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Détournement d’objectif ?

Détournement d'objectif ?

Il est toujours agréable de voir les choses que l'on a créé retourner à leur destination première. Prenons par exemple la bourse, haut lieu de la finance, et donc de la spéculation depuis l'avènement du néolibéralisme destructeur de la société. Ne vous serait-il pas satisfaisant de constater que la bourse redevienne le pourvoyeur de fonds des nouveaux entrepreneurs en quête des sous qui leur permettraient de lancer leur affaire et de donner forme à leur idée géniale ? C'est comme la BPI, la banque publique d'investissement, ne vous plairait-il pas d'entendre que cette banque, qui joue avec notre argent, retourne à sa mission première au lieu de jouer les investisseurs ? Mais il en est de la finance comme de la société qu'elle a générée, la forme est plus vue que le fond qui a perdu tout intérêt pourvu que les apparences soient belles…

Bien que je n'apprécie pas le capitalisme sauvage prôné par nos « alliés » américains et si bien défendu par la gauche et la droite françaises. Bien que je ne trouve aucun sens à cette société de consommation, qui fait que je doive me lever le matin pour produire des outils, dont on pourrait se passer sans souci, afin de gagner un salaire qui me permettra d'acheter des objets inutiles mais qui donnent du travail à d'autres qui achèteront ceux que j'ai produit moi-même et tout cela pour me permettre d'aller consommer pendant des vacances qui ne sont que le déplacement d'un pouvoir d'achat… Non, je ne comprends pas et je supporte de plus en plus mal ! Bien que je pense tout cela, j'essaie de comprendre pourquoi nos dirigeants font ce qu'ils font. Lorsqu'ils ont créé la BPI, l'intention était plutôt bonne. Les banques ne prêtant plus aux entreprises, il fallait mettre en palce une solution de rechange en créant justement une banque qui devait faire son métier, prêter à ceux qui en ont besoin. Cela n'a pas l'air compliqué comme ça mais finalement, après que la promotion Voltaire y a touché, plus rien n'a de sens.

Nous avions bien compris que notre président, victime lui-même de l'exacerbation de son népotisme, avait fait la BPI pour caser la mère de ses enfants qui voulut d'abord établir SA banque dans les beaux quartiers de Paris. Ayant compris, après force articles du Canard Enchaîné comme quelques autres, qu'il valait prêter de l'argent aux entreprises plutôt que de l'investir dans un luxe ostentatoire et bling-bling, elle décida de camper à Alfortville, où elle ne vient plus, évidemment (elle a été remplacée par Jouyet, celui qui parle de Sarkozy à Fillon autour d'une bonne table). On est de gauche ou on ne l'est pas, la banlieue c'est fait pour le peuple, pas pour ceux qui sont supposés de le défendre. Et aujourd'hui, que fait la BPI ? Elle cherche à investir dans une filiale de Saint Gobain qui se retrouve à vendre sur le marché et où nos stratèges de la finance publique veulent prendre entre 10 et 30 % d'une société, Verallia, qui est évaluée à 2.8 milliards d'euros. Ce numéro trois de l'emballage de verre représente combien de petites sociétés en difficulté par manque de trésorerie d'après vous ? Le montant qui va être investi dans cette « boîte de verre » pourrait, s'il était employé aux fins qui lui étaient jadis destinées, sauver des centaines d'emplois, des dizaines de petites affaires qui font vivre nos provinces, loin du tapage fait par nos édiles et nos bobos parisiens du gouvernement. Ah, cette promotion Voltaire, elle n'existerait pas qu'il aurait fallu l'inventer.

Pourquoi ces détournements de destination ? Simplement parce que nos élus ne savent pas compter autrement qu'en milliards, ils vivent sur une autre planète que nous, « big is beautiful » est la devise des énarques et oligarques qui nous gouvernent. Voilà comment, d'une idée plutôt bonne dans l'esprit du capitalisme ambiant, on fait du lustrage d'image. Il vaut mieux, dans la petite tête vide de nos gouvernants, être patron d'une compagnie du CAC 40 que de dizaines de petites boîtes, perdues on ne sait où, et qui emploient des gens qui votent FN par dégoût du PS et de l'UMP devenue LR. Voilà aussi l'histoire de la bourse qui, elle-aussi, avait été faite pour procurer des moyens à des entrepreneurs qui désiraient financer leur développement et qui est devenue un gigantesque casino où seuls les riches peuvent gagner car ils sont les seuls à n'être pas prisonniers du temps. L'argent à profusion vous donne ce confort inestimable d'avoir de l'espace et du temps. Quand les cours baissent, pour les pauvres qui perdent leurs économies c'est le moment de vendre pour limiter les pertes, pour les riches c'est le moment d'acheter pour tout rafler à bon prix et attendre de meilleurs jours. Pire encore, les bourses montent parce que les sociétés achètent leurs propres actions pour valoriser au mieux leurs sociétés et générer une nouvelle bulle qui va leur éclater à la figure. Quelle stupidité, quelle sombre détermination vouée à l'exclusivité au profit matériel, quelle tristesse !

Les pseudos socialistes simplets qui sont au manche, tout comme les benêts qui l'étaient avant eux, n'ont rien compris de ce que les citoyens qui les avaient élus souhaitaient, rien. Les Français croient ce qu'on leur dit. Le néolibéralisme était supposé leur donner le bonheur et l'avoir. Ils ont été roulés, aussi bien par la droite que par la gauche qui font strictement les mêmes politiques. Travailler plus pour gagner plus s'est changé en travailler moins, ou plus du tout, pour gagner beaucoup, beaucoup moins. Comment faisons-nous pour avoir si peu de mémoire, pour être si veules, si lâches, si résignés ? N'avons nous même plus d'espoir ? J'en ai et même assez pour vous remonter le moral si nécessaire. Rien n'est perdu si nous prenons conscience de notre véritable pouvoir. Je termine un ouvrage qui donnera une solution. Ce sera la mienne, humble, limitée, mais elle existera. Je vous la proposerai dès qu'elle sera achevée et propre à la lecture. Ce n'est pas une action qui vise à développer mon ego, déjà monstrueux. Ce n'est que l'encouragement que je vous donne à faire de même, peut-être pas en écrivant, chacun sa méthode, mais si j'ai pu le faire, réfléchir et produire des idées nouvelles, tout le monde peut le faire. Chacun sa voie, chacun sa manière et si on n'y arrive pas tout seul, on se fera aider, cela recréera des liens, si distendus depuis l'avènement des tablettes et des téléphones intelligents.

Je ne suis pas fier de ce que j'ai fait, je suis fier de l'avoir fait !

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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