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« La » Chronique du week-end… (139)

"La" Chronique du week-end... (139)

Me voici de retour dans notre beau pays de France, c'est vrai que notre territoire, riche de sa diversité de climats et de paysages, est une fantastique mine de plaisirs sensuels. A côté de cela vous avez toujours des rabat-joie qui viennent vous gâcher vos joies naturelles et instinctives. Prenez par exemple notre bon vieux Jean-Marie Le Pen, il en arrive, dans son gâtisme précoce, enfin pas si précoce que ça, à répéter les âneries qu'il avait déjà proférées dans d'autres temps, à d'autres occasions. Eh bien je vous le donne en mille, un autre de mes lecteurs s'insurge du fait que je n'ai pas dit grand-chose, en fait rien, sur ce triste événement. Mais justement, est-ce un événement ? Deuxièmement, faut-il en parler ? Et si on en parle, troisièmement, que dire ?

Avant toute chose, et pour ne pas être incompris, je vous répète que je suis intégralement, totalement et viscéralement pour une liberté d'expression sans limite aucune. Vous devez le savoir depuis le temps… Mais ce qui va sans dire va encore mieux en le disant, non ? Autrement dit si un Le Pen dit que la seconde guerre mondiale n'a pas eu lieu, c'est son opinion et il est libre de l'avoir. En revanche, les tribunaux sont faits pour défendre le droit et les limites qu'il donne à chaque citoyen ou habitant de notre beau pays. On peut dire ce qu'on veut, on peut encore plus penser ce qu'on veut, mais dès que le public participe à ces informations la loi protège la République et la Nation qui l'habite. Alors, mon cher lecteur, qui me demande de donner mon avis sur le « détail » de l'ancien tortionnaire me met bien dans l'embarras pour deux raisons. La première et la principale, mon avis est-il bien utile à quelque chose ? La seconde, sommes-nous obligés d'avoir des avis sur tout et de les partager avec tous ?

Selon le Larousse : détail signifie,

– Petit élément constitutif d'un ensemble, et qui peut être jugé comme secondaire : Ne pas négliger les détails.

– Développement minutieux, énumération des différentes phases d'un événement, description circonstanciée d'un fait (seulement au singulier) : Il a fallu qu'elle nous raconte tout par le détail. – – Partie, étudiée ou reproduite isolément, d'une œuvre d'art.

– Vente par un commerçant (détaillant) de produits en petites quantités, selon les besoins des consommateurs.

Je me souviens de la définition de notre professeur d'histoire lorsque j'étais au collège et que nous recevions des connaissances sur l'antiquité, l’Égypte pharaonique ou l'empire romain. Il nous avait dit que l'histoire n'était qu'une longue suite de faits qui chacun représentait un détail de l'histoire mais dont certains avaient changé la face du monde. Je pense aujourd'hui comme cela aussi. Chaque fait, chaque acte est un détail dans le continuum de nos vies privées comme de celles des nations. L'histoire n'en est que l'agrégat, l'amalgame. En cela je dois avouer que le Le Pen a raison de dire que la Shoah est un détail de l'histoire, tout autant que les 20 millions de soviétiques tués, les communistes, les homosexuels, les romanichels ou tziganes, les résistants et toutes les victimes faites par le troisième Reich de Hitler. Que nous trouvions abjecte la raison qui fit que le massacre des juifs fut organisé industriellement ne change rien à l'affaire. Dans la durée de la seconde guerre mondiale il y eut cela et bien d'autres choses, chacune d'entre elles consiste en un détail de l'histoire de cette même guerre. D'un point de vue purement linguistique le mot détail ne devrait offusquer personne.

Nous sommes tous des détails de notre histoire nationale, voire même familiale en fonction des générations qui nous ont précédés et de celles qui vont suivre. Alors pour répondre aux attentes de mon lecteur, je ne crois pas que mon opinion puisse avoir un quelconque intérêt mais… Comme j'ai l'habitude de parler franchement, même si cela ne revêt aucun intérêt, je vais vous la donner. Ce que dit Le Pen, en fait, je m'en moque encore plus que de ma première couche culotte qui sentait la même odeur que lui. Il ne représente rien à mes yeux et je ne fais pas cas de ses opinions que je ne partage pas. En revanche, je fais tout ce que je peux pour éviter de voir son influence croître en parlant avec ma famille, mes amis, tous les gens avec qui j'ai une petite chance de parler politique. Il n'y a pas d'autres solutions pour lutter contre un politicien professionnel, il faut le combattre sur son terrain. Il faut dire aussi que si l'UMP et le PS n'avaient pas tout fait pour que le FN soit ce qu'il est devenu, nous n'aurions même pas à mener cette lutte obligatoire. Mais puisqu'il en est ainsi, c'est comme cela que nous pourrons éliminer ces opinions extrêmes qui mènent toujours à la tyrannie, en nous battant pour que notre liberté nous soit rendue car elle nous est prise chaque jour un peu plus et par des gens qui se réclament de la démocratie, imaginez-vous ce que se serait si Le Pen était à leur place…

Pour conclure ma seconde réponse est qu'il faut avoir des idées sur tout et se faire nos opinions, même si elles ne sont pas éclairées, elles représentent le fruit de notre pensée et, à ce titre, elles méritent d'exister. De plus, justement pour pouvoir les éclairer, il faut parler avec tout le monde, échanger ses idées contre celles des autres mais, attention… Ne soyez jamais certain d'avoir raison, soyez prêt à être convaincu si les arguments de votre interlocuteur sont plus pertinents que les vôtres ; sinon ce n'est plus une discussion mais une juxtaposition de monologues, un peu comme sur les plateaux télé un soir d'élection… Cela, ça ne sert absolument à rien.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

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