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« LA » Chronique du week-end (137)

"LA" Chronique du week-end (137)

Connaissez-vous le député PS Philippe Doucet ? Non ? Vous ne perdez rien, il est comme beaucoup, pour ne pas dire tous les élus de nos différentes assemblées, qu’elles soient locales ou nationales, plus intéressé par ses intérêts que par la cause qui l’a fait élire. C’est exagéré pensez-vous ? Vous en avez le droit, chacun peut avoir les opinions qu’il souhaite et je ne ferai cadeau à personne des miennes, il faudra me convaincre que j’ai tort pour m’en voir changer. Qu’a donc fait ce triste sire pour me mettre en colère ? Rien d’autre que ce qu’il a l’habitude de faire avec l’aide de ses confrères, les professionnels de la politique, de droite, de gauche, du centre et des extrêmes. Nos élus ont donc voté à l’UNANIMITE un joli parachute doré pour nos élus qui seraient battus lors d’élection…

Eh oui, mes frères qui avez voté socialiste, c’est un socialiste qui a demandé et obtenu cet avantage de la part de TOUS les parlementaires franchouillats. Ils ne sont pas Français, ils ne sont que la caricature de ce que les citoyens de ce pays étaient jadis, du temps où ils étaient des êtres humains responsables, mais c’est bien loin tout cela, je devrais tourner cette page maudite. Etre socialiste ne veut plus rien dire depuis longtemps, déjà les montages ingénieux de notre Mitterrand nous avaient montré le chemin que prenait une tendance politique qui n’est plus que l’ombre d’elle-même. Que la droite soit pourrie, c’est sa vocation qui repose sur l’exploitation du faible au profit du fort. Mais que la gauche le soit aussi, alors qu’elle se maquille en prostituée telle une voiture volée, pour mieux piéger des naïfs qui y croient encore, là, il y a de quoi pleurer. N’allez pas encore me dire que je suis de gauche, réfléchissez ! Je parle là de la trahison institutionnalisée, tout aussi bien par la droite que par la gauche. Il ne s’agit pas d’opinion politique, il est question ici de ce que je vois dans mon miroir quand je me regarde… Trompé, trahi, grugé, spolié… Et vous voulez que je vote ? Vous ne voyez pas que ce sont les mêmes, vous ne sentez pas leur entente, êtes-vous vraiment aveugle ? Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir !

Alors que les sacrifices sont de plus en plus difficiles à supporter pour une immense majorité de Français, comment un élu PS peut-il demander d’autres avantages que ceux qui sont déjà à la disposition de nos élus ? Cela ne leur suffit pas, il en faut toujours plus. Comment voulez-vous que ces gaillards votent des limites aux montants que les rois des entreprises privées s’accordent puisqu’ils ne rêvent que d’une seule chose, avoir les mêmes montants qu’eux. Comment pouvons-nous supporter cela ? Ils n’ont pas honte et nous non plus. Bien sûr pas pour les mêmes raisons mais le résultat est le même. Eux parce ce sont les quarante voleurs de l’Ali Baba qui les dirige et nous parce que leur tendons nos poches ouvertes pour qu’ils puissent y piocher sans peine. Les raisons sont différentes mais la honte est la même. Heureusement il nous reste le suicide… Bon, je me calme. Nous ne sommes pas obligés de tous nous suicider bien que nous le mériterions, mais cela me fait terriblement souffrir de voir un tel niveau de médiocrité dans notre personnel politique et dans nos rangs citoyens. Mais nous avons les élus que nous méritons, n’est-ce pas ?

En ce jour d’élections il est temps de leur faire payer, à tous, leur ignominie. Beaucoup de gens s’insurgent contre mon abstention chronique depuis les présidentielles de 2002 où Chirac l’emporta sans mal contre un Le Pen jubilant de sa réussite. Il ne s’agit pas, bien entendu, pour moi d’aller à la pêche, mon abstention est un acte politique, la preuve d’une volonté politique contre la réalité qui nous saute aux yeux une fois de plus avec cette loi qui gave un peu plus nos élus. Ils sont tous les mêmes et empêchent des nouveaux venus d’occuper les places qu’ils ne méritent plus, dans nos cœurs comme dans leurs assemblées. Et je ne parle même pas de toutes leurs corruptions qui commencent avec l’embauche « d’amis » pour gagner des voix ou se faire bien voir jusqu’à une prévarication forcenée à la Balkany. Vous ne comprenez pas que quel que soit votre choix, votre vote, cela ne changera rien, ils sont tous du même bord, il n’y a plus d’idéal, seul l’argent compte. Nous sommes les prostituées de ces proxénètes patentés. Nous leur donnons notre sang, notre vie et eux se gobergent en espérant que cela dure toujours… Ce ne sera pas le cas… Mais nous devons d’abord toucher le fond, toucher du bout du doigt ou à pleine main la vraie misère, celle de n’être que des jouets, des marionnettes au bout de fils invisibles mais ô combien solides que ces paltoquets tiennent avec toute leur énergie.

Et pendant ce temps, les infos garnissent nos oreilles du bruit inutile des insultes proférées par un footballeur dont on se moque éperdument ou des images d’un attentat qui permet, une fois de plus, de mettre en place des fausses démocraties aux lois liberticides. Pendant ce temps, le pays des droits de l’homme refuse d’abriter un frère qui a sacrifié sa liberté pour défendre les nôtres, Edward Snowden. Quelle république bananière ! Nous en sommes les singes qui passent d’un bananier à l’autre…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

"LA" Chronique du week-end (137)

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