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Editôt ou éditard… (136)

Editôt ou éditard... (136)

Si nous partons du principe évident que les départementales de dimanche prochain ne seront pas une élection locale dans l’esprit des Français, mais bien une consultation sur la politique traîtresse de l’équipe en place depuis le départ du roi Sarkozy, on peut imaginer que les démarches de nos gouvernants vont plus s’apparenter à celle des pingouins que celles de fringants et fiers hommes d’état. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il est difficile de marcher avec le pantalon en bas des jambes, vous savez, la culotte baissée dans l’attente de la fessée magistrale qu’on mérite lorsque nous faisons de grosses bêtises… Regardez bien comment ils se dandinent depuis que les statistiques les décrivent comme arrivants aux trente-sixième dessous… Ils sont prêts et avant que l’Europe nous interdise complètement les punitions corporelles, ils veulent la leur. Quelle grandeur d’âme…

Voilà comment nous sommes en France, nous votons pour quelqu’un qui nous fait de belles promesses, de beaux discours, des « moi président » à pleine bouche, tout en sachant qu’il ne les tiendra pas (ils font tous cela depuis longtemps). Ensuite, nous ne descendons pas dans la rue pour l’obliger à accomplir ce pour quoi il a été élu, nous la laissons faire négligemment tout en vaquant à nos saines occupations consuméristes et inutiles. Mais, pour bien montrer que nous ne sommes pas entièrement dupes, nous le réprimandons via des élections qui ne le touchent pas directement si ce n’est dans son amour propre. C’est certain qu’il ne sera pas fier, notre autre pays du fromage dimanche prochain, mais il aura atteint son objectif commun avec l’UMP si le FN arrive en vainqueur sur la ligne d’arrivée. Son projet, comme celui de ses opposants de l’UMP qui changera bientôt de nom pour faire oublier les quantités d’affaires faisandées qui l’encombrent, est bien de laisser un choix qui n’en sera pas un aux électeurs de 2017. Cette fausse alternative, qui nous contraindra à mettre dans l’urne un bulletin qui ne portera pas le nom de Le Pen, est le rêve de tout candidat à la présidence, le seul problème est donc d’arriver au second tour…

Donc, dimanche prochain, nous n’assisterons qu’à un sondage grandeur nature qui montrera la capacité du FN à participer à la finale de 2017 et de déterminer qui a, aujourd’hui, le plus de chances d’être face à ce parti d’extrême droite dans ce futur combat. Inutile de vous dire que nous sommes loin du débat départemental et des intérêts qu’il représente pour le pays, si toutefois cet intérêt existerait encore. Nous ne sommes absolument pas logiques, nous ne menons pas les bons combats et n’assumons pas réellement nos bévues. Telles des autruches, nous enfouissons nos têtes dans le sable pour ne pas voir celui qui va nous croquer l’arrière-train ou pire. La politique n’est pas la sommes des règlements de compte que nous réservons à ceux qui nous ont déçus ou satisfaits. La politique est la direction de la Cité et celle-ci ne se fait pas sans avoir une vision de l’objectif qui est choisi en commun et doit être atteint. Mais le problème provient du fait que nos modèles ne sont pas bons. Habitués à voir nos gouvernants gérer notre pays à la petite semaine, sans autre but que leur carrière propre, comment voulez-vous que nous soyons capables d’avoir notre propre vision, notre propre objectif ? Ils ont réussi à nous convaincre que tout cela était bien trop compliqué pour des imbéciles comme nous et que eux savent, avec l’aide de leurs experts et consultants, comment régler tous nos soucis. Sauf que tout va de mal en pis…

Alors oui, nous allons punir nos socialistes qui ne le sont plus depuis fort longtemps. Mais à quoi bon ? Qu’est-ce qui changera pour nous après cette magnifique fessée publique et internationale que nous allons leur administrer ? Je vous le dis, sans être certain d’avoir raison mais avec cependant une lourde conviction, rien ! Rien du tout ! Ils vont continuer à jouer à leurs petits jeux stratégiques de la cafétéria de l’éna, entre deux cours où ils apprennent comment nous gruger. Ils ne penseront à rien d’autre qu’aux présidentielles de 2017 qui les hantent depuis le 6 mai 2012. C’est dire s’ils sont occupés. Le jeu est là, rester aux commandes le plus longtemps possible, peu importe le bonheur de la population que l’on trahit, il faut garder les rênes et se gaver pendant qu’il en est temps. Pour une vision, je dois avouer que je suis déçu. Je m’attendais à quelque chose de plus grand, de plus beau, du plus généreux, de plus égalitaire car tout tient à cela. Ces gens, qui creusent des fossés entre leurs citoyens, qui les organisent en communautés opposées pour que les luttes intestines intéressent plus le peuple qui ne manquera pas de se détacher des affaires réelles de l’état, ces gens disais-je ne font que générer toujours plus d’inégalités qui entretient à son tour tous les problèmes sociaux que l’on connait. Et pour parachever le tout, ils entretiennent aussi des foyers de combat contre le « mal » dans des pays lointains pour entretenir et développer nos peurs tout en assurant la pérennité de nos craintes dans nos propres quartiers où nous ne voulons plus aller sans être protégés par nos robot-cops armés de pieds en cape.

En conclusion, nos pingouins vont bien prendre la correction qu’ils méritent mais cela ne sera toujours pas, pour eux, une motivation d’évolution de leur politique… Encore une élection pour rien !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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