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Honte à l’Europe… et à nous… (2)

Honte à l'Europe... et à nous... (2)

Nous avions vu samedi dernier comment résoudre le problème de la paix à rétablir en Afrique du nord et au Moyen Orient. Mes méthodes, il est vrai peu orthodoxes, sont simples, claires et réalisables, pour peu que nos gouvernants aient encore quelque chose d'humain en commun avec ceux qui meurent pour réaliser un rêve européen. Aujourd'hui je voudrai vous parler des deux autres points évoqués dans l'article de Marta Dassu. Même si le point de vue de cette ex femme politique n'est pas le bon, ni le mien d'ailleurs, au-delà des divergences qui encombrent nos réflexions, leur intérêt commun est qu'elles existent et qu'elles ne correspondent pas au salmigondis habituel du politiquement correct de nos élus et de leurs affidés et soutiens financiers. Nous devons penser autrement et ne pas être effrayés des oppositions, des contradictions, ce sont celles-ci qui enrichiront nos solutions d'une originalité nécessaire pour ne pas dire obligatoire.

Il est impossible de répondre au problème de cette immigration sauvage par les axes humanitaire et sécuritaire, ceci est un axiome car il s'agit d'une impossibilité objective. Nous nous heurtons à un désir croissant chez les misérables du monde de vouloir se sortir de leur situation en empruntant nos itinéraires dans nos propres pays. Les voies, clairement balisées et ordonnancées de notre Europe si proprette, sont désirées, souhaitées, enviées au point que des milliers de gens sont prêts à mourir pour courir la chance de les connaître un jour, pour eux et pour leurs enfants. Pour orchestrer leur venue des négriers les entassent dans des bateaux qui ne veulent que couler tant ils sont usés et hors d'état de fonctionner. Comme le dit la rédactrice de l'article, ces voyages au long cours plus que dangereux, sont structurels de par leurs motivations ou plutôt de celles des candidats à la noyade potentielle. Donc si notre réponse ne peut être ni humanitaire ni sécuritaire quelle peut-elle bien être ? J'ai déjà donné un embryon de solution dans mon article précédent mais il faut aller encore plus loin pour trouver un vrai dénouement à cette embarrassante situation, qui voit d'un côté des gens mourir en nous culpabilisant et de l'autre des dirigeants qui se moquent de leur mort en nous culpabilisant idem.

Tout d'abord il faut sur place, aux terminaux sauvages d'embarquement, mettre en place des sites appropriés au stationnement de foules plus ou moins nombreuses dans des conditions dignes. Deuxièmement, il faut lutter contre les négriers qui se gavent d'argent sur le dos des gens qui n'en disposent qu'au détriment de toutes leurs familles bien souvent qui se saignent pour leur procurer un avenir plus radieux, ailleurs. Quand on voit les fortunes dépensées en combats inutiles de la part des pays dits riches, beaux et intelligents, pourquoi ne pas dépenser un peu de cet argent si mal investi dans des solutions de protections et de transport de ces pauvres qui n'en peuvent plus de tenter de survivre. Si nous mettions de vrais navires à leur disposition il n'y aurait pas de victimes, non ? Mais là, la réponse structurelle au problème structurel de l'émigration sauvage ne convient plus à l’Europe car ce beau et riche continent n'a aucune politique d'émigration, ou plutôt elle en a une qui n'est que, ou sécuritaire ou humanitaire, parfois les deux mais exclusivement le dimanche après la messe, ce qui est, pour l'une comme pour l'autre, de mauvaises solutions. Mais l'élément structurel le plus important est la disparité qui existe entre les Européens et les Africains, les inégalités économiques, sanitaires, sociétales, hélas flagrantes sont la source de cet exode massif qui ne tarira jamais si nous ne rompons pas le cercle vicieux de l'augmentation continuelle de ces inégalités.

Donc il nous faut créer de toutes pièces une politique d'immigration pour la communauté européenne, cela devient maintenant une urgence. Mais comment est la question cruciale. Pouvons-nous tout d'abord laisser l'Italie, aux prises avec ses propres problèmes économiques et financiers, être le seul à faire une action charitable pour tous ces navigateurs de fortune qui finissent souvent au fond des eaux qu'ils croyaient salvatrices ? Nous devons assumer ce souci ensemble si nous formons vraiment une communauté, ce dont je doute. En admettant que le problème de la diminution ou de la disparition des inégalités soit réglé parallèlement à tous les autres encore faut-il les répertorier et en organiser la recherche active de résolution. Pour ma part, chaque pays d'Europe tirant sa richesse de l'infortune des pauvres pays qui nous fournissent et une main d’œuvre bon marché et des matières premières à des prix « cadeau » doit faire sa part et donc chacun doit prendre 1 % de sa population chaque année sous forme d'émigration légale. Pour la France, par exemple, cela fera un nombre de nouveaux arrivants chaque année d'environ 650 000 à 700 000 personnes. Vu ce que nous leur prenons et comment nous les traitons depuis le temps béni des colonies qui renaissent allègrement depuis déjà quelques années, si toutefois elles avaient vraiment cessé dans le passé, c'est le moins que nous puissions faire. Par ailleurs, nous devons réaliser ce que je disais samedi dernier, acheter un bon prix leurs matières premières, les aider à devenir autonomes et se passer de leurs esclavagistes en créant une agriculture vivrière et en abandonnant les parties sombres et négatives du progrès, eux le peuvent encore et heureusement pour eux. Que nous améliorions les techniques de soins et la recherche médicale, c'est bien ; mais perdre notre temps à vouloir vivre mille ans avant même d'avoir l'eau courante et saine partout au monde, est-ce réellement sérieux ?

Je préfère arrêter là, je sais que cela ne sert à rien. Les intérêts en jeu sont tellement colossaux qu'il faudrait qu'une prise de conscience mondiale apparaisse pour que nos multinationales et les corrompus qui les protègent soient mises de côté ou dans tous les cas, moins écoutées qu'elles ne le sont actuellement.

Comme vous voyez, ce n'est pas gagné… Que les migrants prennent des bouées et apprennent à nager !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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