Log In

« La » Chronique du week-end… (143)

"La" Chronique du week-end... (143)

Comme le dit Alain Accardo dans « La Décroissance » n° 119, la démocratie appelle au suffrage universel, mais celui-ci « organisé par la loi électorale, est en réalité un filtre qui permet de faire élire des riches par des pauvres, des instruits par des incultes, des possédants par des dépossédés, des notables par des petites gens, et des conservateurs par des progressistes. » Alors que ce constat est confirmé par un taux d'abstention qui fait pâlir la démocratie factice qui nous accable, aucun politique ne se remet en question et nous laisse encore vomir devant nos téléviseurs à leurs apparitions incessantes. Ont-ils des cerveaux ? La question qui se pose est certes intéressante. La réponse est plutôt propre à nous donner des tendances suicidaires en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, d'ailleurs j'y vais… Non, j'irai après l'article.

Alain Accardo parle dans son article de l'extinction du populaire, je vous conseille de le lire, à défaut de partager les convictions de l'auteur au moins cela permet de réfléchir. Pour ma part j'adhère à 100 % à son raisonnement que je tiens depuis déjà des années et qui devient maintenant une angoisse permanente. En effet, les bases réelles et concrètes de la société que nous connaissions il y a peu ont été jetées dans des poubelles sans fond comme le tonneau des pleureuses, les Danaïdes que nous sommes devenues. Cela induit chez tout un chacun, dans cette nouvelle société égocentriste et narcissique dont le matérialisme, le progrès, la science et l'argent sont les seules divinités reconnues et adulées, une déréliction que l'on ne peut expliquer rationnellement. Nous devenons des dépressifs malgré nos « amis » nombreux mais inconnus, nos connexions incessantes mais vides de sens, nos selfies envoyés à tous et donc à personne. Les laboratoires pharmaceutiques n'ont pas fini de gagner des profits énormes, heureusement que quelqu'un profite de ce crime dont nos gouvernements n'entendent pas nous protéger, celui de la disparition de nos personnes au profit de consommateurs lobotomisés.

Je ne crois pas qu'il y ait d'autre solution que la décroissance volontaire te organisée. Cette consommation qui nous livre, pieds et poings liés, aux magnats de la finance internationale et aux multinationales qui ne s'intéressent à rien d'autre qu'à leur puissance et leur richesse et l'accumulation de monnaie qui ne les rend jamais heureux quelle que soit la quantité amassée, tout cela ne peut durer indéfiniment. Maintenant que je suis convaincu que seule la décroissance est une sortie de crise réelle, j'adapte ma vie à ce système de pensée et je l'organise avec une tendance à la sobriété heureuse en me posant une question à chaque fois que je dois acheter un objet, un appareil ou quoi que ce soit. Voici la question : ai-je vraiment besoin de cela ? Essayez, vous serez étonné de constater que vous n'achèterez plus que le centième de ce que vous aviez prévu. Je ne fais pas cela par avarice, je crois sincèrement que je suis plus important que ce que je possède, que ma valeur ne réside pas au fait que je vais démarrer pus vite au vert que mon voisin d'embouteillage, que mon appartement m'appartienne alors que les autres soient locataires, non. Je suis important parce que je suis humain, que je pense, que j'aime et aussi « parce que je le vaux bien » comme le dit la fournisseuse de billets de banque de l'équipe Sarkozy, merci pour l'UMP Liliane.

Ce qui m'a encore plus surpris ce sont les motivations de mes tendances à la consommation superflue. Comme les publicités le font remarquablement bien, ce sont nos bas instincts qui sont mis en avant dans beaucoup de nos actes d'achat. D'ailleurs, pour vous donner une exemple, la pub d'une marque automobile allemande n'attise que la jalousie pour motiver ses acheteurs putatifs. Vous voyez deux frères qui sont devant un notaire qui répartit leur héritage, l'un a tout et l'autre n'a que la voiture et c'est celui qui est le plus gros légataire qui est jaloux de celui qui n'a que la voiture. C'est peut-être drôle au premier regard mais cela instille dans nos cerveaux ce sentiment négatif et mortifère de comparaison et de jalousie. Sans compter que cette façon de compter, d'évaluer ce que l'on a met au second rang la façon dont on le récupère, dans le cas d'un héritage c'est la famille dans son entier qui est bafouée et la pseudo affection que ses membres devraient s'échanger. Oui, cette petite question sur la nécessité, réelle ou feinte, d'acquérir ce que je vois met au jour tout cela et nous remet dans un autre contexte, plus humain, plus proche, plus chaud ou on perd l'habitude de tout « marchandiser », de tout chiffrer, de tout calculer. Finalement les pub ne me font pas rire longtemps mais m'ont permis de trouver de bonnes raisons de rire, des raisons qui dépendent de mon environnement et un peu de moi.

Une autre question se pose. Comme personne ne veut de la décroissance et que nous ne nous y préparons pas malgré qu'elle apparaisse comme inéluctable, sauf aux yeux des benêts donc des économistes, comment ferons-nous pour nous y adapter sous la contrainte si nous ne sommes même pas capable de résister à un simple acte d’achat ? Qui vivra verra !

Juste pour rire, allez jeter un œil là-dessus et vous verrez comment la paranoïa est en train de rendre fous les Américains… Les Texans craignent de se faire envahir par les troupes fédérales… américaines. C'est à se faire dessus, d'ailleurs… trop tard, je vous laisse.

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

WP to LinkedIn Auto Publish Powered By : XYZScripts.com