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Connaissez-vous la justice animale ?

Connaissez-vous la justice animale ?

Et si nous parlions d'histoire, de notre histoire. Mais d'une manière peu commune puisque je vais vous parler du ridicule de certaines pages de notre passé. Nous avons la chance d'avoir une richesse inestimable dans notre chronologie avec une histoire longue et belle malgré le point commun de toutes les périodes qui la composent qui est la sauvagerie, la stupidité de l'être humain. Nous sommes capables du meilleur comme du pire, c'est une des raisons majeures qui justifie notre recherche, enfin pour ceux qui la souhaitent, d'un mieux pour toute notre humanité, nous pouvons devenir meilleurs, j'en suis convaincu et je lutte pour cela, nous ne devons pas nous résigner et en changeant nous-mêmes c'est l'univers dans son entier qui change. Au boulot ! En attendant rions un peu…

Quand je parle de justice animale il ne s'agit pas d'animaux doués de dons exceptionnels qui seraient devenus juges ou politiciens à la façon de George Orwell dans son œuvre « Animal farm » en 1945, non. Il est question ici de la justice que rendait les hommes à l'encontre des animaux entre 824 et 1750 de notre ère et dans notre pays. Eh oui, figurez-vous que des êtres humains ont été capables de présenter devant des juges, la plupart du temps des ecclésiastiques, toutes sortes d'animaux mais en priorité des cochons. L'homme n'est pas un loup pour l'homme mais un porc pour les cochons apparemment. Depuis les rats, les coléoptères, les anguilles et leurs frères insectes et animaux, tout était bon pour châtier ces bêtes qui mangeaient nos récoltes et pullulaient dans nos villes où l'hygiène était le moindre des soucis de leurs habitants. Ne me dites pas que c'était le Moyen Age dans toute sa splendeur avec la médiocrité qui a fait sa réputation, non. D'abord parce que cette période de notre histoire, certes souillée par l'inquisition et ses exactions, est d'une richesse spirituelle jamais égalée depuis, ensuite parce qu'à cette époque le débat existait encore et le politiquement correct n'était pas né, même si ces débats se terminaient parfois en bataille ou en guerre, les gens de pouvoir avaient toujours le sens de l'honneur qui mettait leur personne souvent en opposition de leurs suzerains ou alter ego. Mon intérêt et mon affection vont d'ailleurs plus au Moyen Age qu'à la Renaissance qui n'était qu'une resucée des arts antiques mis au goût du jour de l'époque. Je ne parle pas ici des serfs qui n'étaient que des esclaves à qui l'on demandait exclusivement de travailler gratuitement contre de maigres avantages comme le logis et le couvert.

Je vous livre un exemple donné dans un livre uniquement en Anglais « The criminal prosecution and capital punishment of animals » par E. P. Evans, recommandé par un article de Courrier International. « Le 5 septembre 1379. Dans un monastère français, deux troupeaux de porcs s'affolent et causent la mort d'un homme du nom de Perrinot Muet. Comme il est d'usage à l'époque, tous les porcins – les meurtriers à proprement parler mais aussi la badauds – sont jugés pour leur crime épouvantable et condamnés à mort. Car, comprenez-vous, avec leurs « cris et attitudes belliqueuses », les animaux témoins de la scène ont démontré qu'ils cautionnaient l'agression. Il est donc impensable de les laisser échapper à la justice. » Pour des raisons économiques, déjà, le Frère Humbert de Poutiers fit intervenir le Duc de Bourgogne pour réduire les condamnés à mort aux coupables directs du crime, qui furent, nul ne le sait précisément, soit pendus soit brûlés vifs, quelle fête ! C'est ainsi que notre église peut se vanter d'avoir accusé les animaux de blasphème et d'en avoir condamnés à mort plus que de raison. Comme quoi l’imbécillité est faite homme et cela de tous temps. Vous comprenez mon anticléricalisme exacerbé qui vise absolument toutes les religions monothéistes en particulier pour leur obscurantisme viscéral.

Il arrivait parfois que les juges soient généreux et justes envers nos frères animaux. En 1750 une ânesse fut acquittée car il fut reconnu qu'elle avait été violentée et que cela avait justifié son courroux et ceci grâce à l'attestation d'un prieur, encore eux, qui attestait que cette ânesse « s'était toujours montrée vertueuse et bien élevée… »

Mais vous connaissez les hommes, il faut toujours qu'ils se donnent bonne conscience et donc ils nommaient un avocat commis d'office dont le plus célèbre fut Barthélémy de Chasseneuz. Celui-ci évita l'anathème à quelques uns de ses clients, pas beaucoup mais quand même. En 1545 une cour demanda à des charançons de reconnaître leurs péchés et de vider les lieux… Ce qu'ils firent… aux dires de l'église. Mais ils revinrent 30 ans plus tard et furent assigner en justice et le procès commença le 13 avril 1587 et Maître Antoine Filliol fut le défenseur de ces coléoptères qui fit prendre acte tribunal que c'est Dieu lui-même qui avait mis là ces insectes et qu'Il ne pouvait pas les laisser sans subsistance. Ce à quoi l'accusation lui répondit que la préséance venait aux hommes à qui Dieu avait donné tout pouvoir sur les animaux.

Pourquoi vous ai-je écrit ces quelques mots d'histoire plutôt drôles pour ne pas dire complètement ridicules ? Juste pour vous confirmer que l'homme est depuis toujours capable du meilleur comme du pire, dans son immense talent et dans son incommensurable stupidité, il est capable de tout… Surtout les serviteurs zélés des Dieux vindicatifs et jaloux qui sont le fait des trois religions monothéistes qui font reculer l'être humain sur l'échelle de leurs propres dons et qualités.

Que tous les Dieux nous protègent de leurs représentants respectifs ! Amen.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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