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Editôt ou éditard… (146)

Editôt ou éditard... (146)

Comment voyez-vous l'avenir ? Êtes-vous de ces optimistes qui prient les Dieux science, progrès et dollar et pensent qu'ils vont trouver des solutions fascinantes et extraordinaires pour que nos enfants, qui n'auront plus de végétation aussi belle, une mer qui aura arraché de nos côtes nos stations balnéaires bling-bling, soient heureux de la poubelle pleine que nous leur avons léguée ? Ou peut-être êtes-vous de ces pessimistes qui ne croient plus en rien et n'ont confiance en personne, qui pensent que tout est pourri, les êtres y compris, que n'ayant pas d'espoir autant se laisser aller au pire en se plaignant ? Ou êtes-vous entre les deux camps ou dans chaque camp tour à tour ? Dans les trois cas, ce n'est pas marrant tous les jours. Moi je ne suis pas comme ça… Je suis pire !

S'il est vrai que nous avons chacun notre analyse et notre opinion sur le monde que l'on croit advenir, il n'en est pas moins vrai que beaucoup d'entre nous se retrouvent soit dans l'une soit dans l'autre des deux extrêmes de l'introduction. Nous oscillons souvent entre joie et désespoir, entre bonheur et pleurs et grincements de dents. Ce n'est pas simple dans un premier temps de faire le constat triste et masochiste de notre responsabilité dans la situation dans laquelle nous nous trouvons tous, dans laquelle nous nous sommes mis ou plus exactement dans la situation dans laquelle nous avons accepté qu'on nous mette la plupart du temps. Tantôt avec engouement, tantôt avec résignation, nous nous laissons entraîner par un courant trop fort, pense-t-on, pour que nous résistions. Je ne crois pas que nous ayons vraiment pris la décision de choisir dans quel univers nous voulions vivre et donner la vie à nos enfants. Je crois que nous n'avons jamais eu le temps ni l'envie de se poser la question, cette fameuse question, qui suis-je, d'où viens-je, où vais-je ? C'est à la fois triste, lamentable et nous retire tout droit de critique, nous retire la liberté de nous plaindre à notre guise. Bien entendu cela ne nous empêche pas de le faire, mais notre abandon aux mains qui nous ont pris en charge devrait nous priver de ce droit.

Nous ne pouvons pas nous limiter à un comportement manichéen et notre cerveau va bien devoir se mettre un jour au travail pour finalement se poser les questions citées plus haut. Il n'est jamais trop tard, mais il peut être très tard tout de même, mais ne dit-on pas, mieux vaut tard que jamais ? Je partage cet avis, il n'est jamais trop tard et l'espoir ne s'éteint qu'avec sa vie, encore qu'il continue avec ceux qui nous survivent. Un de mes amis, pessimiste, me demandait ce qui me donnait encore un peu d'espérance dans un avenir plus radieux que celui qui semble vouloir nous arriver de plein fouet. Je lui donnais l'exemple de mon dernier voyage en covoiturage, un aller-retour entre Paris et la Corrèze à 48 heures d'intervalle entre les deux voyages. En quoi cela peut-il me donner de l'espoir, de la confiance en l'avenir ? Ce fut sa question.

C'est très simple, les jeunes commencent à trouver des solutions auxquelles nous n'avions jamais pensé ou pas dans les mêmes proportions. L'économie libre qui se fait jour, au travers de sites qui organisent un nouveau commerce ou plutôt une nouvelle façon de mettre les gens avec les autres pour répondre à leurs besoins respectifs, va vite, très vite. Les taxis en pâtissent et c'est évidemment justice à la vue des prix qu'ils pratiquent, la SNCF, Air France perdent des parts de marché de la même façon et le méritent également pour les piètres services qu'ils assurent à leur clientèle. Alors, pourquoi cela pourrait me donner de l'espoir ? Parce que la liberté apporte à ceux qui la respectent les outils qu'ils devront utiliser pour détruire la société qui veut les en priver. Comme les Soviétiques se moquaient des Américains en disant qu'ils aimaient tellement l'argent qu'ils leur vendraient les cordes pour les pendre, les tenants de la liberté ont en face d'eux des gens qui sont prêts à donner leur âme au diable pour quelques dollars ou euros. C'est ce qui les perdra, à vouloir tout prendre tout de suite, ils en oublient l'avenir, celui des autres mais le leur aussi. Nos jeunes en ont pris conscience, pas tous évidemment, mais de plus en plus.

C'est aussi à nous de leur ouvrir les yeux de les leur déciller, de leur montrer que tout est encore possible, que tout n'est pas perdu. Je compte beaucoup sur le retour des économies parallèles qui tueront les états dispendieux et mis entre les mains des prévaricateurs qui nous rançonnent chaque jour un peu plus. Les gens se rendent bien compte qu'ils mangent de la cochonnerie qui n'a plus d'autre goût que le sucre et le sel ajoutés par les recettes de cuisine faites par des ordinateurs au lieu de cuisiniers ou par des cuistots traîtres à leur cause pour gagner quelque argent de plus. Nous allons retourner cultiver nos jardins et, n'en déplaise à Voltaire, ceux-là seront réels et produiront des fruits et légumes certainement moins beaux mais tellement meilleurs. Le nouveau commerce des pauvres se fera via le retour au troc, l'échange de services, l'association des compétences. Cette économie collaborative va changer la face du monde si elle se perpétue et se développe.

Par cette voie ou par d'autres, je fais confiance à nos jeunes, à nos enfants, ils ne peuvent pas faire pire que nous, alors quel risque courons-nous à les aider, à les pousser, à leur offrir ce que nous avons de meilleur ; l'espoir de les voir heureux…

A bon entendeur, devenez sourd…

Haroun.

« L’ASSEMBLEE NATIONALE est toujours otage de Thomas THÉVENOUD et de Sylvie ANDRIEUX qui sont toujours députés. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

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