente qui ne semble pas vouloir s'arrêter… Mais quelle croissance, celle de Wall Street ? Est-ce vraiment de la croissance, si tant est que la croissance ait généré autre chose que les inégalités et l'intolérance. Oui, oui, l'intolérance. Ce n'est pas le fait du hasard qui par ailleurs et pour moi n'existe pas. Mais alors, me direz-vous pourquoi la bourse américaine a battu, une fois de plus, tous ses records ? Là est la vraie question ! Je vais vous donner ma réponse et vous en ferez ce que bon vous semble, en espérant tout de même que vous ne rejetterez pas mon opinion sans y avoir réfléchi. La nouvelle envolée du Dow Jones tient au fait de la nouvelle trahison de ceux qui voulait le mettre en péril.

Trahison dis-je, et je le répète, c'est la trahison du peuple grec qui a voté pour un parti qui devait lui faire quitter l'austérité pour aller vers le mieux être, pas le « plus avoir » je dis bien le « mieux être ». Comme je l'écrivais ici au lendemain de la victoire de Tsipras et de Syrisa, il ne fallait pas s'emballer, il fallait donner du temps au temps. Et il ne mous a pas fallu attendre longtemps pour voir les vrais visages de ces gens qui se disaient de la « gauche radicale ». C'est bien l'abandon devant les forces du marché représentées par feu la troïka, appelée dorénavant « les institutions », par Tsipras et Favorakis qui a donné un nouveau souffle à la spéculation boursière et lui a fait connaître un nouveau sommet hier. Les marchés ont été rassurés par cette nouvelle trahison, cette nouvelle allégeance de pseudos gauchistes à une économie mortifère qui ne veut que garder sa voie dominatrice et destructrice de l'humain au profit du matérialisme stérile.

C'est donc acquis, l'austérité va continuer contre une aide de 7.5 milliards d'euros à des Grecs qui doivent se sentir quelque peu marris. Qui aurait pu en douter, ce sont des gens d'appareil et ce n'est pas parce que ceux-ci ont réussi à catalyser le désespoir grec momentanément que cela les obligera à tenir leurs engagements et leurs promesses. Comme le disent nos politiciens, les promesses n'engagent que ceux qui y croient. Les Grecs ont cru, tout comme les Français face à l'ennemi de la finance, et ils ont été floués, tout comme les Français, bien évidemment. Peu m'importe que Tsipras soit de gauche, de droite ou du centre, il amenait avec lui l'espoir de tenter quelque chose d'autre et cet espoir a été vain, comme la somme de tous les espoirs de tous les peuples du monde quels que soient les régimes qui les manipulent. Donc, amis boursicoteurs, dites merci à ce gouvernement grec qui ne vaut pas mieux que son triste prédécesseur en la personne de Papandréou qui trahit lui-aussi son peuple en son temps.

L'Europe et les faquins qui la dirigent a absorbé le gauchisme comme le capitalisme sauvage avait fait de tout ce qui s'opposait à lui. Place aux marchés, place aux accords transnationaux (TAFTA) qui vont mettre nos états à la merci des multinationales éprises de bénéfices et de leurs actionnaires sanguinaires. Allez, appelez vos banques pour demander à vos plate-formes téléphoniques délocalisées d'ouvrir des comptes titres dans lesquels vous entasserez vos économies pour participer à la grande fête du capitalisme triomphant. Non, je ne suis toujours pas de gauche, ni de droite, ni d'ailleurs, je suis du dessus et je vois bien de là où je suis que ce n'est pas de la politique que nos politiciens font mais bien de la défense bien sentie de leurs intérêts et de ceux qui les financent au détriment des peuples saignés à blanc pour la plus grande satisfaction des productivistes exacerbés. Rien ne semble pouvoir arrêter cette marche vers le « progrès » qui est en réalité une marche arrière qui nous retire toute autonomie, toute réflexion, toute humanité.

Nous en sommes là, mes frères humains, encore une fois nous allons être sacrifiés sur l'autel du commerce et des profits. Nous-aussi, nous devrions dire merci pour ce moment à Tsipras et sa bande. Dommage que ce moment ne dura qu'un instant !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

Voilà ce qu'écrit le Monde sur l'envolée de New York et de ses marchés financiers…

Wall Street a fini en hausse vendredi après l'annonce d'un accord entre la Grèce et la zone euro, permettant au Dow Jones, en hausse de 0,86 %, d'atteindre un plus haut historique, tandis que le Nasdaq a pris 0,63 %. Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a gagné 154,67 points à 18 140,44 points, un record de clôture, et le Nasdaq, à dominante technologique, 31,27 points à 4 955,97 points, continuant à évoluer a des niveaux sans précédent depuis quinze ans.

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