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On a ce qu’on mérite !

On a ce qu'on mérite !

De moins en moins de choses sont gratuites. Que ce soit les visites, que ce soit même les brocantes, eh oui, je ne plaisante pas, les brocantes ou plutôt celle qui a lieu à la Bastille en ce moment. Après avoir vu leur publicité sur les toiles tendues des stands qui la forment, je me rendis dimanche, après avoir déjeuné et sous un soleil de printemps propre à la promenade, sur la place de la Bastille, lieu que je révère depuis longtemps malgré les aventures de petite bourgeoise qu’a vécu la France. Ma surprise fut totale, j’arrivais devant une entrée puisqu’il n’était plus possible, comme jadis, d’entrer n’importe où dans l’espace réservé aux visiteurs des brocanteurs exposants. Un autre panneau annonçait « entrée 10 € ». Bien évidemment, je fis demi-tour et allait me promener ailleurs…

Imaginez-vous aller au marché aux puces devenu un camp de rétention de brocanteurs patentés et devoir payer pour y entrer afin d’y trouver de quoi dépenser votre argent au profit de ces mêmes brocanteurs. Imaginez-vous aller dans un centre commercial et devoir payer pour y entrer faire vos courses alimentaires ou autre… Je crois rêver ! Et le pire était que les gens faisaient la queue pour entrer dans cette brocante, c’est à croire que les citoyens méritent la manière dont on les traite. Il est vrai que je suis constamment en colère, que je n’ai aucun moment de répit dans cette société où les adorateurs de l’argent ont pris le pouvoir pour mieux annihiler l’esprit critique des humains et les rendre uniquement des bêtes consommatrices stupides et lobotomisées. Mais dites-moi, suis-je idiot à ce point ? Pourquoi devrais-je payer pour voir des objets que des vendeurs souhaitent me donner contre monnaie sonnante et trébuchante ? Ne me dites pas que les organisateurs ont des frais et qu’ils payent eux-mêmes pour occuper la place publique, cela a toujours été comme ça.

Mais maintenant on veut faire feu de tout bois, on prétend que tout est possible et que la fin justifie les moyens surtout lorsque la fin en question est la richesse financière. Tout est sur le marché, depuis l’entrée dans une brocante jusque dans le crime organisé où vous pouvez faire casser un bras, une jambe, tuer à tous les prix en fonction de la qualité du service. Eh bien je ne suis pas d’accord et c’est mon droit. Que les politiquement corrects trouvent les excuses qu’ils voudront, avec leur démarche bêtement droit-de-l’hommiste stérile et libertaire, à ces quémandeurs professionnels que sont devenus tous les organisateurs événementiels. Il me parait incroyable que les commerçants puissent demander de l’argent et vendre des tickets d’entrée, au même titre qu’un musée ou une exposition sans but lucratif autre que la beauté de la vue proposée, pour pénétrer dans leurs espaces de vente. Si je paie à l’entrée, je regarde ce que je veux et je prends, sans bourse déliée, ce que je veux de l’espace marchand qu’on a mis à ma disposition. Le but de cette brocante est de vendre et non de montrer, la différence, et elle est énorme, est là. Si c’était une exposition de biens impropres au commerce et juste exposés pour des raisons artistiques et culturelles, pourquoi pas et même avec plaisir peut-être payerai-je, mais là non !

Comme personne ne dit rien, en raison surtout de la qualité du public qui se rendait à cette brocante. Tous bobos et petits bourgeois parisiens de notre gauche caviar à notre droite ultra libérale, pourquoi ces organisateurs devraient-ils se priver de l’argent qu’ils trouvent logique de prendre dans les poches de personnes qui trouvent logique de donner ??? Tout est là, tout est valorisé, quantifié et calculé, tout se réduit à des échanges monétaires qui excluent toute autre forme de lien possible, plus de rapports humains que des rapports comptables. Elle n’est pas belle la vie ? Il faut dire aussi que les classes moyennes, malgré le racket dont elles sont victimes, ne veulent pas changer de mode de vie, elles suivent les modes et les habitudes de leurs modèles de la presse "people", même s’ils n’en ont pas les moyens réels. Il faut payer pour montrer que l’on est au-dessus de ça, que nous sommes partie intégrante de ceux qui peuvent et qu’on doit regarder. Cette autosuffisance, cette arrogance des parvenus et des faux riches est diablement fatigante, sauf pour eux qui se complaisent dans ces vies factices et vides de sens ou le paraître a remplacé depuis longtemps l’être.

Je ne juge pas les gens en tant que tels, je juge leurs mauvaises habitudes à mon goût, pour eux, il va sans dire, que ces habitudes sont les meilleures possibles même s’ils passent beaucoup de temps chez leurs psychiatres pour essayer de se trouver ou à défaut de trouver leur voie ou leur bonheur. Cela ne me dérange pas qu’ils soient ainsi, même si c’est à l’amour de ses chaînes qu’on reconnait un esclave, mais s’ils étaient heureux je le serais aussi mais, hélas, pour eux comme pour moi, ils ne le sont pas et ce sont eux qui le disent.

Entre être et avoir, je préfère être, entre être et paraître, je choisis être encore une fois. C’est mon choix et je le partage. Avez-vous fait le vôtre ?

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

1 Comment

  1. jokari Répondre

    Mon cher Haroun,
    Si vous vous étiez approché un peu plus près de l’entrée, vous auriez vu que la plupart des petits bourgeois qui faisaient la queue ne tendaient pas un billet de 10€ à l’entrée mais un bout de papier…
    Et je vous explique le pourquoi du comment par mail. Vous n’êtes pas au bout de vos surprises…

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