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Politique ou économie ?

Politique ou économie ?

Nos gouvernants n’arrêtent pas de nous dire que « ailleurs » c’est mieux parce que les peuples de cet « ailleurs » ont accepté de se mutiler, de se sacrifier, d’immoler, sur l’autel du profit des grosses et grasses multinationales, les avantages sociaux que leurs parents leur avaient légués. Je vous propose de lire cet article qui vous dira en peu de mots et de jolis graphiques comment il en va des USA, pays de cocagne rêvé et adulé des lobotomisés télévisuels et des étudiants d’école de commerce. Je reviens sur ce mieux que l’on ne trouve qu’« ailleurs », je vais à l’inverse du courant politiquement correct, des néolibéraux-boboïste de gauche et des agressifs néolibéraux de droite, dans lequel nous baignons jusqu’au cou, dans lequel notre société va certainement se noyer, mais ça fait du bien. Que tous les Dieux me pardonnent mais le néolibéralisme me fatigue ainsi que ses adeptes avides et cupides.

L’endettement public étant la conséquence immédiate du déficit public il va sans dire que nos gestions dispendieuses et gaspilleuses sont sous surveillance. Le problème est que les contrôleurs sont ceux justement qui adhèrent à la technique de gestion néolibérale et qu’ils n’imaginent pas faire d’économies en dehors de la disparition de toutes les dépenses publiques quelles qu’elles soient, depuis la santé jusqu’à la police en passant par l’éducation et les retraites, etc. On ne touche pas à ce qui rapporte le plus de pots de vin, la défense, le territoire et sa spoliation au profit des bétonniers de toutes moralités, bonnes ou mauvaises, les avantages fiscaux et les aides aux multinationales qui sont les premières bénéficiaires de tous ces programmes d’aide à la recherche, à l’emploi, et qui, de plus, ne paient pas d’impôts ou si peu qu’elles en éprouvent une certaine fierté. Donc nous ne pouvons pas donner à ces gens le contrôle de notre budget sinon, bientôt, nous travaillerons pour rien, nous prendrons notre retraite à 95 ans, nous n’aurons plus de sécurité sociale ni d’allocations familiales pour le bonheur d’une compétitivité retrouvée de la pire des manières…

Vous avez donc vu dans l’article sur les USA (lien ci-dessus) où en sont leurs dettes. Voici maintenant l’endettement des pays d’Europe ainsi que le rythme de leur endettement, aussi appelé « déficit budgétaire » ; Dette publique, Déficit public. Que remarquez-vous ? Malgré les assurances de Sapin, vous savez l’homme des bois qui siège au gouvernement, l’endettement ne diminue pas dès que le déficit public atteint les 3 %, ce qu’il a dit ce matin même. Soyons logiques, si nous dépensons 3 % de plus que ce que nous gagnons, la seule façon de financer cet écart est bien l’endettement. CQFD. Quand ce personnage au visage poupin arrêtera de nous prendre pour des crétins, il faudra faire la fête et ce n’est pas pour demain. Que remarquez-vous disais-je ? C’est simple, même l’Allemagne, exemple parmi les exemples, pays riche parmi les riches et sérieux parmi les sérieux, a tout de même un endettement de 76.9 % du PIB. Bon la France est en tête, si je puis m’exprimer ainsi, à 92.25 % de son PIB. On est nul nous sommes d’accord, mais l’Allemagne n’est pas un parangon de la saine gestion, n’est-ce pas ? Et si vous regardez le second graphique sur les taux européens de déficit, avec un excédent de 0.1 % l’an dernier, l’Allemagne mettra 770 ans pour rembourser ses dettes à ce rythme. C’est toujours mieux que nous qui ne nous en sortirons jamais, mais tout de même…

Où veut-il en venir, êtes-vous en train de vous dire ? Comment cet épris de philosophie (mais qui n’y comprend pas grand-chose) se permet-il de parler d’économie ? Tout simplement pour vous dire, mes chers lecteurs, mes frères humains, qu’il n’y a aucun endroit sur cette petite, très petite terre, où vous trouverez le bonheur économique tant vanté par nos bavards au pouvoir, chez nous comme partout. Nous ne nous en sortirons jamais, sachez-le et ceux qui vous diront le contraire ne font que vous mentir. L’économie n’est rien d’autre qu’un outil aux mains des politiques et ces derniers en ont fait autre chose. Ils en ont fait la justification et la source de la politique. C’est une perversité, c’est une insulte à notre intelligence. Depuis quand l’outil est-il devenu plus important que l’artisan qui l’utilise ? On veut nous faire croire que tout est régenté par l’argent, que tout est monnayable, y compris le corps humain, que l’avoir enrichit l’être alors que c’est faux, 20 % des êtres humains sont voués à souffrir, tôt ou tard chez nous, de dépression, est-ce là la société du bonheur ? Le bien-être ne pourra jamais être remplacé par le bien-avoir. L’Homme a besoin d’autre chose !

Ne voyez-vous pas que rien n’a plus de sens, que nous tournons en rond sans espoir de casser ce cycle infernal ? Le poids de nos inégalités rend obsolètes toutes les recettes miracles que tous nous proposent, avant même d’être pratiquées. C’est là que se situe notre seule chance d’avenir, dans la réduction nécessaire de celles-ci, des inégalités, au profit d’un rééquilibrage de nos vies en fonction d’une nature que l’on cherche à asservir mais qui se montre toujours, au bout du compte, plus puissante que nous, allez à Vanuatu et vous verrez si je me trompe. Nous n’avons, en réalité, pas le choix. Ou nous devenons raisonnables ou nous périrons de nos méfaits. Quand je dis périr je ne parle pas de la mort que tout un chacun connaîtra un jour ou l’autre, je parle de l’extinction de l’humanité, comme dans un film catastrophe qui ne font que montrer par la mise en scène de rêves ce que le futur nous réserve si nous ne changeons pas. Quand Huxley, Wells ont écrit leurs œuvres, les technologies n’étaient pas l’ombre de ce qu’elles sont aujourd’hui, alors expliquez-moi comment ces génies de l’humanité savaient-ils décrire aussi parfaitement le monde dans lequel, 80 années plus tard, nous vivons ? Pourquoi ne nous posons-nous pas ? Pourquoi ne tentons pas des idées nouvelles loin de celles, surannées, des gestions soit capitaliste soit collectiviste ? Je suis certain qu’il y a d’autres voies, encore faut-il les chercher pour les trouver.

Le but de tout cela n’est pas de vous faire peur mais de vous éveiller. Que vous soyez d’accord ou pas avec moi est sans importance. Le fait de vous motiver à réfléchir à notre avenir commun est mon unique dessein, si j’y parviens, je n’aurais pas vécu pour rien.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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