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Diplôme… Plome !

Diplôme... Plome !

Quand un membre du gouvernement le quitte c’est toujours pour de bonnes raisons, c’est le cas de Geneviève Fioraso qui part pour des raisons de santé. On aurait pu croire qu’elle partait à la suite de la découverte de son vrai faux diplôme, mais non, elle est souffrante et serait bien peu charitable la personne qui ne respecterait pas cela. Cela m’amène à penser à tous ces diplômes, à tous ces certificats de bonne conduite ou de bonne connaissance ou de bon ce que vous voulez pourvu que ça mousse et garnisse les curriculum vitae. La France, pays de râleurs, est aussi l’endroit au monde où le culte des diplômes est le plus important. On en mesure votre compétence qu’à l’aune de la liste de vos satisfécits scolaires ou universitaires… Est-ce bien raisonnable ?

Lorsqu’on voit comment se traitent des journalistes entre eux, dont certains sont bardés de diplômes à ne plus savoir qu’en faire, quand nous voyons ces mêmes journalistes se poser en juges et dénoncer tel ou tel personnage, plus ou moins public, et le traiter de nazi, ne sommes-nous pas dans l’obligation de réfléchir sur l’utilité de l’instruction sur les imbéciles ? Quand nous voyons nos hommes politiques, aussi largement diplômés qu’on peut l’être, et quand nous analysons leurs résultats depuis les 30 dernières années, ne peut-on pas non plus se permettre de réfléchir sur l’utilité de l’instruction sur les imbéciles ? Oh, je ne dis pas que tous les journalistes sont des imbéciles, non, non, beaucoup oui, mais pas tous, remercions tous les Dieux disponibles. En revanche pour les politiciens je suis au regret d’avouer que ne sont pas des imbéciles, j’aurais préféré, cela leur aurait donné des excuses pour toutes leurs mauvaises actions. Non seulement ils sont diplômés, ils sont aussi cultivés, et malgré cela ils ne peuvent s’empêcher de faire le mal consciemment, et c’est là le pire des drames.

Nous pouvons pardonner un analphabète de ne pas comprendre ou suivre une conversation, de ne pas avoir l’habitude d’analyser ce qu’il entend et ce qu’il voit, de ne pas trouver les arguments de sa propre défense lorsqu’il commet un impair. Mais a-t-on le droit d’être destructeur comme le sont nos gouvernants dans leur globalité depuis les années 70 ? Oui, je sais, je suis excessif, certains sont certainement moins concernés que d’autres par mes reproches, mais vais-je perdre mon temps à chercher le bon grain parmi l’ivraie alors que celui-ci n’est pas dérangé par la présence des mauvaises herbes qui l’entourent ? Je discutais avec un ami hier et je disais, assez maladroitement sûrement que nous avions toujours le choix. Nous ne sommes pas obligés de faire, de dire ou de penser quoi que ce soit. Nous nous obligeons, souvent par crainte inconsciente, à faire, dire ou penser comme nous croyons le devoir. C’est complètement différent. Personne ne peut nous obliger, seuls nous-mêmes décidons de répondre positivement ou négativement aux sollicitations nombreuses et variées qui nous assaillent et qui font notre vie quotidienne. Vous pourriez dire ce que vous pensez à votre patron, mais vous ne faites pas. Vous pouvez tout mais vous ne choisissez qu’avec parcimonie les actions que vous réaliserez, pour souvent des raisons qui font de vous une personne sociable mais finalement hypocrite. Là je suis dur, aïe, aïe, aïe…

Vous croyez qu’un bon mensonge vous sauve d’un mauvais conflit ? Je pense que c’est faux. Vous reculez l’échéance du problème mais il est là, ancré dans votre mémoire et va pourrir votre vie. Lorsque vous ferez le compte de toutes ces petites saletés qui, justement, encombrent votre mémoire et changent votre comportement lentement mais sûrement, vous vous apercevrez vite qu’elles sont innombrables. Qu’elles soient familiales, professionnelles, sociales, elles sont toujours relationnelles, c’est-à-dire qu’elles vous positionnent d’une certaine façon vis-à-vis de votre environnement. Le souci est que les diplômes ne préparent pas à la vie. Ils vous amènent à prouver un niveau d’instruction d’abord à vous-même, n’oublions pas tout de même de soigner nos ego, et ensuite à tous les autres qu’ils soient vos employeurs, votre famille et vos proches, et finalement vos banquiers pour qui vous n’existez que par la potentialité financière que vous représentez. C’est sûrement un point de vue qui manque de souplesse mais je ne vois rien de plus près de la réalité. Le faux procès fait à notre malade souffrant qui quitte le gouvernement repose sur le mensonge qu’elle a cru être obligée de faire pour se valoriser. Triste spectacle eu égard à son niveau de responsabilité politique et sociale.

Pourquoi en France avons-nous bâti un véritable culte du diplôme ? Personnellement je n’en sais rien mais beaucoup d’études sociologiques, réalisées souvent pour répondre à des questionnements sur l’emploi et surtout le chômage, s’en sont préoccupées. Je vous laisse le soin de faire ces recherches vous-mêmes car un livre serait nécessaire à vous présenter mon ressenti à ce sujet. Il n’en demeure pas moins que ce culte irrationnel est une des barrières qui freinent le développement de l’emploi et là se trouve le drame.

Alors diplôme ? Plôme…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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